Désirs enfouis : les fantômes de Maiden Lane tome 3 d’Elizabeht Hoyt

Quatrième de couverture :

À l’orphelinat de Maiden Lane, Silence Hollingbrook a adopté la petite Mary Darling. Lorsque le redoutable contrebandier Mickey O’Connor kidnappe l’enfant, qui se trouve être sa bâtarde, Silence, folle d’angoisse, se précipite dans sa somptueuse demeure sur les bords de la Tamise. Mais O’Connor refuse de lui rendre la fillette, qu’il dit menacée par ses ennemis. Silence n’a qu’à venir vivre chez lui si elle veut voir Mary, décrète-t-il. La jeune veuve n’a d’autre choix que d’accepter, même si elle sait que sa réputation en sera à jamais ternie. Elle ne se rend pas compte que O’Connor lui a tout simplement tendu un piège machiavélique…

Ma lecture :

Alors, comment dire … Vous vous souvenez de la version pirate de Mme Lindsey ? Et bien la version pirate d’Elizabeth Hoyt, c’est le mec qui est assis sur un trône dans une grande pièce tapissé d’or avec du marbre par terre et des brigands tout autour de lui qui attend ses ordres. Il trône comme un roi mais version AP, ça donne également : il est beau, il a du charme, il a la chemise entrouverte, il est arrogant et sûr de lui. Voici pour Mickey O’Connor (rien que le nom, moi, je dis…).

Silence est une jeune veuve tout bien comme il faut, qui a déjà rencontré cette crapule de Mickey ce qui a eu pour conséquence la destruction de son mariage. Depuis, Silence est devenue veuve et s’occupe des enfants de l’orphelinat. Une de ces enfants lui est particulièrement chère : Mary Darling. Sauf qu’il s’avère que c’est la fille de Mickey et que celui-ci a décidé qu’il fallait qu’il garde sa fille avec lui et tant qu’à faire Silence avec.

Cette histoire est merveilleuse. Mickey est un vrai méchant, il a tué, il vole, il ne sait pas aimer. Il a régulièrement deux filles dans son lit, il menace, il essaye d’affamer Silence car elle ne veut pas prendre son repas avec lui. Bref, un vrai méchant mais au fur et à mesure, face à Silence, il va mettre de l’eau dans son vin car elle est loin de se laisser faire. De plus, ça a lieu en 1738 à Londres, c’est dans les bas-fond, entre les trafics de gin et les taxes pirates sur les bateaux.

C’est une très belle histoire dans un environnement passionnant avec des personnages plausibles, imparfaits et une très très belle histoire d’amour.

Ma note : 6/5  (bah oui, je suis totalement fan ;-) ).

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Troubles plaisirs : les fantômes de Maiden Lane D’Elizabeth Hoyt

Quatrième de couverture :

Lady Hero Batten est fiancée au très sérieux marquis de Mandeville. Quand son futur époux lui présente son frère
Griffin, elle frémit : elle vient de surprendre ce dernier en train de trousser une femme mariée dans un boudoir ! Loin de faire
profil bas, Griffin la nargue et lui tient des propos scandaleux. D’abord outrée, Hero est intriguée, puis fascinée par ce drôle
de débauché, idéaliste à ses heures. Au fil des jours naît une passion que ni l’un ni l’autre ne peuvent réprimer. Jusqu’au
jour où Hero apprend la raison du vieux contentieux qui existe entre les deux frères : des années plus tôt, Griffin aurait séduit
la première femme du marquis.

Ma lecture :

J’ai adoré cette lecture. Lady Hero est une jeune femme qui est une parfaite soeur de duc. Elle va se marier et s’est déjà résolue à être une future femme très comme il faut pour le Marquis de Mandeville. Elle rencontre son beau-frère, lorsqu’il a les fesses à l’air et déjà elle sent que cette rencontre est un tournant de sa vie (magnifique postérieur- forcément).
Lady Hero est une héroïne attachante, têtue, mais qui sait les limites à ne pas enfreindre. Griffin, le propriétaire du magnifique fessier, est un homme qui n’est pas fréquentable en théorie mais qui est un personnage très attachant en pratique. Leur histoire est passionnée et Griffin est un héros plus que craquant. L’histoire de ces deux héros est liée également au trafic de gin qui ravage Londres et à l’orphelinat dont est la marraine Lady Hero.

