Elizabeth Hoyt et la romance contemporaine

51ANfEmBGEL._Mme Julia Harper est Mme Elizabeth Hoyt. J’étais donc très curieuse de savoir si elle était aussi douée en contemporain qu’en historique.
Turner est une jeune femme, bibliothécaire la semaine, au guichet d’une banque le samedi. Ce samedi ne se passe pas comme les autres car il y a un hold-up. Elle profite de l’agitation du hold-up raté pour dérober le contenu du coffre-fort.
Le FBI est appelé à la rescousse et l’agent spécial John MacKinnon part à la poursuite de Turner.
L’histoire est sympathique à lire mais il ne faut pas être pointilleux ou amatrice de série policière. Les incohérences du roman pourraient complètement gâchées la lecture (comment elle peut continuer à téléphoner avec son mobile sans qu’ils la pistent par exemple ?).
Turner en jeune femme cherchant justice est une héroïne attachante. John s’entiche d’elle un peu trop rapidement à mon goût mais c’est également un personnage sympathique. Les 2 nases du hold-up sont assez drôles et qu’ils soient poursuivis par un agent BCBG du FBI est bien trouvé.
Donc un bon moment de lecture avec 2-3 passages chauds comme sait si bien faire cette auteure.
Je préfère largement les historiques de l’auteure tout de même.

Ma note : 3/5

Ce livre rentre dans le challenge objectif PAL : 3/12

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Les fantômes de Maiden Lane 4 :Thief of shadows d’Elizabeth Hoyt

Quatrième de couverture :

A Masked Man . . .

Winter Makepeace lives a double life. By day he’s the stoic headmaster of a home for foundling children. But the night brings out a darker side of Winter. As the moon rises, so does the Ghost of St. Giles—protector, judge, fugitive. When the Ghost, beaten and wounded, is rescued by a beautiful aristocrat, Winter has no idea that his two worlds are about to collide.

A Dangerous Woman . . .

Lady Isabel Beckinhall enjoys nothing more than a challenge. Yet when she’s asked to tutor the Home’s dour manager in the ways of society— flirtation, double-entendres, and scandalous liaisons—Isabel can’t help wondering why his eyes seem so familiar—and his lips so tempting.

A Passion Neither Could Deny

During the day Isabel and Winter engage in a battle of wills. At night their passions are revealed . . . But when little girls start disappearing from St. Giles, Winter must avenge them. For that he might have to sacrifice everything—the Home, Isabel . . . and his life.

Ma lecture :

J’ai été très intriguée par l’article de Tam-Tam et donc j’ai lu « Thief of shadows » avec empressement.
J’attendais particulièrement les scènes « chaudes » que sait si bien écrire Elisabeth Hoyt. Et bien vous allez rire, je n’ai pas compris grand chose (et bien oui, j’ai un niveau en anglais mirobolant !). Comme ce n’est pas l’essentiel de l’histoire (même si on sait qu’en lisant cette auteure on aura des vapeurs), je me suis concentrée sur le reste.

J’ai beaucoup, beaucoup aimé cette série (tome 1, tome 2, tome 3) et j’étais donc très intéressée par ce qui allait arriver à Winter.
Winter, l’homme parfait (dans le sens saint homme) est directeur de l’orphelinat de Maiden Lane (quartier très pauvre de Londres où la misère et la maladie entraîne des situations catastrophiques avec beaucoup d’orphelins). Mais voilà, des enfants disparaissent avant que Winter ait le temps d’aller les chercher. De plus, Lady Pénelope a décidé de virer Winter de ses fonctions pour embaucher un lord plus à son goût à la place.
Une de ses bienfaitrices, Isabel Beckinhall, se trouve assignée à apprendre les bonnes manières à Winter en espérant que ça sera suffisant pour que les reproches adressés à celui-ci soient effacés.
Bien entendu, vous vous doutez de ce qui va arriver. Des péripéties, des mystères, de l’aventure….

Isabel est un femme admirable, courageuse, indépendante. Winter est un personnage moins sympathique mais j’ai aimé son côté sombre et passionné.
Ca a été vraiment une histoire qui m’a passionné malgré mes grosses lacunes en vocabulaire.

