Le dindon de Feydeau

Quatrième de couverture :

Pontagnac, le  » dragueur  » malheureux, sera finalement le dindon de la farce. C’est d’ailleurs un brave garçon, qui ne trompe jamais sa femme sans la plaindre. Et qui ne perd jamais la tête : il suit les dames dans la rue, mais s’il pénètre derrière elles dans les pâtisseries, il les attend sagement à la porte des bijouteries. Quant à Vatelin, le mari de Lucienne, il risque de payer fort cher une vieille entorse à la fidélité conjugale, laquelle entorse refait brusquement surface en la personne de Maggy, une joyeuse fofolle anglaise… Un troisième larron, rival de Pontagnac, vient encore compliquer la situation. Et voilà la mécanique en marche,  » sans que s’affole un seul rouage, sans que saute un seul ressort « , comme dit Jean Richepin.

Ma lecture :

Qu’est ce que j’ai pu rire !

Le théatre est un genre difficile à lire, je trouve. Il faut s’imaginer les scènes, s’y retrouver dans les personnages et plus on segmente la lecture et moins on y se retrouve. Et bien malgré le fait que j’ai lu ce livre en de nombreuses fois, qu’il y ait beaucoup de personnages (avec des consonnances similaires en plus), j’ai adoré lire ce livre.
Les dialogues sont ciselés, les personnages sont drôles (l’anglaise essayant de s’exprimer en français est hilarante), les situations sont cocasses et bien trouvées. Bref, un excellent moment de lecture que je vous recommande chaudement.
J’ai hâte de pouvoir voir la pièce.

 

 

Ma note : 5/5

 

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Les fausses confidences de Marivaux

Quatrième de couverture :

… il est permis à un amant de chercher les moyens de plaire, et on doit lui pardonner, lorsqu’il a réussi.  » Acte III, scène 12 « .

 

Ma lecture :

Ce livre m’a ennuyé. Je pense qu’il faut mieux aller voir la pièce que la lire. Je n’ai rien compris à toutes ces manigances et la fin m’a paru plus qu’improbable. Qu’on m’explique comment on peut tomber amoureux en moins d’une journée avec autant de va et vient, d’embrouillamini.

Bref, je n’ai rien trouver de plaisant à cette lecture .

Ma note : 1/5

La mégère apprivoisée de William Shakespeare

Quatrième de couverture :

PETRUCHIO Bonjour, Cateau… car c’est là votre nom, ai-je entendu dire. CATARINA Vous n’êtes donc pas sourd .. mais vous avez l’oreille un peu dure. Ceux qui parlent de moi me nomment Catarina. PETRUCHIO Vous mentez, ma parole ! Car on vous nomme Cateau tout court, ou la jolie Cateau, ou bien parfois Cateau-la-harpie : mais Cateau, la plus ravissante Cateau de la chrétienté, Cateau du Château-Gâteau, Cateau ma super-friande, car tout gâteau est friandise, donc, Cateau, écoute un peu, Cateau de ma consolation, ce que j’ai à te dire ; ayant entendu, dans toutes les villes que je traversais, louer ta douceur, célébrer tes vertus et proclamer ta beauté, bien moins cependant qu’elles ne le méritent, je me suis senti porté à te rechercher pour épouse. CATARINA Porté ! voyez-vous cela… Eh bien, que celui qui vous porta vous remporte.

Ma lecture :

J’avoue avoir été perdue dans le nombre de personnages. De plus, j’ai trouvé l’histoire très macho.

Un homme tombe amoureux d’une jeune fille qu’il croise dans la rue. Jusque là, c’est du grand classique dans les pièces de théâtre. Là où ça devient original, c’est que le père ne veut pas marier que quand sa soeur aînée le sera. Sauf que celle-ci est une femme irascible, une mégère. Sur cette situation, arrive un homme intéressé que par l’argent de la mégère et décide de la prendre pour femme. Puis il la maltraite pour la rendre « vivable ». Sur ce, la pièce se clôture sur une diatribe de la mégère sur la supériorité de l’homme sur la femme. D’où le fait que je sois dubitative.

