On ne badine pas avec l’amour d’Alfred de Musset

Quatrième de couverture :

On siffle sa première pièce ? Musset s’en moque, il publiera les autres pour son plaisir, insouciant d’aucune règle, sauf celle de ses caprices et de sa fantaisie douloureuse et si légère. Ce sera son  » spectacle dans un fauteuil « . c’est pourquoi on ne cessera jamais de jouer ses comédies et proverbes. Dans quel rêve, quel château, quel parc mélancolique sommes-nous ? Le jeune seigneur Perdican devrait y épouser sa cousine Camille, mais en un instant il décide d’aimer une jeune bergère. Soudain dédaignée, Camille, qui ne croyait pas à l’amour, connaît le dépit, la jalousie, l’égoïsme de la passion. Autour d’eux, s’agitent des personnages fantoches d’une cocasserie irrésistible. Dans ce théâtre féérique, on se croise, on se déchire, on s’ennuie, on croit que tout est vain, on triche, on se désire, on souffre jusqu’à en mourir. Comme dans la vie.

Pourquoi ce livre ?

Leiloona a lancé un défi tous au théâtre auquel je participe. J’avais lu cette pièce présente dans ma bibliothèque il y a longtemps et comme je m’en souvenais plus, je l’ai relu pour l’occasion.

Ma lecture :

Camille est une jeune fille qui sort du couvent pour récupérer son héritage et retourner porter le voile. Perdican, son cousin, lui rentre de Paris d’où il a eu un doctorat et veut savourer son retour dans les lieux de son enfance.

Cette pièce raconte les tourments que s’affligent ces deux êtres pour soutenir qu’ils ne s’aiment pas alors que si et la tragédie que cela va déclencher.

Camille veut se protéger des souffrances de l’amour. Elle ne croit pas à la fidélité des hommes et est sûre qu’il n’y a que Dieu qui ne la décevra pas. Perdican lui démontre que se protéger des tourments potentiels ne fera que lui montrer qu’elle n’aura pas vécu.

J’ai aimé car il y a des passages sublimes, d’une subtilité et d’une délicatesse rare.

Les héros m’ont quand même agacés par leur égo qui les empêchent de s’avouer leur sentiments et qui font une malheureuse.

Extrait :

« Adieu, Camille, retourne à ton couvent, et lorsqu’on te fera des récits hideux qui t’ont empoisonné, réponds ce que je vais te dire : Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux et lâches, méprisables et sensuels ; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses, et dépravées ; le monde n’est qu’un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange ; mais il y a au monde une chose saine et sublime, c’est l’union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux.  On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux ; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière, et on se dit : J’ia souffert souvent, je me suis trompé quelquefois ; mais j’ai aimé. C’est moi qui est vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui. »

Ma note : 4/5

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Une réflexion sur “On ne badine pas avec l’amour d’Alfred de Musset

  1. Musset a écrit des pièces d’une grande finesse. Je l’aime beaucoup pour cette raison. 😉

    J’ai inséré ton billet sur le prochain récapitulatif qui sortira dans un petit mois !
    Merci pour cette lecture ! :))

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