Ah les bonnes résolutions…

Quand j’étais petite, je décidais chaque début d’année que je serais sage, que je ne ferais pas fâcher ma maman, que je ne me chamaillerais pas avec ma sœur, que j’aurais des bonnes notes en classe et j’en passe…
Je ne sais pas exactement à quel moment j’ai arrêté de faire une liste de 10 à 15 résolutions minimum pour me retrouver au bout de deux semaines à devoir rayer chaque  résolution piétinée allègrement. J’avais que des bonnes raisons :
– être enfant et sage, c’est avoir un problème du développement de l’enfant (en sachant que la notion de sagesse pour cet âge là a été à mon avis inventée par des adultes trop fatigués pour les comprendre – les enfants, hein, pas les bonnes résolutions).
– Ne pas faire fâcher ma chère maman était plus simple mais tout de même impossible (comment être responsable de la fatigue et des sauts d’humeur d’une autre personne ?).
– Ne pas me chamailler avec ma soeur était comme me demander d’aller escalader le mont everest, moi qui est le vertige sur un tabouret.
– Les bonnes notes en classe étaient également un vœu pieu sachant que la seule chose qui me motivait, était d’aller à la bibliothèque tout les samedis et certainement pas de travailler à l’école.

Bref, en vieillissant, j’ai mis la pédale douce.

Pourquoi continuer à faire des bonnes résolutions ? Parce que ça démange. On ne sait jamais, si j’étais pas loin de la sainteté.

L’année dernière, j’avais récidiver en disant que je voulais :

– Réfléchir avant d’acheter des livres
-Faire le ménage dans ma PAL

Il est à noter, tout de même ,que la liste a drôlement diminué et qu’il n’est plus question d’être sage (ça, ça rend le mari heureux – hum, je m’égare).

Pour illustrer le résultat de ces magnifiques résolutions voici mon sapin de Noël :

Une magnifique PAL qui a gonflée depuis l’année dernière, qui est toujours pleine de livres non lus d’année en année.

Alors du haut de mes 32 ans, je pense que je peux sans doute prendre une vraie sage résolution : ne plus en faire.

… et sans doute ne pas la tenir. J’attendrai l’année prochaine pour la piétiner 😉

Les résolutions bloggesques du 24 janvier 2012

Autant dire que si je m’amuse à faire une liste, c’est plus pour clarifier mes attentes et mettre du ménage dans ma petite tête qui pense à dix mille choses à la fois que pour m’établir des règles.
De toute façon, essayer de m’astreindre à faire quelque chose, c’est ne pas vouloir avoir un résultat satisfaisant. J’ai la contradiction dans la peau. C’est pour cela que mon côté gamine élevée avec « les petites filles modèles » en lecture régulière fait que j’ai mis beaucoup de temps à me rendre compte que le mot « bonne résolution » m’était formellement proscrit. (l’histoire ne dit pas si pour les mauvaises résolutions, je mettrai autant d’énergie à les contrer…).

Bref, en ce début d’année, où un regain bloggesque est de retour puissance dix mille dans ma vie, je trouve que ce serait une bonne idée que  (vous voyez les formes que je suis obligée de prendre pour parler à mon sub-conscient pour qu’il ne fasse pas tout de suite le contraire) :

  • J’écrive les billets dans la semaine de lecture du livre. C’est plus fonctionnel, c’est plus frais pour en parler et ça donne vraiment le sentiment d’avoir bouclé la boucle.
  • De booster ma copine Elise pour qu’on fasse des lectures communes de livres qui me paraissent insurmontables (Dickens, Elizabeth Gaskell).
  • Qu’à la fin de l’année, toute ma PAL 2011 est été débroussaillée. Soit ce sont des livres que je ne lirai pas prochainement mais que je veux garder pour « si un jour, par hasard, … « Et je les range directement dans la bibliothèque, soit je m’en débarrasse. Ca m’est insupportable de garder aussi longtemps des livres en ne sachant pas quoi en faire. J’ai l’impression qu’ils sont au purgatoire 😉
  • La lecture est un plaisir. Si je n’ai pas envie de lire un livre et bien je ne me forcerait pas.
  • Dix fois, je réfléchirai avant d’acheter un livre. Ma PAL est constitué de livres achetés sous le prétexte « qu’un jour, peut-être je serai contente de le lire ». Grave, je suis.

Bon, ça suffit amplement. Si ces fortes recommandations sont suivies, je serai déjà extrêmement fière de moi.

Je refuse de faire un bilan en fin d’année, il n’y a rien de pire pour le moral que se rendre compte que l’on s’est pas tenue à ces bonnes résolutions (il n’y a qu’à voir le nombre de bilans que j’ai fait où je me suis retrouvée à me dire que finalement, j’avais fait fâchée ma mère, tapée ma soeur, etc. ). Après, on est bonne pour se gaver de chocolat pour endormir cette frustration de ne pas être une « jeune femme modèle » lol.

Et le plus important, les livres doivent rester un moyen de s’évader, de partir en vacances !