La servante écarlate de Margaret Atwood

Quatrième de couverture :

Dans un futur peut-être proche, dans des lieux qui semblent familiers, l’Ordre a été restauré. L’Etat, avec le soutien de sa milice d’Anges noirs, applique à la lettre les préceptes d’un Evangile revisité. Dans cette société régie par l’oppression, sous couvert de protéger les femmes, la maternité est réservée à la caste des Servantes, tout de rouge vêtues. L’une d’elle raconte son quotidien de douleur, d’angoisse et de soumission. Son seul refuge, ce sont les souvenirs d’une vie révolue, d’un temps où elle était libre, où elle avait encore un nom. Une œuvre d’une grande force, qui se fait tour à tour pamphlet contre les fanatismes, apologie des droits de la femme et éloge du bonheur présent.

Pourquoi ce livre ?

Je l’avais remarqué sur la blogosphère (mais je ne sais plus où …)

Ma lecture :

Ce livre a eu le don de me donner des frissons. C’est un récit de science fiction mais la possibilité que ça devienne une réalité n’est tellement pas improbable qu’il m’a fait peur.
Un pays se retrouve avec des femmes habillées en écarlate pour procréer.
Elles ne sont utiles qu’à ça. Elles sont les procréatrices des classes riches dans une société où le taux de fécondité a chuté à cause de catastrophes écologiques.

Ces femmes n’ont aucun droit, elles sont séparées de leur conjoint, de leurs enfants. Elles n’ont aucune perspective d’avenir et subisse la pression d’enfanter à tout prix.
En cas d’échec, elles sont envoyées dieu sait où.

Une servante écarlate raconte sa vie, raconte cette dictature et l’installation du pouvoir religieux en loi toute puissante.

Effrayant !

Il y a tellement de thème d’actualité dans ce livre : les catastrophes écologiques, la baisse du taux de fécondité, l’extrémisme religieux. Tout ceci réuni peut donner  un témoignage de la vie réelle si l’on ne fait pas attention.

Un extrait :

« Mais s’il se trouve que vous êtes un homme, quelque part dans l’avenir, et que vous avez survécu jusque là, surtout n’oubliez jamais ceci : vous ne serez jamais soumis à la tentation de croire que vous devez pardonner comme une femme se doit de le faire. C’est difficile d’y résister,croyez-moi. Mais souvenez-vous que le pardon est aussi un pouvoir. Le mendier est un pouvoir, le refuser ou l’accorder est aussi un pouvoir, peut-être le plus grand de tous. » p150

Ma note : 4/5

Mes google readers en parlent : Leiloune, Céline, Argantel, Blog o book

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2 réflexions sur “La servante écarlate de Margaret Atwood

  1. Lu et aimé, ainsi que d’autres de cet auteur.
    Mais je crois qu’en plus il est étudié pour des diplômes d’anglais, si j’en crois des fascicules du CNED trouvés dans une librairie d’occasions.

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