Sinon c’est écrit superbement.

ma note : 3/5

Les monologues du vagin d’Eve Ensler

Quatrième de couverture :

Depuis leur parution aux Etats-Unis en 1998, Les Monologues du vagin ont déclenché un véritable phénomène culturel : rarement pièce de théâtre aura été jouée tant de fois, en tant de lieux différents, devant des publics si différents… Mais que sont donc ces Monologues dans lesquels toutes les femmes se reconnaissent ? Il s’agit ni plus ni moins de la célébration touchante et drôle du dernier des tabous : celui de la sexualité féminine. Malicieux et impertinent, tendre et subtil, le chef-d’œuvre d’Eve Ensler donne la parole aux femmes, à leurs fantasmes et craintes les plus intimes. Qui lit ce texte ne regarde plus le corps d’une femme de la même manière.
Pourquoi ce livre ?
J’ai vu la pièce il y a plusieurs années de cela et elle m’avait beaucoup marqué. J’ai voulu lire cette oeuvre.
Ma lecture :
Cette pièce m’avait beaucoup émue lorsque je l’avais vu au théâtre.
Abordé le thème du vagin sans être grossier, condescendant, médical, sans en parler comme une lubie féministe est tout la beauté de cette pièce. C’est la vie et la condition de la femme qui est narrée ici, c’est sa nature, son essence même. Son être profond sans « politiquement correct ».
J’ai été émue et meurtrie par le vécu de certaines femmes, j’ai été amusée par certains passages et surtout fière d’être une femme.
Fière de sentir que l’on peut changer le monde avec cette « intériorité », que c’est une force et un trésor dont il faut être fière.
Merci Eve Ensler d’en parler si magnifiquement.
Ma note : 5/5

Le jeu de l’amour et du hasard de Marivaux

Quatrième de couverture :

Peut-on épouser un inconnu ? Ce n’est pas l’avis de Silvia, promise à un certain Dorante qu’elle n’a jamais vu. Avant d’accepter ce mariage, elle décide donc de tester son prétendant sans se faire connaître : elle prendra l’identité et les attributs de sa servante Lisette, pendant que celle-ci se fera passer pour Silvia. Mais ce qui était une bonne idée se transforme en situation cocasse, puisque Dorante a lui aussi échangé les rôles avec son serviteur. L’entrevue des deux valets subitement élevés au rang de maîtres laisse présager de savoureuses répliques, mais pourra-t-elle changer la donne amoureuse de la pièce ? Rien n’est moins sûr, à moins que derrière les travestissements, l’amour ne finisse par reconnaître les siens… Comme souvent chez Marivaux, le jeu amoureux passe par un jeu de masques : le spectateur, lui, sait toujours qui est qui, mais la naissance du sentiment amoureux et ses multiples secrets n’en finissent pas de le surprendre et de le charmer.

Pourquoi ce livre ?

C’est un classique et je n’avais jamais lu une pièce de cet auteur.

Ma lecture :

J’ai adoré cette pièce !

J’ai aimé le rythme, j’ai aimé le fait que les personnages décident de leur avenir et mènent la danse. Ca m’a changé des romans de Mme de Lafayette, Mme de Genlis and co où les héroïnes subissent et meurt de chagrin.

C’est drôle , enjoué, on sent de l’estime et du respect entre les personnages et le personnage de Dorante est à croquer.

Je vais me motiver pour voir la pièce car ça en vaut vraiment la peine.

Très bonne pièce !

ma note : 5/5

Pygmalion de George Bernard Shaw

Quatrième de couverture :

Pygmalion est, selon Ovide un sculpteur qui tombe amoureux d une statue d ébène qu il a lui-même créée. Vénus, la déesse de l amour, est indulgente avec sa passion et rend la belle statue vivante. Pour Bernard Shaw, c est le professeur Higgins qui incarne Pygmalion. Higgins n a pas besoin d amour. Il se passionne pour les différences de classes et choisit la vendeuse de fleurs Eliza comme modèle. Grâce à une meilleure prononciation, le professeur pense en faire une dame de la société. L essai réussit mais Eliza s émancipe et prend sa revanche sur Higgins. Bernard Shaw fut « le chef de fil du commando qui nettoyait les débarras de l ère victorienne » dixit John Priestley. L ironie et l humour de l auteur sont proverbiaux et l aspect pédagogique de la pièce n a pas perdu son charme. Plusieurs films ont été tournés à partir de Pygmalion. Le premier, réalisé par Anthony Asquith et Leslie Howard, fut pour Shaw l occasion de remanier le texte de la pièce. C est cette dernière version, publiée en 1941, qui est traduite ici.

