Rien ne s’oppose à la nuit de Delphine de Vigan

Quatrième de couverture :

« La douleur de Lucile, ma mère, a fait partie de notre enfance et plus tard de notre vie d’adulte, la douleur de Lucile sans doute nous constitue, ma sœur et moi, mais toute tentative d’explication est vouée à l’échec. L’écriture n’y peut rien, tout au plus me permet-elle de poser les questions et d’interroger la mémoire.
La famille de Lucile, la nôtre par conséquent, a suscité tout au long de son histoire de nombreux hypothèses et commentaires. Les gens que j’ai croisés au cours de mes recherches parlent de fascination ; je l’ai souvent entendu dire dans mon enfance. Ma famille incarne ce que la joie a de plus bruyant, de plus spectaculaire, l’écho inlassable des morts, et le retentissement du désastre. Aujourd’hui je sais aussi qu’elle illustre, comme tant d’autres familles, le pouvoir de destruction du Verbe, et celui du silence.
Le livre, peut-être, ne serait rien d’autre que ça, le récit de cette quête, contiendrait en lui-même sa propre genèse, ses errances narratives, ses tentatives inachevées. Mais il serait cet élan, de moi vers elle, hésitant et inabouti. »

Dans cette enquête éblouissante au cœur de la mémoire familiale, où les souvenirs les plus lumineux côtoient les secrets les plus enfouis, ce sont toutes nos vies, nos failles et nos propres blessures que Delphine de Vigan déroule avec force.

Ma lecture :

L’auteure a un style qui interpelle, un style vif, franc. J’adore son écriture.

Delphine de Vigan raconte l’histoire de sa famille, enfin de la famille de sa mère. Forcément d’un point de vue non objectif. Comment pourrions nous raconter la vie de sa famille objectivement alors que justement c’est le lieu de toutes les émotions : la rancoeur, l’amour, la jalousie, l’envie. Cette histoire familiale qui a la fois fait rêver et horrifie – cette souffrance, cette folie, ces dysfonctionnements, tout cela mené par cette force vitale.

Ce livre me parle beaucoup de part la volonté commune que j’ai avec l’auteure de comprendre l’histoire de ma famille et de me libérer de ses malédictions.

« Je veux cesser d’avoir peur qu’il nous arrive quelque chose comme si nous vivions sous l’emprise d’une malédiction, pouvoir profiter de ma chance, de mon énergie, de ma joie, sans penser que quelque chose de terrible va nous anéantir et que la douleur, toujours, nous attendra dans l’ombre » p 298

Cette histoire prend aux tripes, la souffrance de cette femme, l’impuissance de ses filles et le manque de solutions pour leur bien-être.

Un livre très beau livre.

ma note : 5/5

Les lettres choisies de Mme de Sévigné

Quatrième de couverture :

Madame de Sévigné, célèbre sans avoir jamais rien publié, demeure sans doute l’écrivain français le plus cité et le moins connu.
Le mariage de sa fille, en 1670, avec le comte de Grignan, le départ de cette fille idolâtrée pour la Provence marquent le début d’une correspondance qui veut d’abord et surtout combler le vide de l’absence. En marge du Grand Siècle et de ses oeuvres d’apparat, les Lettres de Madame de Sévigné sont un peu la conscience intime de son temps. En même temps, au fil des années s’approfondit un de nos plus grands écrivains du  » moi « , qu’il n’est pas injuste de placer entre Montaigne et Stendhal.
De la mode à la Mort, de Dieu à l’argent, tout se glisse dans la lettre à travers le prisme d’un amour à la fois sombre et lumineux. La raison des classiques y côtoie une imagination souvent fantastique ; la sagesse s’y mêle à la folie, le besoin de séduire à celui de se dire.

Ma lecture :

Ces lettres m’ont assommé. Je n’ai pas terminé de les lire tellement elles m’ennuyaient. Je trouve qu’en lire quelques une est largement suffisant et donne une idée du tempérament et de l’écriture de Mme de Sévigné. Mais à part les lettres ayant attrait au procès de Fouquet, le reste m’a paru dénué d’intérêt.