Vivement la VF !!!!

Ma note : 5/5

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Le reclus : la légende des quatre soldats tome 3 d’Elizabeth Hoyt

Quatrième de couverture :

1759, le 28e régiment d’infanterie des colonies tombe dans une embuscade indienne. Six ans plus tard, rescapé de cette tragédie, sir Alistair Munroe vit claquemuré pour oublier ses cicatrices. Par une nuit d’encre, une inconnue accompagnée de deux petits enfants ose troubler sa retraite. Elle dit s’appeler Helen Halifax et décrète être la nouvelle gouvernante. Pas question de se laisser envahir par cette folle et sa marmaille ! Dès demain, ils décamperont. Mais, indifférente à ses protestations, la jeune femme insiste et s’installe au château. Serait-elle la seule à ne pas le craindre ?

Ma lecture :

Dans cette série, j’ai choisi que les livres dont les avis étaient dithyrambiques (ce qui m’a fait sauté le 1er et court-circuité le quatrième – enfin pour l’instant 😉 ) .
Helen Halifax est une héroïne qui nous a été présenté dans le tome 2 comme une femme aimable et très belle, maîtresse d’un duc avec lequel elle a eu deux enfants. Elle fuit ce duc et trouve refuge chez Lord Munroe (sur la suggestion de l’héroïne du tome 2).
Celui-ci vit comme un sauvage dans son manoir. Le ménage n’est pas fait, il mange n’importe quoi et n’a aucune vie sociale et pour cause, il a été gravement mutilé au visage lors de la fameuse embuscade au Quebec. Il a une énorme balafre au visage et un oeil en moins. Il ne veut pas de Mme Halifax chez lui et encore moins d’une gouvernante. Elle s’impose, revient alors qu’il la met à la porte et au fur et à mesure, l’apprivoise.
C’est une histoire qui prend aux tripes (comme souvent avec cette auteure) car Helen n’est pas une oie blanche et elle n’a pas choisi la facilité en fuyant sa vie londonienne. Elle est attirée par cet homme qui ne la considère pas comme un objet mais en même temps, elle aimerait ne pas se réinvestir dans une histoire d’amour.
Allistair est un personnage en prime abord très désagréable que l’on découvre au fur et à mesure. Derrière ses blessures, se dessine l’homme passionné de botanique qu’il était, le bon vivant.
Les enfants sont attendrissants et leur ressenti est très bien expliqué.

C’est une histoire passionnée et très riche d’émotions. J’ai beaucoup aimé !

Ma note : 4/5

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Désirs enfouis : les fantômes de Maiden Lane tome 3 d’Elizabeht Hoyt

Quatrième de couverture :

À l’orphelinat de Maiden Lane, Silence Hollingbrook a adopté la petite Mary Darling. Lorsque le redoutable contrebandier Mickey O’Connor kidnappe l’enfant, qui se trouve être sa bâtarde, Silence, folle d’angoisse, se précipite dans sa somptueuse demeure sur les bords de la Tamise. Mais O’Connor refuse de lui rendre la fillette, qu’il dit menacée par ses ennemis. Silence n’a qu’à venir vivre chez lui si elle veut voir Mary, décrète-t-il. La jeune veuve n’a d’autre choix que d’accepter, même si elle sait que sa réputation en sera à jamais ternie. Elle ne se rend pas compte que O’Connor lui a tout simplement tendu un piège machiavélique…

Ma lecture :

Alors, comment dire … Vous vous souvenez de la version pirate de Mme Lindsey ? Et bien la version pirate d’Elizabeth Hoyt, c’est le mec qui est assis sur un trône dans une grande pièce tapissé d’or avec du marbre par terre et des brigands tout autour de lui qui attend ses ordres. Il trône comme un roi mais version AP, ça donne également : il est beau, il a du charme, il a la chemise entrouverte, il est arrogant et sûr de lui. Voici pour Mickey O’Connor (rien que le nom, moi, je dis…).

Silence est une jeune veuve tout bien comme il faut, qui a déjà rencontré cette crapule de Mickey ce qui a eu pour conséquence la destruction de son mariage. Depuis, Silence est devenue veuve et s’occupe des enfants de l’orphelinat. Une de ces enfants lui est particulièrement chère : Mary Darling. Sauf qu’il s’avère que c’est la fille de Mickey et que celui-ci a décidé qu’il fallait qu’il garde sa fille avec lui et tant qu’à faire Silence avec.

