Lolita de Vladimir Nabokov

Quatrième de couverture :

 » Lolita, lumière de ma vie, feu de mes reins. Mon péché, mon âme. Lo-lii-ta : le bout de la langue fait trois petits pas le long du palais pour taper, à trois reprises, contre les dents. Lo. Lii. Ta.
Le matin, elle était Lo, simplement Lo, avec son mètre quarante-six et son unique chaussette. Elle était Lola en pantalon. Elle était Dolly à l’école. Elle était Dolorès sur les pointillés. Mais dans mes bras, elle était toujours Lolita.  »
Lolita a été porté à l’écran par Stanley Kubrick (1962), avec Peter Sellers, Shelley Winters et Sue Lyon, puis par Adrian Lyne (1997), avec Jeremy Irons, Melanie Griffith et Dominique Swain.


P
ourquoi ce livre ?

C’est un classique que je n’avais pas lu et je l’avais listé pour deux challenges : ABC et 100 ans de littérature américaine.


Ma lecture :

Déjà, ça doit faire plus d’un mois que je le lis. Cette lecture fut atypique. Le début me dégoûtait. Le narrateur  a une manière de narrer ses tentatives  de profiter de Lolita qui me dégoûtait, le fait qu’il se marie avec la mère de Lola pour pouvoir rester à côté de sa « nymphette » m’a écoeuré. Puis j’ai été fascinée par l’érudition du narrateur, j’ai trouvé que les Etats Unis décrites par ses yeux, par son sens de l’ironie était intéressante. Pauvre Lola dont le beau père minimise les moindres sentiments qui auraient pu le faire culpabiliser. Quel chantage affectif également !

Et soudain, à la 430 ème page, j’ai décroché. Je n’ai pas pu m’y replonger complètement. J’en avais marre des descriptions non stop et du nombrilisme du narrateur. Alors j’ai fini le livre par les chemins de traverse.

Conclusion : un livre étonnant. Ce qui me restera c’est la manière d’écrire de l’auteur : des phrases au vocabulaire simple mais détaillées dans les descriptions. Et le personnage principal : quelle folie et quelle lucidité dans cette folie !

Il me reste une remarque que je me fais par rapport à notre société. Je pense que les parents qui permettent à leur filles de 12 ans de s’habiller en mini jupe, maquillée et qui font au moins quatre ans de plus que leur âge ; ces parents n’ont pas lu ce livre. Car je pense qu’après cette lecture, en tout cas pour moi, je n’aurai envie que de préserver l’innocence de ma fille et non de la faire vieillir précocement.


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5 réflexions sur “Lolita de Vladimir Nabokov

  1. « Lolita » n’est vraiment pas un livre facile, il faut apprivoiser le sujet d’abord, ce qui peut ne pas être simple. J’aime beaucoup Nabokov ; as-tu lu « La méprise » ? C’est un excellent roman, diaboliquement construit, que j’ai lu plusieurs fois. Tiens, rien que d’en parler, j’ai envie de m’y remettre, pour savourer encore les rouages de cette brillante construction…

  2. Je l’ai toujours pas lu, mais je veux le lire et quand on a une fille ce n’est pas facile de lire ce genre de sujet, je te comprends……………..

  3. Je rebondis sur ta remarque. Je n’ai pas d’enfant mais ai autour de moi des mamans plutôt « libertaires » ou « très strictes » et j’ai l’impression que le fait d’être séductrice avec les hommes (notamment plus âgés) dépend de quelque chose de beaucoup plus profond (parfois de traumatismes dans l’enfance sans vouloir faire de psychanalyse de comptoir (de blog?)) que simplement de la manière de s’habiller. Hélas, si c’était si simple de protéger ses enfants, il n’y aurait plus de crimes de cette sorte!

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