Lire Eloïsa James, c’est comme la grande roue

On pourrait appeler Mme Eloïsa James, l’inconstante, tant la qualité de ses histoires oscillent entre l’excellent et le moyen-bof. Malgré le fait que j’adore sa plume, que j’aime la richesse de ses dialogues et l’humour dont elle est capable de faire preuve, je sors déçue de cette lecture.
Olivia Lytton est promise à un duc qui s’avère n’être pas le grand amour de sa vie (et c’est encore un euphémisme). « Pour être franche, la simple idée de ce mariage me rend folle. Passe encore de devenir duchesse, même si ce n’est pas ma tasse de thé, mais me retrouver avec une espèce d’alevin à la binette en bouchon de carafe en guise de mari… ».
Elle voit son avenir se profiler comme une longue vie d’ennui.
Elle accompagne sa soeur jumelle chez le duc de Sconce dont la mère cherche une prétendante irréprochable, ayant même écrit la bible de la « duchéfaction » comme dirait Olivia. La douarière voit d’un très mauvais oeil Olivia qui en a rien à faire des bonnes manières vu qu’elle est déjà casée. Cette liberté et cette fraîcheur va séduire le duc de Sconce et cet amour va rencontrer des obstacles. Il y a beaucoup d’élements drôles dans cette histoire. Les dialogues entre les deux soeurs sont très amusants, les personnages sont bien trouvés mais je trouve que l’histoire manque de cohérence malgré la présence d’excellents ingrédients. Il y a des passages un peu abracadabrantesques qui font que j’ai décroché. J’ai aimé lire cette histoire rien que pour la plume de l’auteure mais l’histoire ne m’a pas séduite. L’héroïne passe trop de temps à se trouver grosse, des répétitions ont lieu trop souvent si bien que j’ai eu envie de sauter des pages.

Ce sera pour moi un 3/5

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A ne louper sous aucun prétexte

et si vous ne savez pas de quoi je vous parle, c’est que vous ne passez pas votre vie chez les princesses…
Si vous me lisez régulièrement, vous savez qu’Eloïsa James a été pour moi, jusqu’à présent, qu’une source d’intense frustration. Pour faire bref, elle écrit super bien mais les histoires étaient inabouties. Et là, et là, merveille des merveilles :

L’histoire :

Linnet Thrynne ne comprend rien à ce qui lui arrive quand tout d’un coup, elle acquière une réputation de gourgandine alors qu’elle est innocente ! Elle, qui a fait tant d’efforts pour qu’on ne la compare pas à sa mère, voilà, qu’elle se retrouve avec une réputation réduite en lambeau.
Piers Yelverton, lui, c’est bien simple, il veut qu’on le laisse tranquille. Il veut pouvoir boire son cognac sans se cacher, disséquer des cadavres, soigner des malades et aller nager tout les jours dans sa piscine. Son père, essayant de se faire pardonner, veut lui trouver une femme. Piers lui demande une femme aussi belle que la lune et le soleil, histoire de l’occuper.
Bien entendu, la belle Linnet va faire connaissance avec la Bête, Piers, et ça va être un festival d’humour et de répliques ciselées.
Piers est un héros qui souffre, qui a décidé que la psychologie et l’empathie n’a jamais aidé à guérir et que ma foi, à part être sur que ce que fait ses confrères, c’est de la m***de, il ne peut pas faire grand chose pour ses patients. Le hic, c’est qu’il leur dit.
Linnet n’est pas une oie blanche. Elle se sert de son sourire « colgate » pour « anesthésier » les mâles autour d’elle mais juste pour qu’ils deviennent inoffensifs. Elle trouve que les hommes ne sont pas attirants et se demande bien ce qui a pu faire tourner la tête de sa mère. Une complicité entre les héros nait de suite de part leurs caractères vifs et ironiques.
Cette histoire est très très très bien écrite. Elle est rythmée, passionnante, avec des héros superbes et des personnages secondaires qui ont une vraie place (j’ai adoré le majordome) et la fin est juste superbe !!!
Je ne suis pas une fan de Dr House. Même si tout de suite, on fait le parallèle avec la série, Piers est un héros que j’ai adoré.

Un petit extrait de dialogue entre Piers et son majordome :

« – Je lui ai dit que je n’accepterais une femme que si elle est aussi belle que la lune et le soleil, continua-t-il. Ce qui est une citation littéraire, au cas où vous l’ignoreriez .Et j’ai ajouté un certain nombre de conditions, dont certaines censées le pousser au désespoir.
– Il est en train de chercher une épouse, déclara Prufrock.
– Pour lui-même j’espère, répliqua Piers, que cette nouvelle laissa indifférent. Encore qu’il a attendu un peu longtemps. Les hommes de son âge n’ont plus les couilles de leur jeunesse, si vous voulez bien excuser la vulgarité de cette vérité, Prufrock. Dieu sait que vous avez une sensibilité plus délicate que la mienne.
-C’était le cas avant que je commence à travailler pour vous, précisa Prufrock en ouvrant la porte de la bibliothèque d’un geste théâtral. »

Ce n’est pas le meilleur extrait. Il vous suffit de savoir que tout le livre est comme ça.

A lire !!!!