Et à mon grand effroi, je me suis rendue compte que c’était un livre que j’avais étudié en 4ème. Ils voulaient vraiment nous dégoûter de la lecture, ma parole.

Ma note : 2/5

Critiques et infos sur Babelio.com

Chéri de Colette

Quatrième de couverture :

Léa de Lonval, une courtisane de près de cinquante ans, est la maîtresse de Fred Peloux, surnommé Chéri. A mesure qu’elle éprouve le manque de conviction croissant de son jeune amant, Léa ressent, avec un émerveillement désenchanté et la lucidité de l’amertume, les moindres effets d’une passion qui sera la dernière. Pourtant il suffira à Chéri d’épouser la jeune Edmée pour comprendre que la rupture avec Léa ne va pas sans regrets. La peinture narquoise d’un certain milieu demi-mondain, l’analyse subtile de l’âme féminine, les charmes cruels de la séduction, l’humour un peu triste de la romancière, font de Chéri une des œuvres les plus attachantes et les plus célèbres de Colette.

Ma lecture : 

J’ai beaucoup aimé ce livre. Chéri a pour maîtresse une amie de sa mère, Léa, courtisane de 49 ans. Leur relation dure six ans durant lesquelles ils vivent au jour le jour sans se poser de questions, en pensant qu’ils n’ont que de la tendresse l’un pour l’autre.

Chéri se marie et la relation qu’il a avec Léa s’arrête. Là, leur tourment commence.
J’ai aimé l’écriture dynamique, le ton ironique, la tendresse et la sagesse de Léa. C’est une histoire qui se lit très bien et qui m’a beaucoup intéressée.

Cette lecture rentrait dans le cadre du challenge :

Ma note : 4/5

« Madame de » suivi de « Julietta » de Mme Vilmorin

Quatrième de couverture :

Madame de porta soudain ses mains à ses oreilles et, l’air égaré, s’écria :

– Ciel ! Je n’ai plus mes boucles d’oreilles ! Elles ont dû tomber pendant la valse.
– Non, non, vous n’en aviez pas ce soir, lui affirmèrent toutes les personnes qui l’entouraient alors.
– Si, je les avais, je les avais, j’en suis sûre, dit-elle et, cachant toujours ses oreilles dans ses paumes, elle courut à son mari :
– Mes boucles d’oreilles ! Mes deux coeurs ! Je les ai perdus, ils sont tombés ! Voyez, voyez, fit-elle en écartant ses mains.
-Vous ne portiez pas de boucles d’oreilles ce soir, répondit M. de.

Pourquoi ce livre ?

Pour le challenge dame de lettres de whoopsy.

Ma lecture :

Cette histoire est très originale. Une paire de boucle d’oreilles sème la zizanie dans un couple. Cette paire de coeurs en diamant offerte la veille du mariage de Mme D, vont être vendues par celle-ci pour éponger ses dettes. Mais ces boucles commencent seulement leur changement de propriétaire et elles vont être l’objet de transaction amoureuse et semer la zizanie.

Devinez quoi ?

Et bien, la fin ne vous surprendra pas car c’est définitivement un livre « dame de lettre » = petite chose fragile. Mais j’ai aimé l’originalité de l’histoire, le ton du livre et la narration dynamique et subtile.

Julietta est la seconde histoire du livre.

Julietta est une jeune fille qui séduite par le fait d’être demandée en mariage par un homme riche et séduisant accepte.

Mais avec le recul, elle se rend compte que c’était plus de l’idée que de l’homme qu’elle était amoureuse et donc saisie la première occasion pour y échapper. Elle profit de l’oubli d’un voyageur pour courir après lui et se trouver hébergée chez lui faute de pouvoir reprendre le train.

C’est une analyse des relations amoureuses qui est finement décrite dans ce livre, car l’hôte de Julietta est fiancé mais la présence de Julietta lui fait voir les choses différemment.  J’ai trouvé Julietta très étrange mais j’ai beaucoup aimé la plume de l’auteur que je vous recommande chaudement !