On retrouve Silence, la soeur de l’héroïne du 1er tome, en directrice de l’orphelinat dont Lady Hero est la bienfaitrice. Silence est une héroïne que l’on apprend à mieux connaître et dont j’ai hâte de lire l’histoire.

J’ai beaucoup aimé le fait que l’on croise les mêmes personnages et j’adore le contexte, l’époque et le lieu.

Une bonne lecture

ma note : 5/5

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Le premier mardi… C’est débauche

Pour ce premier mardi du mois de Mai, j’avais misé sur un superbe titre pour faire honneur à ma participation à

Donc, j’avais choisi :

Sachez que c’est quand même “J’ai lu” qui a fait preuve d’une imagination débridée car le titre en anglais est assez sobre “The raven prince”.
Dans ce livre, nous assistons à la rencontre entre un homme au caractère colérique et à la peau vérolée et d’une jeune veuve très sage. Le comte de Swartingham est un personnage que j’ai beaucoup apprécié du fait de sa non conformité au profil type du héros de romance. Il jette les objets quand quelque chose le contrarie, crie, se bat. Bref, un vrai ours, mais un ours qui a de l’humour et sais s’entourer de personnes atypiques.
Anna est une jeune veuve qui en a déjà vu des vertes et des pas mûres et qui tombe amoureuse du comte. Celui-ci la prenant pour une sainte, et la désirant en non stop, décide de décharger ce surcroît de raideur pénienne dans un bordel à Londres.
C’est faire honneur à votre esprit qui brille par sa logique que ne pas vous dire qui il va croiser au bordel.
Bien entendu, vous vous doutez bien que ce n’est pas une bonne idée d’aller se divertir de cette manière et que le caractère plein de sagesse d’Anna va se révéler assez désinhiber dans ce context… mais cela prêtera à conséquence, forcément. 

C’est une histoire sympathique à lire, c’est bien écrit et j’aime définitivement cette auteure pour ses histoires “incorrectes”.

Pour compléter ce mardi, tout est permis, je partage une lecture de la même auteure (mais je ne l’ai pas fait exprès). De plus, cette lecture n’était pas préméditée pour ce mardi mais à l’heure du bilan, il s’est avérée qu’elle était faite sur mesure pour ce contexte.

Je tiens à dire que je suis innocente, Mesdames et Messieurs
J’ai lu en toute bonne foi ce livre en me disant que l’histoire avait l’air sympa : un fantôme, Londres, XVIIIè siècle, un orphelinat. Que des choses qui donnent la pêche quoi…
Et là, de me retrouver avec une histoire entre une veuve qui fait sa prude mais qui n’a qu’une hâte : jeter sa gourme, qui rencontre un dépravé. Mais un vrai de vrai (le monsieur n’a des relations qu’avec des péripatéticiennes et il les attache).
Bien entendu, l’histoire ne se résume pas qu’à leur parties de jambes en l’air : dans la calèche, détachés, attachés, à genoux…. Non, à côté de cela, il y a une enquête dans les bas-fonds de Londres pour savoir qui a tué l’interlocutrice privilégiée de notre dépravé et nous suivons le combat de l’héroïne pour sauver l’orphelinat (et je le dis de suite, ce n’est pas le héros qui va le sauver. Mme Hoyt ne fait pas dans la facilité romanesque. Le dépravé ne va pas tout solutionner. De plus, c’est une auteure assez trash. Il n’y a qu’à voir les dialogues lors des passages coquins).
Bref, c’est chaud, pas politiquement correct et en plus, c’est une lecture avec un apport culturel (oui, vous serez calé sur le fléau qu’a été le gin sur la masse laborieuse londonnienne).

Allez, laissez vous tenter !!!!

D’autres tentations, chez Stephie !

