Baguettes chinoises de Xinran

Quatrième de couverture :

 » Je vais leur montrer, moi, à tous ces villageois, qui est une baguette et qui est une poutre !  » C’est ce cri qui a donné envie à Xinran d’écrire cette histoire. Celle, lumineuse, chaleureuse, émouvante, de trois sœurs qui décident de fuir leur campagne et le mépris des autres, pour chercher fortune dans la grande ville. Sœurs Trois, Cinq et Six n’ont guère fait d’études, mais il y a une chose qu’on leur a apprise : leur mère est une ratée car elle n’a pas enfanté de fils, et elles-mêmes ne méritent qu’un numéro pour prénom. Les femmes, leur répète leur père, sont comme des baguettes : utilitaires et jetables. Les hommes, eux, sont les poutres solides qui soutiennent le toit d’une maison. Mais quand les trois sœurs quittent leur foyer pour chercher du travail à Nankin, leurs yeux s’ouvrent sur un monde totalement nouveau : les buildings et les livres, le trafic automobile, la liberté de mœurs et la sophistication des habitants… Trois, Cinq et Six vont faire la preuve de leur détermination et de leurs talents, et quand l’argent va arriver au village, leur père sera bien obligé de réviser sa vision du monde. C’est du cœur de la Chine que nous parle Xinran. De ces femmes qui luttent pour conquérir une place au soleil. De Nankin, sa ville natale, dont elle nous fait voir les vieilles douves ombragées de saules, savourer les plaisirs culinaires et la langue truculente de ses habitants. Et d’un pays, une Chine que nous découvrons par les yeux vifs et ingénus des trois sœurs, et qui nous étonne et nous passionne car nous ne l’avions jamais vue ainsi.

Pourquoi ce livre ?

J’ai cherché un auteur dont le nom commençait par X et je suis tombée sur celle-ci.

Ma lecture :

J’ai adoré ce livre .
Il narre l’histoire de trois soeurs qui vont gagné leur vie en ville. Ces jeunes filles étant de la campagne et n’étant que des femmes, elles ont toujours été considérées comme des personnes insignifiantes. Elles découvrent qu’en ville, elles sont estimées, deviennent compétentes à leur travail et ramènent de l’argent à leur parents.

J’ai aimé l’histoire de ces jeunes filles, j’ai aimé la description de la société chinoise, de la différence entre la vie en ville et à la campagne, de la condition de la femme, de l’histoire de ce pays. D’autant plus que l’histoire a lieu en 2001 donc récemment.

C’est un très joli livre, emprunt de la philosophie hinoise, très agréable à lire.

Ce livre m’a permis de découvrir ce pays et cette excellente auteure.

Ma note : 5/5

BOB en parle ici

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Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur d’Harper Lee

Quatrième de couverture :

Dans une petite ville d’Alabama, au moment de la Grande Dépression, Atticus Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Homme intègre et rigoureux, cet avocat est commis d’office pour défendre un Noir accusé d’avoir violé une Blanche. Ce bref résumé peut expliquer pourquoi ce livre, publié en 1960 – au cœur de la lutte pour les droits civiques -, connut un tel succès. Il ne suffit pas en revanche à comprendre comment ce roman est devenu un livre culte aux Etats-Unis et dans bien d’autres pays. C’est que, tout en situant son sujet en Alabama à une époque bien précise – les années 1930 -, Harper Lee a écrit un roman universel sur l’enfance confrontée aux préjugés, au mensonge, à la bigoterie et au mal. Racontée par Scout avec beaucoup de drôlerie, cette histoire tient du conte, de la court story américaine et du roman initiatique. Couronné par le Prix Pulitzer en 1961, Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur s’est vendu à plus de 30 millions d’exemplaires dans le monde entier.

Pourquoi ce livre ?

C’est un classique et j’avais envie de le lire et de le mettre dans deux challenges.

Ma lecture  :

J’ai été loin d’être déçue par ce livre.

Ce livre est d’une rare humanité.

Scout, une petite fille blanche, nous raconte son enfance entourée de son père, avocat, de son grand frère et de leur employée noire. Celle-ci a une place à part car c’est la réfèrente maternelle de la maison et dans une société où l’égalité raciale n’est pas acquise, c’est déjà un débat dans la famille du papa.

Scout nous raconte les mystères qui entourent la maison du voisin, qu’ils cherchent à faire sortir avec son frère et un petit voisin.

Scout nous raconte les discussions avec son papa qui prend très au sérieux ses enfants auquel il enseigne l’empathie et la sagesse.

Une affaire de viol dans la ville va déclencher un taulé car Ittacus, le père de Scout va défendre l’accusé noir.

Les personnages sont très attachants.

