Retour à Chimneys : les sept cadrans

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Lors d’un séjour à Chimneys, Gerry Wade décède d’une manière étrange. Les jeunes gens avec qui il séjournait avaient décidé de lui faire une farce. Ils avaient mis huit réveils dans sa chambre pour, qu’une fois au moins, il se réveille à l’heure. Lorsqu’ils constatent son décès, il n’y a plus que 7 réveils dans la chambre. L’histoire en serait restée là si la fille du propriétaire du manoir, Bundle, n’avais pas trouvé une lettre du défunt qui parlait de 7 cadrans. De plus, Bundle assiste à la mort d’une autre personne qui lui transmet un autre message à propos de ces cadrans.
C’est difficile de parler d’un Agatha Christie car je risque de trop en dévoiler.
L’histoire est rondement menée avec aucun temps mort dans l’intrigue et comme d’habitude, c’est impossible de savoir qui est le méchant. Les personnages sont très bien campés avec des remarques assez « Wodehouse » parfois, ce qui rend cette lecture très agréable et drôle.
Une histoire menée tambour battant au rythme de Bundle, jeune femme très dynamique et drôle.
Un très bon moment de lecture

Ma note : 5/5

 

Bienvenue à Chimneys !

51YYY64J3yL._Agatha Christie nous offre dans ce roman une galerie de personnages hétéroclites et réjouissants. Tout débute par des mémoires à livrer chez un éditeur londonien. Mr Anthony Cade se fait embaucher par un ami pour les livrer. Tout se complique quand Anthony reçoit plusieurs visites plus ou moins violentes pour récupérer ces mémoires. Il va rencontrer pendant ce périple bon nombre de personnes, du comte qui aimerait un peu plus de respect pour sa tranquilité, à une jeune veuve très séduisante en passant par des personnages sanguins d’un pays déstabilisé, la Herzoslovaquie. Nous rencontrons dans ce roman le superintendant Battle de Scotland Gard qui sera également présent dans un autre cozy mystery « les sept cadrans ». J’ai beaucoup aimé lire ce livre. L’auteure y fait preuve de beaucoup d’humour, et dans les traits de caractère des personnages, et dans les dialogues. J’ai passé un très agréable moment dans le manoir de Chimneys et je n’ai pas réussi à trouver qui était le meurtrier (car bien sûr il y a eu des meurtres !).

Ma note : 5/5

Keep-Calm-and-Read-a-Cozy-Mystery

Un livre 5/5 pour Syl !

51RdJ+C+35L._Michel a 12 ans en 1959. Il traîne derrière son frère Franck, fait des parties de baby foot et passe  son temps à lire.
Il va faire  plusieurs rencontres décisives: celle du meilleur ami de son frère, Pierre, jeune homme extrémiste et attachant, de Cécile, petite amie de Franck, qui va être la figure féminine importante de son adolescence et des hommes du club des incorrigibles optimistes. L’histoire de chacun des hommes ayant fondé ce club est racontée, ce sont des hommes ayant fui leur pays (la Hongrie, la Russie) soit parce qu’ils étaient en danger de mort dufait de leurs engagements politiques, soit par amour. Chacun de part son histoire donne une morale à la vie de Michel spectateur de ces grands hommes et de leur parties d’échec.
 J’ai adoré ce livre. Déjà le contexte, la France lors de la guerre d’Algérie est une partie de l’histoire de France qui je connaissais mal. L’histoire du frère de Michel, Franck, est un fil conducteur du livre qui rend la lecture palpitante. Que la narration de la vie de Michel soit entrecoupée des histoires des différents membres du club est une très bonne idée.
Au fur et à mesure, brique par brique, on voit l’histoire se construire et les vies des hommes du club s’entrecoisées sous l’ombre de Kessel et Sartre.
Un roman que je vous recommande. Les 700 pages se lisent sans s’en rendre compte, j’en ai lu en marchant comme le héros !

Citations :
« Quand, quelques jours plus tard, j’ai expliqué à l’appariteur, un pion thésard, que mon retard était dû au suicide d’Anna Karenine, il a cru que je me foutais de lui. J’ai aggravé mon cas en avouant que je n’avais pas compris pour quel motif elle se suicidait. J’avais été obligé de revenir en arrière par peur d’en avoir manqué la raison. Il m’a collé pour deux jeudis ; un pour ce énième retard, l’autre parce que c’était une emmerdeuse qui ne méritait pas autant d’attention ». p 51