Ma note : 6/5

Ce livre rentre dans le challenge petit bac 2013 (par le plus pur des hasard) dans la catégorie animal

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Problème de plomberie…

Quentin est un jeune homme que l’on a déjà croisé dans les deux autres tomes. Il a eu un grave accident et il a mis beaucoup de temps à pouvoir remarcher. Il garde des séquelles neurologiques de cet accident et pense ne jamais se marier.
Jusqu’au jour où débarque des Indes, Gabby, jeune femme promise en mariage au frère cadet de Quentin. Elle est naturelle, pulpeuse, dit tout ce qu’elle pense et tombe sous le charme de Peter. Sauf que lui, très précieux, n’est pas motivé pour se marier tout court. Gabby fait tâche dans le tableau.
Quentin, lui, est séduit, et par les formes et par le dynamisme de Gabby. Il se propose de l’épouser malgré les difficultés qu’il aurait pour accomplir le devoir conjugal.
L’histoire parallèle à celle-ci est très jolie. Elle met en scène le comte Lucien Blanc, noble français ayant vécu une tragédie, qui rencontre Mme Emily Ewing, jeune veuve qui vient d’accueillir sa nièce orpheline.

J’aime cette auteure. Elle a une manière de narrer et une écriture très plaisantes. Cette histoire est mieux que les précédentes.
Quentin est un héros attendrissant, courageux, amoureux. Gabby est une jeune femme attendrissante, pleine de vie et ils font un très joli couple.
Il manque un « je ne sais quoi » pour que cette histoire soit marquante mais j’ai vraiment vu dans ce livre l’évolution de l’écriture de l’auteure qui nous promet des merveilles.

Ma note : 3/5

Une héroïne flamboyante et un héros à se faire pâmer…

mais mal désservis par l’histoire.
Sophie est une jeune femme que l’on a déjà rencontré ici et dont j’avais hâte de lire l’histoire. Elle est jeune, belle, n’hésite pas à aller sur les balcons et les jardins, a refusé 22 demandes en mariage. Elle a connu la haine dans un couple, celui de ses parents et ne veut pas souffrir des agissements de son mari. C’est pour cela qu’elle décide d’épouser un homme qui ne parle que de chevaux, qui a déjà dit qu’il aurait une maîtresse et qu’elle est certaine ne pas aimer. Sauf que Patrick, le héros est fort tentant mais ce serait misé sur la fidélité et devoir lui faire confiance.
L’auteure a comme pour le premier tome de cette trilogie misé sur la mauvaise communication entre les deux héros ce qui débouche sur des situations où ils sont malheureux comme les pierres.
Un opus pas terrible mais que j’ai tout de même apprécié grâce à l’héroïne féministe avant l’heure.

Ma note : 3/5

C’est le tome 2 de « la trilogie des plaisirs ».

Once upon a time…

Quatrième de couverture :

Reléguée au rang de simple servante depuis la mort de son père, Kate Daltry vit sous le joug de Marianna, dont la fille, Victoria, est destinée au riche prince Dimsdale. Or, souffrante, Victoria ne peut se rendre au dîner de leurs fiançailles. Il faut à tout prix trouver une demoiselle qui se fera passer pour elle ! Qu’elle le veuille ou non, ce sera Kate…

Ma lecture :

Déjà un grand point : le résumé est faux. Le prince doit donner son accord pour le mariage de la demi-soeur de Kate (Cendrillon) avec le comte de Dimsdale. C’est pourquoi, ils doivent assister au bal de fiançailles du prince avec une princesse russe qu’il n’a jamais vu. Comme Victoria ne peut pas assister à ce fameux bal, c’est Kate qui est commis d’office pour y aller avec son futur beau-frère grimée en Victoria.

Voici une histoire inspirée de Cendrillon. Il y a donc, une pauvre jeune femme maltraitée, une marâtre, un prince plus que charmant et une demi-soeur.

Sachez que j’ai au moins cinq livres de cette auteure mais que je n’arrivais pas à me lancer. Jusqu’au jour, où discutant avec Tam Tam, Chi Chi et Pirouette, je me suis décidée à en lire un.
C’est une auteure dont j’aime beaucoup le style qui est assez riche. Il y a beaucoup de détails ce qui permet de se plonger très rapidement dans l’histoire. Ce qui m’a beaucoup moins séduite, ce sont les invraisemblances. L’héroïne parle d’une manière effrontée au Prince. Le fait qu’elle remplace sa demi-soeur au pied levé ne paraît pas crédible (quand bien même l’auteure répète quantité de fois que ça ne va jamais marcher). Si bien que ça gâche la lecture malgré la présence de personnages secondaires sympathiques.
Je n’ai pas trouvé l’héroïne si charmante que ça et le héros m’a paru terne. Bref, pas un coup de coeur mais ce livre m’a donné envie de lire  d’autres de cette auteure.

Ma note : 3/5

Allez un petit HS :

Voici la paire de chaussures princesse sélectionnée spécialement pour vous : Youyou de Christian Leboutin (une paire que l’on ne peut avoir qu’une fois le prince charmant dans sa poche vu le prix… De toute façon, c’est pas possible de ramasser la suie dans la cheminée avec ça… Quoique c’est à tenter si on veut plutôt un beau docteur qu’un beau prince. Bref, à méditer).

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