Billet de 2013 : Et il se dit pourquoi ne pas épouser la nounou…

J’appréhendais. Comme je n’avais pas aimé le premier tome, je me suis quand même demandé si ça valait la peine de tenter le deuxième (oui, oui, je ne me contente pas de cliquer sur A*****, je pèse le pour et le contre avant de les acheter ;- ) ).
Et bien, j’ai bien fait de l’acheter car j’ai beaucoup aimé !

Charles Draysmith hérite du titre de marquis de son frère ainsi que de ses deux filles. Il retourne sur le domaine familial et se rend compte que les bébés qu’il pensait trouver sont deux petites filles qui ont déjà de la suite dans les idées. Leur gouvernante « intérimaire » est une ancienne amie de jeu de Charles et peut-être la solution à son problème. Il n’a jamais voulu se marier mais le fait est que maintenant qu’il a hérité du titre, il va falloir faire un héritier. Et le voilà en train d’essayer de recruter Emma comme si c’était un job attractif et de s’étonner quand il manque de se retrouver assommer par une porcelaine qu’elle lui lance de colère.
Charles est un héros drôle, attachant. Emma est une jeune femme attendrissante qui a peur de perdre Charles tout en voulant plus que celui-ci lui propose. Les nièces de Charles sont adorables, drôles, pleine d’imagination. Et la tante Béatrice est un phénomène qui vaut le déplacement. Il n’y a pas de mots couverts dans ce roman, un chat est appelé un chat ce qui parfois fait quand même un peu douté du contexte historique (ce que je reprochais déjà à l’auteure dans le premier tome).

C’est tout de même un roman divertissant avec des passages très drôles.

Ma note : 4/5

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Jane (coeur à prendre) Jones de Joan Reeves

Quatrième de couverture :

Jane Jones, brillante styliste reconnue à New York, revient dans sa petite ville natale de Vernon, en Louisiane, pour la fête des dix ans du lycée. Il a fallu que sa meilleure amie la supplie de venir y assister. Jane n’a aucune envie de se retrouver nez à nez avec un certain ancien élève, qu’elle a aimé et qui lui a brisé le cœur… Malheureusement, il est là, et le geek à lunettes dont Jane se souvient si bien est devenu un séduisant millionnaire. Il ne manque plus qu’un malentendu pour rendre la situation explosive.

Ma lecture :

Jane revient dans la ville de son enfance pour le WE des anciens. Elle est célibataire, a très bien réussie sa vie professionnelle et est contente de revoir son amie d’enfance. Elle est persuadée que son grand amour d’enfance ne sera pas là car trop occupé. Mais, comme de par hasard, Morgan est présent. Il était le petit génie du lycée et a bien su faire proliférer ses compétences. Il est devenu milliardaire. Après un premier contact plus que houleux, ils se tournent autour sur le théme du « je t’aime-moi, non plus » pendant tout ce WE.
J’ai beaucoup aimé cette histoire qui se lit extrêmement vite (je dirai même trop vite – on en redemanderai ;-)). Déjà, c’est le dépaysement total pour une parisienne comme moi. Une petite ville où tout le monde se connaît, une fête pour les retrouvailles des anciens élèves du lycée (on a pas ça à Paris ;- )) , une famille plus que présente avec des voisins plus que présents également.
Jane est adorable, elle est forte, avec un bon caractère et ne sait pas quoi faire face à ce beau gosse qui n’a pas l’air de savoir la meilleure conduite à tenir. Morgan est un héros attendrissant du fait qu’on se l’imagine très bien en intello, mal dans sa peau et cela rend d’autant plus attendrissante leur histoire.
Le contexte de la fête est très sympa et les personnages secondaires sont très très bien trouvés (j’adorerai faire partie du club de bridge de la grand-mère).

Une agréable lecture pour passer un bon moment de lecture et voir des petits coeurs roses partout.

Ma note : 4/5

Lady Carsington de Loretta Chase

Quatrième de couverture :

– Vos parents vous envoient en Ecosse rénover un château ? Je vous accompagne ! – Certainement pas ! Je veux retourner en Egypte au plus vite. Mais Olivia… est Olivia. La charmante tête brûlée que Pérégrine a connue enfant n’a pas changé. Lasse de la capitale, elle a décidé qu’une escapade écossaise constituait le comble du romantisme. Fou de rage, Pérégrine n’a plus qu’à s’incliner, une fois encore. Les voilà donc partis sur la route du nord en compagnie de deux vieilles dames polissonnes qui s’improvisent chaperons et d’une armada de domestiques. A Gorewood les attendent de malveillants fantômes, un mystérieux trésor, et peut-être l’amour…
Ma lecture :
Il est super, génial, grandissime… J’ai adoré ce livre.
Olivia est une héroïne au tempérament volcanique qui veut profiter de ses années de célibataire pour faire les 400 coups. Elle retrouve Péregrine, jeune homme avec qui elle avait fugué plus jeune et avec qui elle entretient une correspondance car il vit en Egypte.
Olivia décide de vivre une aventure avec Péregrine en allant restaurer un château en Ecosse. Ne pouvant y aller que tout les deux, ils emmènent deux amies de la grand-mère qui sont de vraies chipies à la libido exacerbée. c’est drôle, les personnages sont attachants et l’héroïne est vraie rayon de soleil.  Péregrine avec son esprit cartésien est très amusant à regarder en train de se débattre avec les inventions d’Olivia et des Harpies.
Un très bon livre, très divertissant.
Ma note : 5/5
Elles en parlent également : Asia Morela, Karine 😉 entre autres.
tous les livres sur Babelio.com

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Tsubaki : le poids des secrets/1 d’Aki Shimazaki

Quatrième de couverture :

Dans une lettre laissée à sa fille après sa mort, Yukiko, une survivante de la bombe atomique, évoque les épisodes de son enfance et de son adolescence auprès de ses parents, d’abord à Tokyo puis à Nagasaki. Elle reconstitue le puzzle d’une vie familiale marquée par les mensonges d’un père qui l’ont poussée à commettre un meurtre.
Obéissant à une mécanique implacable qui mêle vie et Histoire, ce court premier roman marie le lourd parfum des camélias (tsubaki) à celui du cyanure. Sans céder au cynisme et avec un soupçon de bouddhisme, il rappelle douloureusement que nul n’échappe à son destin.