Cette histoire est merveilleuse. Mickey est un vrai méchant, il a tué, il vole, il ne sait pas aimer. Il a régulièrement deux filles dans son lit, il menace, il essaye d’affamer Silence car elle ne veut pas prendre son repas avec lui. Bref, un vrai méchant mais au fur et à mesure, face à Silence, il va mettre de l’eau dans son vin car elle est loin de se laisser faire. De plus, ça a lieu en 1738 à Londres, c’est dans les bas-fond, entre les trafics de gin et les taxes pirates sur les bateaux.

C’est une très belle histoire dans un environnement passionnant avec des personnages plausibles, imparfaits et une très très belle histoire d’amour.

Ma note : 6/5  (bah oui, je suis totalement fan 😉 ).

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La légende des quatre soldats tome 2 : séduire un séducteur de Elizabeth Hoyt

Quatrième de couverture :

Lord Vale vient à peine d’apprendre que sa fiancée en aime un autre qu’une quasi-inconnue le supplie de l’épouser ! Curieuse personne que cette Melisande Fleming, banale au premier abord, mais finalement assez audacieuse. Elle lui propose un échange de bons procédés : il lui offre la respectabilité, elle lui donnera une descendance. Marché conclu. Timide et réservée le jour, la jeune femme se révèle une amante effrontée la nuit, offrant son corps mais jamais son coeur. Lord Vale, le séducteur impénitent, l’homme tourmenté depuis la tragédie de Spinner’s Falls où son régiment a été massacré, décide alors de séduire sa propre femme.

Ma lecture :

C’est le premier livre de cette auteure que j’ai lu et je dois dire qu’elle a un style bien particulier. Elle est très pragmatique, les héros ne sont pas beaux, ils sont désespérés, l’histoire a un fond glauquissime (massacre au Quebec), une première fois au lit qui restera marqué pour toujours dans ma mémoire (il a pas du mettre deux minutes en tout et pour tout !).
Bref, c’est vraiment  particulier mais j’ai adoré. Je n’ai même pas vu le temps passé tellement j’étais plongé dans l’histoire. L’héroïne est amoureuse du héros mais elle ne veut surtout pas qu’il le découvre. donc elle est tout le temps sur ses gardes. Le héros aimerait mieux connaître sa mystérieuse épouse et tente de la séduire. Là dessus se greffe l’histoire tragique de la guerre au Québec et du massacre auquel le héros a assisté et dont il essaye de résoudre le mystère.

C’est vraiment un livre passionnant à en oublier ce qui se passe autour et j’ai adoré le style de l’auteure. Noter bien que je dis avoir dévoré ce livre alors qu’il y a une histoire triste en arrière fond ! C’est dire…

Ma note : 5/5

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Troubles plaisirs : les fantômes de Maiden Lane D’Elizabeth Hoyt

Quatrième de couverture :

Lady Hero Batten est fiancée au très sérieux marquis de Mandeville. Quand son futur époux lui présente son frère
Griffin, elle frémit : elle vient de surprendre ce dernier en train de trousser une femme mariée dans un boudoir ! Loin de faire
profil bas, Griffin la nargue et lui tient des propos scandaleux. D’abord outrée, Hero est intriguée, puis fascinée par ce drôle
de débauché, idéaliste à ses heures. Au fil des jours naît une passion que ni l’un ni l’autre ne peuvent réprimer. Jusqu’au
jour où Hero apprend la raison du vieux contentieux qui existe entre les deux frères : des années plus tôt, Griffin aurait séduit
la première femme du marquis.