« Les maths s’est compliqué. Ce n’est pas parce qu’on apprend, qu’on comprend, et quand on ne comprend pas, on ne sait pas pourquoi. On m’a dit que je faisais un blocage psychologique.
– rien que ça.
– Il paraît que je n’en suis pas responsable.
– C’est la faute de qui alors ?
Mon père nous avait rejoints dans la cuisine avec une pile d’assiettes. J’ai failli répondre que c’était un problème d’autorité. Il était préférable de la fermer. Pour ne pas entrer dans des explications interminables. Les deux causes de mon blocage mathématique me dévisageaient et attendaient ma réponse. J’ai haussé les épaules. C’est l’inconvénient de la psychanalyse, quand on connaît l’origine du problème, ça ne le résout pas ». p125

« Notre incapacité à convaincre l’autre est la preuve absolue de l’utilité, en fonction de nos moyens, de l’insulte pleine de mépris, du coup de poing, du couteau affilé, du pistolet automatique, du bâton pde dynamite relié à un détonateur ou du porte-avion nucléaire. Nos malheurs ont qu’une seule cause : nos opinions sont sacrées. Ceux qui refusent de changer d’avis sont des imbéciles et ceux qui se laissent convaincre aussi. » p 212

Je vous fait grâce des autres passages surlignés.

Ma note bien entendu est de 5/5

Ce livre rentre dans le challenge 924580242/12

et celui de Romanza  2/5

Challenge myself 2014

Tadammmmmm…. Le premier livre autre que de la romance lu depuis au moins un an.

et c’est l’ouvrage d’une très grande dame que j’ai lu.

Toni Morrison nous raconte l’histoire de Frank, soldat revenant de la guerre de Corée. Il est traumatisé et il cherche un peu de paix et de sérénité. Sa soeur, Cee, a cherché à fuir leur petite ville où elle pensait être cataloguée et va vivre également des expériences dures. L’auteure nous raconte la ségrégation, la misère, les croyances auquelles se raccrocher avec un style très épuré. Ce livre n’est pas long (150 pages) mais laisse en peu de mots passer énormément d’émotions et de violences. Lire cette auteure est une expérience à réaliser dans sa vie de lecteur. J’ai été très émue par cette lecture que je vous recommande.

Ma note : 5/5

Challenge myself 2014                                                               1/5

92458024                                                               1/12

Sans âme : le protectorat de l’ombrelle, une aventure d’Alexia Tarabotti de Gail Carriger

Quatrième de couverture :

Primo, elle n’a pas d’âme. Deuxio, elle est toujours célibataire. Tertio, elle vient de se faire grossièrement attaquer par un vampire qui, ne lui avait pas été présenté !
Que faire ? Rien de bien, apparemment, car Alexia tue accidentellement le vampire. Lord Maccon – beau et compliqué, écossais et loup-garou – est envoyé par la reine Victoria pour enquêter sur l’affaire.
Des vampires indésirables s’en mêlent, d’autres disparaissent, et tout le monde pense qu’Alexia est responsable. Mais que se trame -t-il réellement dans la bonne société londonienne ?

Ma lecture :

Melle Tarabotti vit à l’époque victorienne dans une société où les loups garous, les fantômes et les vampires sont des êtres reconnus à part entière par les « diurnes ». Elle est une « sans âme ». Déjà qu’être une vieille fille avec du sang italien, avoir une famille pénible n’est pas facile, elle a cette particularité.
Là, où l’excès d’âme – souvent des personnes au tempérament artistique – peut aider à passer du côté de l’immortalité, Alexia, peut  neutraliser ces « surnaturels » en les touchant.
Normalement tout les êtres fantastiques sont informés de la qualité « sans âme » de Mlle Tarabotti. Tous, sauf un qui décide de la mordre et ce qui se termine par un homicide involontaire. Cela créer encore des histoires avec Lord Maccon. Lord Maccon, chef de meute des loups garous londoniens qui trouve horripilant de  retrouver régulièrement Melle Tarabotti  dans les situations à problème.
Je ne suis pas une fan de sciences fiction. Les loups garous, fantômes et tutti quanti ne m’intéressent pas. C’est bien pour ça que c’est le premier livre que je lis y ayant attrait.
Et c’est une réussite !

Melle Tarabotti est un personnage passionnant. Elle est sûre d’elle, indépendante ce qui est atypique pour l’époque. Elle paraît n’avoir que faire de l’avis de sa famille et de la société mais il transparaît de la fragilité. Elle se bat pour donner l’apparence  que tout va bien mais on sent une souffrance dans son statut de vieille fille.

L’histoire est très bien écrite. L’auteure a des jeux de mots drôles, l’humour est tout le temps présent. L’histoire est fabuleusement riche et passionnante. J’ai adoré le personnage de Lord Maccon qui est mal dégrossi et sous le charme de Mlle Tarabotti. Son absence de manière, ses mouvements d’humour et ses relations avec son second m’ont beaucoup plu.

Bref, ce livre est génial !

J’ai acheté le deuxième tome immédiatement. Vivement les nouvelles aventures de Melle Tarabotti !