Ce livre est magnifique. Il est drôle, sensible, il décrit tellement bien les lieux que je me suis fondue dans l’histoire en un rien de temps.

ma note : 5/5

Du côté d’Ostende de Jacqueline Harpman

Quatrième de couverture :

Au crépuscule de sa vie, Henri Chaumont, qui a toujours dissimulé son appétit pour les personnes de son sexe, considère tristement qu’il n’a pas assez vécu :  » J’étais un jeune homme plein d’avenir, je suis un homme sans passé ; on se gaspille.  » Dans un Bruxelles intemporel, il est au moins une amitié, féminine, qui a résisté au temps, celle qui le liait à Émilienne Balthus. Au début du récit, Émilienne meurt. Elle laisse des carnets qu’Henri ne peut s’empêcher de lire et qui vont le replonger dans son propre passé. Ainsi se souvient-il du suicide d’un adolescent qui pensait l’aimer sans espoir de retour… Un conte cruel, elliptique, élégamment immoral.

Pourquoi ce livre ?

Pour le challenge ABC 201 pour la lettre H donc …. en allant le réferencer sur Babelio, j’ai appris que l’auteur est belge, donc je le rajoute dans le tour du monde également !

Ma lecture :

Ce livre est le récit de la vie du narrateur. Celui-ci, avocat, faisant partie de la haute société, raconte comment il a masqué son homosexualité, comment il a divisé sa vie sans finalement avoir le courage de vivre pleinement ses sentiments, constate-t-il. Il fait le parallèle avec la vie d’une amie décédée qui a vécu sa passion pour un homme jusqu’à en délaisser le reste. De ce manque de sincérité et de courage, le narrateur fera une victime involontairement et cela lui laissera une impression d’avoir eu une vie policée, sans courage.

J’ai moyennement aimé ce livre. Un récit trop propre, pas assez honnête à mes yeux (désolée, je n’arrive pas à mieux expliquer ce que j’ai ressenti).

Ma note : 3/5

Onze histoires de solitude de Richard Yates

Quatrième de couverture :


Dans ce recueil de nouvelles, Richard Yates nous offre onze variations sur un même thème : la solitude. Solitude de l’enfant à l’école (Docteur jeu de quilles) ; de l’homme à l’armée (Quand Jimmy reverra sa brune) ; solitude à deux du couple (Tout le bonheur du monde) ; solitude des vieillards malades (Fini l’an’ieux, ‘ive l’an neuf. Autant de visages de ce mal moderne, autant d’aspects du talent si divers de Richard Yates.

Pourquoi ce livre ?

Pour le challenge ABC, je l’avais vu sur des listes de challengers.

Ma lecture :


Ce livre est un recueil de onze nouvelles narrant des situations de solitude.

Etonnamment ces personnes ne sont jamais isolées socialement ni physiquement, ce sont surtout des situations de solitude face à l’incompréhension des autres, face à leur vision de la vie qui n’est pas partagée, face à une société du rêve américain et des êtres ne suivant pas le mouvement.

Ce livre m’a fait penser à Insomnies de Cheever (que je n’avais pas aimé) et Gatsby  le magnifique. La solitude des protagonistes, le fait de regarder un monde et ne pas y appartenir pleinement sans doute.

Je ne pense pas que ce livre me laissera des souvenirs immémorables …

Ma note : 2/5

google reader : leiloune , amanda,

Lolita de Vladimir Nabokov

Quatrième de couverture :

 » Lolita, lumière de ma vie, feu de mes reins. Mon péché, mon âme. Lo-lii-ta : le bout de la langue fait trois petits pas le long du palais pour taper, à trois reprises, contre les dents. Lo. Lii. Ta.
Le matin, elle était Lo, simplement Lo, avec son mètre quarante-six et son unique chaussette. Elle était Lola en pantalon. Elle était Dolly à l’école. Elle était Dolorès sur les pointillés. Mais dans mes bras, elle était toujours Lolita.  »
Lolita a été porté à l’écran par Stanley Kubrick (1962), avec Peter Sellers, Shelley Winters et Sue Lyon, puis par Adrian Lyne (1997), avec Jeremy Irons, Melanie Griffith et Dominique Swain.


P
ourquoi ce livre ?

C’est un classique que je n’avais pas lu et je l’avais listé pour deux challenges : ABC et 100 ans de littérature américaine.


Ma lecture :

Déjà, ça doit faire plus d’un mois que je le lis. Cette lecture fut atypique. Le début me dégoûtait. Le narrateur  a une manière de narrer ses tentatives  de profiter de Lolita qui me dégoûtait, le fait qu’il se marie avec la mère de Lola pour pouvoir rester à côté de sa « nymphette » m’a écoeuré. Puis j’ai été fascinée par l’érudition du narrateur, j’ai trouvé que les Etats Unis décrites par ses yeux, par son sens de l’ironie était intéressante. Pauvre Lola dont le beau père minimise les moindres sentiments qui auraient pu le faire culpabiliser. Quel chantage affectif également !