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Lady Susan de Jane Austen

Quatrième de couverture :

Une veuve spirituelle et jolie, mais sans un sou, trouve refuge chez son beau-frère, un riche banquier. Est-elle dénuée de scrupules, prête à tout pour faire un beau mariage, ou juste une coquette qui veut s’amuser ? Le jeune Reginald risque de payer cher la réponse à cette question… Grande dame du roman anglais, Jane Austen trace le portrait très spirituel d’une aventurière, dans la lignée des personnages d’Orgueil et préjugé et de Raison et sentiments.

Ma lecture :

Ce livre m’a fait beaucoup pensé aux Liaisons dangereuses. En plus du fait que ce soit un roman épistolaire, c’est l’histoire d’une femme qui séduit à tout va, magouille, se moque des gens. Elle n’éprouve aucun amour maternelle et est d’un tel égocentrisme que ça laisse sans voix.

Je serai curieuse de connaître la personne qui a inspiré Jane Austen.

C’est toujours aussi bien écrit et on reconnaît l’humour de l’auteure dans certaines remarques.

Un livre agréable à lire.

Ma note : 4/5

H.S. / Ai-je dit que j’adorais la couverture ?

Les fausses confidences de Marivaux

Quatrième de couverture :

… il est permis à un amant de chercher les moyens de plaire, et on doit lui pardonner, lorsqu’il a réussi. ” Acte III, scène 12 “.

 

Ma lecture :

Ce livre m’a ennuyé. Je pense qu’il faut mieux aller voir la pièce que la lire. Je n’ai rien compris à toutes ces manigances et la fin m’a paru plus qu’improbable. Qu’on m’explique comment on peut tomber amoureux en moins d’une journée avec autant de va et vient, d’embrouillamini.

Bref, je n’ai rien trouver de plaisant à cette lecture .

Ma note : 1/5

Le jeu de l’amour et du hasard de Marivaux

Quatrième de couverture :

Peut-on épouser un inconnu ? Ce n’est pas l’avis de Silvia, promise à un certain Dorante qu’elle n’a jamais vu. Avant d’accepter ce mariage, elle décide donc de tester son prétendant sans se faire connaître : elle prendra l’identité et les attributs de sa servante Lisette, pendant que celle-ci se fera passer pour Silvia. Mais ce qui était une bonne idée se transforme en situation cocasse, puisque Dorante a lui aussi échangé les rôles avec son serviteur. L’entrevue des deux valets subitement élevés au rang de maîtres laisse présager de savoureuses répliques, mais pourra-t-elle changer la donne amoureuse de la pièce ? Rien n’est moins sûr, à moins que derrière les travestissements, l’amour ne finisse par reconnaître les siens… Comme souvent chez Marivaux, le jeu amoureux passe par un jeu de masques : le spectateur, lui, sait toujours qui est qui, mais la naissance du sentiment amoureux et ses multiples secrets n’en finissent pas de le surprendre et de le charmer.

Pourquoi ce livre ?

C’est un classique et je n’avais jamais lu une pièce de cet auteur.

Ma lecture :

J’ai adoré cette pièce !

J’ai aimé le rythme, j’ai aimé le fait que les personnages décident de leur avenir et mènent la danse. Ca m’a changé des romans de Mme de Lafayette, Mme de Genlis and co où les héroïnes subissent et meurt de chagrin.

C’est drôle , enjoué, on sent de l’estime et du respect entre les personnages et le personnage de Dorante est à croquer.

Je vais me motiver pour voir la pièce car ça en vaut vraiment la peine.

Très bonne pièce !

ma note : 5/5

Les liaisons dangereuses de Pierre Choderlos de Laclos

Quatrième de couverture :

Au petit jeu du libertinage, l’adorable Valmont et la délicieuse Madame de Merteuil se livrent à une compétition amicale et néanmoins acharnée : c’est à celui qui aura le plus de succès galants, et le moins de scrupules. Peu importent les sentiments, seule la jouissance compte. Les conquêtes se succèdent de part et d’autre, jusqu’à ce que Valmont rencontre la vertu incarnée : la présidente de Tourvel. Elle est belle, douce, mariée et chaste : en un mot, intouchable. Voilà une proie de choix pour Valmont : saura-t-il relever ce défi sans tomber dans les pièges de l’amour ? De lettre en lettre, les héros dévoilent leurs aventures, échangent leurs impressions et nous entraînent dans un tourbillon de plaisirs qui semble n’avoir pas de fin. Ce sulfureux roman a longtemps été censuré, ce qui ne l’a pas empêché de fasciner des générations de lecteurs et, plus près de nous, de captiver bon nombre de cinéastes : Les Liaisons Dangereuses de Stephen Frears mais aussi les adaptations de Roger Vadim, et de Milos Forman.