Ma note : 4/5


Critiques et infos sur Babelio.com

Histoire de la princesse de Montpensier de Mme de Lafayette

Quatrième de couverture :

« M. de Guise ne se mêlait point dans la conversation et sentant réveiller dans son cœur si vivement tout ce que Mme de Montpensier y avait autrefois fait naître, il pensait en lui-même qu’il pourrait demeurer aussi bien pris dans les liens de cette belle princesse que le saumon l’était dans les filets du pêcheur. »

Pourquoi ce livre ?

Pour le challenge « demoiselle de lettres » et parce que la couverture est magnifique.

Ma lecture :

Quelle dommage de ne pas avoir compris la tragédie de cette première histoire ! La princesse de Montpensier tombe amoureuse d’un duc qui finalement s’occupe d’une autre femme à la fin. Toutes ces héroïnes ont tendance à mourir d’amour assez fréquemment. Je n’ai pas trouvé cette première nouvelle intéressante.

La seconde histoire donne envie de se pendre. La vie de femme au XVIIème siècle n’était vraiment pas épanouissante.
La troisième histoire est d’une tristesse sans nom. L’histoire de la jalousie qui peut détruire trois personnes alors qu’elles avaient tout pour être heureuses.A noter, que pour une fois, l’héroïne ne décède pas d’une fièvre convulsive due à la puissance de ses sentiments, mais elle termine sa vie dans un couvent !

Ma note : 2/5

La femme auteur de Mme de Genlis

Quatrième de couverture :

 » Si vous deveniez auteur, vous perdriez la bienveillance des femmes, l’appui des hommes, vous sortiriez de votre classe sans être admise dans la leur. Ils n’adopteront jamais une femme auteur à mérite égal, ils en seront plus jaloux que d’un homme. Ils ne nous permettront jamais de les égaler, ni dans les sciences, ni dans la littérature ; car, avec l’éducation que nous recevons, ce serait les surpasser. « 

Pourquoi ce livre ?

Pour le challenge demoiselles de lettres de Whoopsy Daisy, c’est ma lecture pour le XIXème siècle. De plus, la couverture est magnifique !

Ma lecture :

Deux soeurs mènent leur vie différemment. L’une, calme, vit pour sa famille et fait part d’une extrême prudence. Sa soeur, Nathalie, plus originale, moins prudente, est beaucoup plus spontanée et surprend plus la société.
Nathalie fait paraître un de ses livres pour aider des pauvres et elle se retrouve en ligne de mire de leur entourage. Dans une société où la femme n’est là que pour être discrète et soutenir son mari, Nathalie rencontre des difficultés avec son prétendant alors qu’elle s’était sacrifiée lors de sa précédente relation.
Ce livre est très bien écrit. Nathalie est un personnage attachant et la place de la femme est très bien décrit. Un bon livre.

Ma note : 4/5

Histoire de Mr le marquis de Cressy de Mme Riccoboni

Quatrième de couverture :

 » Le marquis trouva le moyen de lever les faibles scrupules d’Hortense ; elle se donna à lui ; elle oublia la tendresse et les bontés d’une amie, pour jouir du goût passager d’un amant. Quelle différence ! Quelle perte ! Quoi qu’on en puisse penser dans l’égarement de son cœur, un amant ne vaut pas une amie. « 

Pourquoi ce livre ?
Pour le challenge demoiselle de lettres du forum Whoopsy Daisy. C’est ma lecture pour le XVIIIème siècle.

Ma lecture :
Déjà, j’adore la couverture. Elle est super jolie.
J’ai beaucoup aimé l’écriture de l’auteure. C’est un style délicat mais vif (sans circonvolutions). L’histoire est belle, la femme de Mr le marquis de Cressy est un personnage attachant. C’est une femme admirable.
Mr le marquis de Cressy est un homme faisant du tort mais que j’ai finalement plaint.
Mon avis n’est pas bien épais mais le livre ne l’est pas non plus !
J’ai bien aimé ce livre.
Ma note : 4/5