Ma lecture :

J’ai adoré cette lecture. Lady Hero est une jeune femme qui est une parfaite soeur de duc. Elle va se marier et s’est déjà résolue à être une future femme très comme il faut pour le Marquis de Mandeville. Elle rencontre son beau-frère, lorsqu’il a les fesses à l’air et déjà elle sent que cette rencontre est un tournant de sa vie (magnifique postérieur- forcément).
Lady Hero est une héroïne attachante, têtue, mais qui sait les limites à ne pas enfreindre. Griffin, le propriétaire du magnifique fessier, est un homme qui n’est pas fréquentable en théorie mais qui est un personnage très attachant en pratique. Leur histoire est passionnée et Griffin est un héros plus que craquant. L’histoire de ces deux héros est liée également au trafic de gin qui ravage Londres et à l’orphelinat dont est la marraine Lady Hero.

On retrouve Silence, la soeur de l’héroïne du 1er tome, en directrice de l’orphelinat dont Lady Hero est la bienfaitrice. Silence est une héroïne que l’on apprend à mieux connaître et dont j’ai hâte de lire l’histoire.

J’ai beaucoup aimé le fait que l’on croise les mêmes personnages et j’adore le contexte, l’époque et le lieu.

Une bonne lecture

ma note : 5/5

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Le premier mardi… C’est débauche

Pour ce premier mardi du mois de Mai, j’avais misé sur un superbe titre pour faire honneur à ma participation à

Donc, j’avais choisi :

Sachez que c’est quand même « J’ai lu » qui a fait preuve d’une imagination débridée car le titre en anglais est assez sobre « The raven prince ».
Dans ce livre, nous assistons à la rencontre entre un homme au caractère colérique et à la peau vérolée et d’une jeune veuve très sage. Le comte de Swartingham est un personnage que j’ai beaucoup apprécié du fait de sa non conformité au profil type du héros de romance. Il jette les objets quand quelque chose le contrarie, crie, se bat. Bref, un vrai ours, mais un ours qui a de l’humour et sais s’entourer de personnes atypiques.
Anna est une jeune veuve qui en a déjà vu des vertes et des pas mûres et qui tombe amoureuse du comte. Celui-ci la prenant pour une sainte, et la désirant en non stop, décide de décharger ce surcroît de raideur pénienne dans un bordel à Londres.
C’est faire honneur à votre esprit qui brille par sa logique que ne pas vous dire qui il va croiser au bordel.
Bien entendu, vous vous doutez bien que ce n’est pas une bonne idée d’aller se divertir de cette manière et que le caractère plein de sagesse d’Anna va se révéler assez désinhiber dans ce context… mais cela prêtera à conséquence, forcément. 

C’est une histoire sympathique à lire, c’est bien écrit et j’aime définitivement cette auteure pour ses histoires « incorrectes ».

Pour compléter ce mardi, tout est permis, je partage une lecture de la même auteure (mais je ne l’ai pas fait exprès). De plus, cette lecture n’était pas préméditée pour ce mardi mais à l’heure du bilan, il s’est avérée qu’elle était faite sur mesure pour ce contexte.

Je tiens à dire que je suis innocente, Mesdames et Messieurs
J’ai lu en toute bonne foi ce livre en me disant que l’histoire avait l’air sympa : un fantôme, Londres, XVIIIè siècle, un orphelinat. Que des choses qui donnent la pêche quoi…
Et là, de me retrouver avec une histoire entre une veuve qui fait sa prude mais qui n’a qu’une hâte : jeter sa gourme, qui rencontre un dépravé. Mais un vrai de vrai (le monsieur n’a des relations qu’avec des péripatéticiennes et il les attache).
Bien entendu, l’histoire ne se résume pas qu’à leur parties de jambes en l’air : dans la calèche, détachés, attachés, à genoux…. Non, à côté de cela, il y a une enquête dans les bas-fonds de Londres pour savoir qui a tué l’interlocutrice privilégiée de notre dépravé et nous suivons le combat de l’héroïne pour sauver l’orphelinat (et je le dis de suite, ce n’est pas le héros qui va le sauver. Mme Hoyt ne fait pas dans la facilité romanesque. Le dépravé ne va pas tout solutionner. De plus, c’est une auteure assez trash. Il n’y a qu’à voir les dialogues lors des passages coquins).
Bref, c’est chaud, pas politiquement correct et en plus, c’est une lecture avec un apport culturel (oui, vous serez calé sur le fléau qu’a été le gin sur la masse laborieuse londonnienne).

Allez, laissez vous tenter !!!!

D’autres tentations, chez Stephie !

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