Et soudain, à la 430 ème page, j’ai décroché. Je n’ai pas pu m’y replonger complètement. J’en avais marre des descriptions non stop et du nombrilisme du narrateur. Alors j’ai fini le livre par les chemins de traverse.

Conclusion : un livre étonnant. Ce qui me restera c’est la manière d’écrire de l’auteur : des phrases au vocabulaire simple mais détaillées dans les descriptions. Et le personnage principal : quelle folie et quelle lucidité dans cette folie !

Il me reste une remarque que je me fais par rapport à notre société. Je pense que les parents qui permettent à leur filles de 12 ans de s’habiller en mini jupe, maquillée et qui font au moins quatre ans de plus que leur âge ; ces parents n’ont pas lu ce livre. Car je pense qu’après cette lecture, en tout cas pour moi, je n’aurai envie que de préserver l’innocence de ma fille et non de la faire vieillir précocement.


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Le coeur cousu de Carole Martinez

Quatrième de couverture :

Dans un village du sud de l’Espagne, une lignée de femmes se transmet depuis la nuit des temps une boîte mystérieuse… Frasquita y découvre des fils et des aiguilles et s’initie à la couture. Elle sublime les chiffons, coud les êtres ensemble, reprise les hommes effilochés. Mais ce talent lui donne vite une réputation de magicienne, ou de sorcière. Jouée et perdue par son mari lors d’un combat de coqs, elle est condamnée à l’errance à travers une Andalousie que les révoltes paysannes mettent à feu et à sang. Elle traîne avec elle sa caravane d’enfants, eux aussi pourvus – ou accablés – de dons surnaturels. Carole Martinez construit son roman en forme de conte: les scènes, cruelles ou cocasses, témoignent du bonheur d’imaginer. Le merveilleux ici n’est jamais forcé: il s’inscrit naturellement dans le cycle de la vie.

Pourquoi ce livre ?

Il m’avait été recommandé par une collègue et remplissait la case M de ma liste du challenge ABC.

Ma lecture :

Pour moi, ce livre est la quintessence de la littérature hispanique.

Frasquita est une femme ayant reçu un don, elle a de la magie dans ses aiguilles.

Elle est marié à un homme s’occupant peu d’elle et a des enfants ayant tous une particularité extraordinaires. La vie de cette femme courageuse nous est racontée, sous le soleil de plomb espagnol. J’ai partagé ses peurs, ses attentes, j’ai été éblouie par le travail de son aiguille, j’ai été également effrayé par les épreuves qu’elle a rencontré.

Ce livre est un conte, c’est un ciel de nuit étoilé avec toute la magie et la beauté que celui-ci peut inspirer.

Ma note : 5/5

Elles en ont parlées : Leiloona, Argantel, aBeIlLe, Stephie, lillounette, Blog-o-book

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L’ami retrouvé de Fred Uhlman

Quatrième de couverture :

Stuttgart, 1932, Hans Schwarz, fils d’un médecin juif, rencontre Conrad von Hohenfels, issu d’une famille aristocratique à l’histoire prestigieuse. Tout les sépare et, pourtant, une amitié naît, exceptionnelle, exigeante. Mais déjà, avec la montée du nazisme, grondent des rumeurs de haine. Hans, exilé aux Etats-Unis, s’efforcera d’oublier son passé. Un passé qui se rappellera à lui un jour. Une poignante histoire d’amitié rendue impossible par un contexte historique tragique et terrifiant. Fred Uhlman dénonce l’horreur du nazisme.

Pourquoi ce livre ?

Suggestion de mon cher et tendre et pression pour que je le lise vite.

Ma lecture :

Cette histoire raconte l’amitié, en Allemagne, de deux adolescents. L’un est juif, fils de médecin, l’autre protestant, héritier d’une famille ayant un grand passé historique.
Ces deux adolescents sont timides, discrets et étaient seuls avant de s’accoster.
Cette amitié est la chose la plus importante de leur vie et le narrateur se découvre une joie de vivre. Mais c’est sans compter la montée du nazisme et la famille de Conrad …

Ce livre ne m’a pas plu plus que ça.
J’imagine très bien cette amitié, je ressens l’incrédulité de deux jeunes hommes vis à vis des changements politiques alors qu’ils ne se sentent pas concerné.
J’ai aimé les passages de réflexion du héros sur la religion, sur son incompréhension devant un Dieu qui laisserait souffrir les personnes.
Cette histoire m’a laissé sur ma faim.

Un extrait :
« Je savais qu’un million de soldats étaient morts à Verdun. Mais ce n’étaient là que des abstractions, des chiffres, des statistiques, des informations. On ne peut souffrir pour un million d’êtres.
Mais ces trois enfants, je les avais connus, je les avais vus de mes propres yeux, c’était tout à fait différent. Qu’avaient-ils fait, qu’avaient fait leurs pauvres parents pour mériter un tel sort ? » p45

Ma note : 3/5

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