Ma note : 5/5

L’avis D‘Evenusia tout aussi enthousiaste que moi.

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Premier mardi de Juin, c’est internet qui pervertit

Quatrième de couverture :

Pour le grand frisson, Kindra Hill préfère Internet aucun danger, pas de complications. Jusqu’au jour où elle accepte la proposition de son collègue Mack : il a douze heures pour lui prouver que l’amour est plus fort dans la réalité que dans le monde virtuel. Et la leçon commence… Si Jared Kincaid évite sa collaboratrice Candy Appleton, c’est parce qu’elle est trop sexy. Il ne tient pas à mêler boulot et plaisir. À son grand dam, son patron les inscrit à une séance de réconciliation conjugale en ligne! Face à un ordinateur, ils vont devoir obéir aux instructions du programme et livrer leurs secrets les intimes…Halley Connors est furieuse. Des petits malins ont trafiqué son site professionnelle où elle apparaît désormais sur la page d’accueil dans la plus simple appareil. Décidée à se venger, elle fait appel à son vieux copain Evan…sans se douter que leur amitié de dix ans va subir un sacré survoltage !

Ma lecture :

Première histoire : Kindra est une jeune femme discrète qui a eu que des mauvais amants et qui a choisi « la facilité » : la correspondance érotique par mail avec un inconnu. Sauf que le jour où elle lit un de ses mails discrètement au travail, un de ses collègues, Mack, la surprend. Celui-ci veut lui démontrer qu’en vrai, c’est mieux (en tout cas, avec lui).
Bien entendu, ils se plaisent parce que sinon ça marche pas ce genre de scénario. Bien entendu, il est beau, gentil, empathique et coquin. Bien entendu, elle est une petite chose fragile et discrète mais très belle (c’est important : elle est discrète car très belle et ne veut pas que tout le monde la reluque – pauvre Kindra). Ils vont utiliser les fameux scénarios des mails comme support pour une nuit torride.
Alors, c’est torride en effet, pas vulgaire. Je ne me souviens pas que l’auteure nous est fait une fixation sur la taille du phallus du monsieur donc, ma foi, tout va bien.
Histoire sympathique.

Deuxième histoire :

Jared doit collaborer avec Candice sur un projet publicitaire. Il est très froid avec elle car il veut garder une barrière le séparant de Candice qui est une ravissante blonde tout en courbe et talons hauts et qui aimerait bien que Jared s’occupe d’elle. Jared se méfie des relations de travail car après ça se termine par un licenciement pour tripatouillage au niveau de la photocopieuse(pas de la photocopieuse, hein, non d’une collègue) (je découvre que la vie de bureau, ce n’est pas tout simple). Mais v’latipas que leur patron décide que ce n’est pas possible d’avoir une relation aussi froide pour trouver un slogan et ils les enferme dans son bureau à remplir un questionnaire de comptatibilité de couple pour créer des liens. Et là, on est bien d’accord, l’histoire c’est n’importe quoi. Comme si un patron allait faire remplir un questionnaire sur la compatibilité de leur vie sexuelle par deux employés.
Pour résumer l’histoire vous trouverez dans cette nouvelle : Jared en train de regarder sous la jupe de Candice (mais avec classe et discrètement), des porte-jaretelles, un ordinateur qui bugge, un préservatif, un jeu de mot avec le prénom Candice.

Troisième histoire:
Je le dis de suite, c’est ma préférée. J’ai un petit faible pour les histoires amitié qui se transforme en partie de jambes en l’air endiablée.
Halley est traiteur. Elle consulte son site internet un beau matin et elle voit un photo montage d’elle nue. C’est la catastrophe, la ruine assurée. Elle court chez son ami Evan qui est informaticien et concepteur du site. Evan ne fait pas dans la finesse pour essayez de faire comprendre à Halley qu’il aimerait bien l’emmener au lit mais elle comprend rien. (C’est quand même important cette notion de l’héroïne qui comprend rien. D’habitude, ce sont les mecs qui sont bouchés et à qui il faut expliquer les choses quatre fois – quoique quand il s’agit de déshabiller l’héroïne ils sont rarement lents..). Tout ça pour dire que forcément, ils vont se rapprocher et que ça va être chaud. Le héros fait un peu trop une fixette sur l’appareil photo à mon goût mais bon,…
Je trouve que c’est un excellent opus de littérature qui vous « plonge dans un monde de sensualité » dixit la maison d’édition.
Les support multimédias sont largement utilisés (ordinateur, webcam, portable, appareil photo). C’est à se demander si Erin McCarthy n’avait pas une liste d’objets à placer.

Voici donc pour mon compte rendu de ma lecture licencieuse mais férocement moderne du Mardi, chez Stephie, c’est permis !