Le choeur des femmes de Martin Winckler

Quatrième de couverture :

Je m’appelle Jean Atwood. Je suis interne des hôpitaux et major de ma promo. Je me destine à la chirurgie gynécologique. Je vise un poste de chef de clinique dans le meilleur service de France. Mais on m’oblige, au préalable, à passer six mois dans une minuscule unité de  » Médecine de La Femme « , dirigée par un barbu mal dégrossi qui n’est même pas gynécologue, mais généraliste ! S’il s’imagine que je vais passer six mois à son service, il se trompe lourdement. Qu’est-ce qu’il croit ? Qu’il va m’enseigner mon métier ? J’ai reçu une formation hors pair, je sais tout ce que doit savoir un gynécologue chirurgien pour opérer, réparer et reconstruire le corps féminin. Alors, je ne peux pas – et je ne veux pas – perdre mon temps à écouter des bonnes femmes épancher leur coeur et raconter leur vie. Je ne vois vraiment pas ce qu’elles pourraient m’apprendre.

Ma lecture :

Je suis infirmière depuis 8 ans et dans ma vie d’infirmière, il y a eu un avant et un après cet auteur. Avant de lire « la maladie de Sachs », je me sentais seule. Je compatissais à la vie des patients dont je m’occupais, je n’arrivais pas à comprendre comment on pouvait « laisser les histoires des patients dans le vestiaire » et comment on pouvait juger la vie des autres. Et en lisant ce livre, je me suis rendue compte que je n’étais pas une OVNI, que oui, pour d’autres personnes, c’était difficile de laisser les histoires et le vécu des patients dans le fameux vestiaire. Alors là déjà, je disais « Mr Winckler, merci, merci, merci, merci. Merci de décrire aussi bien les sensations d’une personne qui soigne, le ras-le-bol, merci de montrer les consultations, les souffrances des gens, toute ces émotions qui font que c’est aussi passionnant de soigner et autant épuisant en même temps ».

Et là, nouvelle merveille, ce livre.

J’ai adoré. J’ai adoré tout ce qui fait que j’adore ses livres. Le partage des émotions des soignants, le style de narration assez atypique (il l’était encore plus dans « La maladie de Sachs »), toutes les émotions, aussi bien la souffrance que la beauté de la vie humaine, de la vie des femmes. Ce livre me fait penser « aux monologues du vagin » dans l’importance donné à la vie sexuelle des femmes et dans l’empathie et tout ces témoignages de femmes.
De plus, il y a du mystère dans l’évolution de l’histoire.

Ce livre m’a passionné et je vous le conseille plus que vivement !!!!!

Ma note : 5/5

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2 réflexions sur “Le choeur des femmes de Martin Winckler

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