Pourquoi ce livre ?

J’adore le film « My fair Lady » et donc c’est tout naturellement que j’ai voulu lire la pièce. De plus, ayant rencontré le personnage de l’auteur dans Miss Charity, j’avais d’autant plus envie de lire une de ses oeuvres.

Ma lecture :

J’ai adoré ! Elisa décide de demander à Higgins, professeur de phonétique de lui apprendre à parler correctement pour qu’elle puisse arrêter de vendre des fleurs dans la rue.

Higgins, qui a un caractère abrupte, fait le pari avec le colonel Pickering qu’il peut la faire passer pour une duchesse après 6 mois de cours. Sauf qu’Elisa qui a un carctère bine trempé rend la question de son avenir problématique.

La pièce est enjoué, les dialogues drôles, les personnages sont attachants. J’ai adoré lire cette pièce qui m’a fait bien rire.
J’ai déjà vu le film plusieurs fois mais la pièce est beaucoup plus drôle à mon avis.

Ma note : 5/5

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Don Juan de Molière

Quatrième de couverture :

« L’hypocrisie est un vice à la mode, et tous les vices à la mode passent pour vertus » : voilà comment Dom Juan se justifie auprès de son valet Sganarelle, scandalisé de voir son maître tromper tout le monde autour de lui, des femmes les plus naïves qu’il séduit sans vergogne aux hommes les plus nobles qu’il mène par le bout du nez sans se démonter. De fait, Dom Juan n’a qu’une ambition : jouir de tous les plaisirs, sans jamais céder aux sirènes de la morale. Il lui faut toutes les voluptés et il les obtient facilement en manipulant ses victimes avec des mots trompeurs. Seule la mort pourrait l’arrêter : n’est-ce pas elle justement qui vient le chercher, lorsque la statue du commandeur s’anime sous ses yeux ?

Débauché fameux ou épicurien averti, Dom Juan a suscité tous les débats, toutes les polémiques, toutes les analyses et, encore une fois, c’est Molière que l’on applaudit, lui qui n’a pas son pareil pour désigner et railler, mi-amer, mi-goguenard, les travers de la société.

Pourquoi ce livre ?

Toujours pour la Culture et surtout car j’adore le théatre.

Ma lecture :

Cette pièce m’a beaucoup surprise. Quelle liberté de ton ! Don Juan épouse à tout va toutes les femmes qu’il désire. Il se moque de l’église, de la punition de Dieu, de la société, de la médecine. Il se fiche de l’avis de son père, de la morale de son valet.

Cette pièce n’est pas du tout drôle mais est très étonnante. La fin m’a laissé débutative. Je ne sais pas trop quoi en penser.

Une pièce très intéressante donc !

Ma note : 4/5

Critiques et infos sur Babelio.com

Le barbier de Séville de Beaumarchais

Quatrième de couverture :

 » Enfin l’on sortait des ridicules de salon, des fats, des coquettes, du cailletage ! On en sortait par un retour hardi à la vieille farce, à l’éternelle comédie. Un franc comique jaillissait de l’action prestement menée à travers les situations comiques ou bouffonnes.
Gustave Lanson (1909
 » Je compris aussi la virtuosité avec laquelle Beaumarchais sait faire surgir, agir, réagir, apparaître et disparaître ses personnages, et l’étonnante, la prestigieuse magie avec laquelle il noue et dénoue les intrigues les plus compliquées.  » Louis Jouvet (1938

Pourquoi ce livre ?

Je me trouve anémiée en culture générale et donc j’ai décidé de lire les grands classiques. Comme j’adore le théâtre, ce choix m’est venu rapidement.

Ma lecture :

Une pièce avec une histoire d’amour, de la ruse, de l’humour.