Pourquoi ce livre ?

Pour cause de ménage dans la PAL et qu’il fallait bien que j’arrive à le terminer un jour ce livre.

Ma lecture :

Quelle lecture !

Passer les premières lettres où il a fallu que je m’accroche car le langage et les phrases sont très élaborés, je me suis passionnée pour ce livre. C’est un chef d’oeuvre !

C’est un chef d’oeuvre de part la forme, la littérature épistolaire. Les lettres sont magnifiquement écrites et elles permettent de suivre l’évolution des intrigues, les caractères des protagonistes, les histoires de cour. Cette forme permet que l’on soit au courant de choses que les autres protagonistes ne savent pas d’où la merveille de ce livre.

Un couple de personnes malfaisantes décident de se venger et de jouer avec le coeur d’une jeune fille, d’une femme vertueuse entre autres. Mais ce n’est pas aussi simple que ça : les personnages sont passionnants et j’avais hâte de savoir ce qui allait se passer.

Une merveille !

Ma note : 5/5

Le barbier de Séville de Beaumarchais

Quatrième de couverture :

” Enfin l’on sortait des ridicules de salon, des fats, des coquettes, du cailletage ! On en sortait par un retour hardi à la vieille farce, à l’éternelle comédie. Un franc comique jaillissait de l’action prestement menée à travers les situations comiques ou bouffonnes.
Gustave Lanson (1909
” Je compris aussi la virtuosité avec laquelle Beaumarchais sait faire surgir, agir, réagir, apparaître et disparaître ses personnages, et l’étonnante, la prestigieuse magie avec laquelle il noue et dénoue les intrigues les plus compliquées. ” Louis Jouvet (1938

Pourquoi ce livre ?

Je me trouve anémiée en culture générale et donc j’ai décidé de lire les grands classiques. Comme j’adore le théâtre, ce choix m’est venu rapidement.

Ma lecture :

Une pièce avec une histoire d’amour, de la ruse, de l’humour.

Le comte Almaviva tombe amoureux d’une jeune fille, Rosine, qui est gardée jalousement par son tuteur qui veut attendre sa majorité pour l’épouser. Figaro, barbier de Séville, ancienne connaissance du comte, va l’aider à entrer en contact avec Rosine et lui faire la cour.

J’ai beaucoup aimé car c’est rythmé, drôle, Figaro manque pas d’à propos.

Un agréable moment de lecture.

Ma note : 4/5

Histoire de Mr le marquis de Cressy de Mme Riccoboni

Quatrième de couverture :

” Le marquis trouva le moyen de lever les faibles scrupules d’Hortense ; elle se donna à lui ; elle oublia la tendresse et les bontés d’une amie, pour jouir du goût passager d’un amant. Quelle différence ! Quelle perte ! Quoi qu’on en puisse penser dans l’égarement de son cœur, un amant ne vaut pas une amie. “

Pourquoi ce livre ?
Pour le challenge demoiselle de lettres du forum Whoopsy Daisy. C’est ma lecture pour le XVIIIème siècle.

Ma lecture :
Déjà, j’adore la couverture. Elle est super jolie.
J’ai beaucoup aimé l’écriture de l’auteure. C’est un style délicat mais vif (sans circonvolutions). L’histoire est belle, la femme de Mr le marquis de Cressy est un personnage attachant. C’est une femme admirable.
Mr le marquis de Cressy est un homme faisant du tort mais que j’ai finalement plaint.
Mon avis n’est pas bien épais mais le livre ne l’est pas non plus !
J’ai bien aimé ce livre.
Ma note : 4/5