Le comte Almaviva tombe amoureux d’une jeune fille, Rosine, qui est gardée jalousement par son tuteur qui veut attendre sa majorité pour l’épouser. Figaro, barbier de Séville, ancienne connaissance du comte, va l’aider à entrer en contact avec Rosine et lui faire la cour.

J’ai beaucoup aimé car c’est rythmé, drôle, Figaro manque pas d’à propos.

Un agréable moment de lecture.

Ma note : 4/5

Haute sécurité d’Isabelle Marsay

Quatrième de couverture :

Ils sont trois personnages, indifférenciés, interchangeables, sans nom même, dans une quête vaine qu’ils mènent avec application. Tous trois tracent des droites sur le sol, méthodiquement, consciencieusement, dans leur tenue uniforme et aseptisée. Ce court texte d’Isabelle Marsay, à l’humour aigre-doux, acerbe, explore notre monde dans ce qu’il a de plus aliénant : ses dénies sécuritaires, sa vocation totalitaire, au mépris de l’humanité et de la créativité. Et si ces personnages trop résignés, si formatés, nous ressemblaient ?

Pourquoi ce livre ?

C’est un partenariat Blog O Book qui me séduisait. De plus, je l’incorpore au challenge « Tous au théatre ».

Ma lecture :

Ce livre a une forme assez atypique. Il est très fin, il a l’air d’une brochure, le temps moyen de lecture est affiché derrière (un quart d’heure pour celui-ci).

Pour la lecture par elle-même, je n’ai pas été plus séduite que ça. Il faut dire qu’ayant lu « la servante écarlate » et « Farenheit 451 », ce livre ne m’a surprise. Il est très court et donc forcément il y a pas beaucoup de place  pour développer les grands termes de l’uniformité et de la pensée unique.

Il est intéressant mais me marquera plus par le fait que ce soit une pièce en un acte et lu en un quart d’heure que par son fond.

Ma note : 2/5

Merci à Blog O Book et aux éditions « Les soleils bleus éditions ».

Un tramway nommé Désir de Tennessee Williams

Quatrième de couverture :

Dans un appartement minable de La NouvelleOrléans, Stella Du Bois, descendante d’une vieille famille aristocratique, vit avec son mari Stanley Kowalsky, un Polonais pour les beaux yeux duquel elle a abandonné la plantation familiale.
Survient Blanche, la sueur de Stella : une créature de feu et de chair. Ce ménage à trois diabolique a fait le triomphe que l’on sait dans le monde entier de la plus célèbre des pièces de Tennessee Williams, adaptée à l’écran avec Marlon Brando et Vivien Leigh.

Pourquoi ce livre ?

Le titre m’attirait et j’aime beaucoup l’auteur.

Ma lecture :


C’est une pièce que j’ai trouvé difficile à lire car il y a beaucoup de descriptions scéniques et j’ai eu du mal à les imaginer.

Les personnages sont très intéressants car au contraire de beaucoup de romans où les protagonistes ont un trait de caractère bien déterminé, dans cette pièce, on découvre au fur et à mesure que rien ne se résume. Kowalsky que l’on pourrait prendre pour un polonais rustaud est certes parfois brusque voir même violent mais cela n’est pas du du à sa nationalité  (américaine d’ailleurs!) comme voudrait le simplifier Blanche. Celle-ci qui ressemble à une princesse déchue, qui parle savamment parfois, rêve à voix haute et qui est finalement bien loin de ce qu’elle essaye de faire croire à sa soeur Stella. Celle-ci que Blanche prend pour une folle de s’être installé dans ce quartier, mariée avec cette homme, Stella qui n’est pas une petite chose fragile mais une femme passionnée.
Comme vous pouvez le lire, rien n’est à résumer dans les livres de Tennessee Williams !
C’est une description et une découverte de personnes, de ce que l’on pourrait découvrir chez chacun.

Je trouve que cette pièce fait réfléchir sur les « étiquettes » que l’on colle aux personnes pour se rassurer en tentant de les rendre plus prévisibles et moins dangereux. Puis tout d’un coup, tout explose et là plus rien n’est contrôlable.

Une belle pièce !

Ma note : 5/5