Ma lecture :

Ce livre n’est pas épais (114 pages) mais il est costaud. Il faut être en forme pour le lire mais ce serait vraiment dommage de passer à côté.
La narratrice nous raconte comment son fils en se posant des questions sur sa famille a fait remonter à la surface l’histoire de sa grand-mère. Dans ce livre est intimement imbriqué une histoire familiale sordide avec une des plus grandes catastrophes humaines , la seconde bombe atomique, en arrière fond.
L’histoire de cette bombe est replacée dans son contexte : les causes, la manière, et toute la souffrance de la grand-mère est expliquée en parallèle.
Le récit est simple, économe en mots et en sentiments.
En effet,  il n’y a pas besoin d’explications pour ressentir toutes ces émotions. Les faits suffisent amplement.

Un livre qui marque aussi bien par sa forme que par l’histoire en elle-même.

Ma note : 5/5

Elles l’ont lus également : Anne, Theoma, Keisha, entre autres.

                                                                  9/108

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L’été où je t’ai retrouvé de Jenny Han

Quatrième de couverture :

Belly avait l’habitude de compter fébrilement les jours avant ses retrouvailles avec Conrad et Jeremiah, dans la maison de la plage. Mais depuis que Susannah, la mère des garçons, est morte, rien n’est plus comme avant. Conrad s’est renfermé sur lui-même et il ignore Belly qu’il a pourtant aimée l’été passé. Quand Jeremiah appelle la jeune fille à l’aide car Conrad a disparu, la jeune fille décide de tout faire pour retrouver celui qui fut son premier amour… Belly et Jeremiah prennent la route vers le seul endroit où Conrad a pu se réfugier : la maison de la plage…

Ma lecture :

Je trouve ce livre très intéressant car il parle du deuil d’une personne chère vécu par des adolescents.
Comme on connaît bien les protagonistes du fait que c’est la suite de ce livre, j’ai plongé dans l’histoire de suite.
Belly m’a énervé, c’est une adolescente qui est pourrie-gâtée et nombriliste au possible (en même temps, c’est l’adolescence…). J’en avais marre qu’elle radote toujours avec son histoire avec Conrad et qu’elle ne passe pas à autre chose. Jeremiah est toujours aussi attachant.
Cette histoire m’a pas plu, Belly est trop présente et l’histoire tourne trop autour d’elle et de ses indécisions.
J’en garderai pas un bon souvenir.
Je ne vais même  pas lire la suite car je suis sûre que je serai déçue.

Ma note : 2/5

Les blogs qui en parlent également :
– Stephie l’a lu et l’a beaucoup appréciée, elle 😉
;
-VHS beaucoup moins
;
– forcément je n’avais pas trouvé l’avis de Karine 😉 (en anglais c’est nettement moins évident pour moi) : elle l’avait beaucoup apprécié !

                                                                  5/108

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Rien ne s’oppose à la nuit de Delphine de Vigan

Quatrième de couverture :

« La douleur de Lucile, ma mère, a fait partie de notre enfance et plus tard de notre vie d’adulte, la douleur de Lucile sans doute nous constitue, ma sœur et moi, mais toute tentative d’explication est vouée à l’échec. L’écriture n’y peut rien, tout au plus me permet-elle de poser les questions et d’interroger la mémoire.
La famille de Lucile, la nôtre par conséquent, a suscité tout au long de son histoire de nombreux hypothèses et commentaires. Les gens que j’ai croisés au cours de mes recherches parlent de fascination ; je l’ai souvent entendu dire dans mon enfance. Ma famille incarne ce que la joie a de plus bruyant, de plus spectaculaire, l’écho inlassable des morts, et le retentissement du désastre. Aujourd’hui je sais aussi qu’elle illustre, comme tant d’autres familles, le pouvoir de destruction du Verbe, et celui du silence.
Le livre, peut-être, ne serait rien d’autre que ça, le récit de cette quête, contiendrait en lui-même sa propre genèse, ses errances narratives, ses tentatives inachevées. Mais il serait cet élan, de moi vers elle, hésitant et inabouti. »

Dans cette enquête éblouissante au cœur de la mémoire familiale, où les souvenirs les plus lumineux côtoient les secrets les plus enfouis, ce sont toutes nos vies, nos failles et nos propres blessures que Delphine de Vigan déroule avec force.

Ma lecture :

L’auteure a un style qui interpelle, un style vif, franc. J’adore son écriture.

Delphine de Vigan raconte l’histoire de sa famille, enfin de la famille de sa mère. Forcément d’un point de vue non objectif. Comment pourrions nous raconter la vie de sa famille objectivement alors que justement c’est le lieu de toutes les émotions : la rancoeur, l’amour, la jalousie, l’envie. Cette histoire familiale qui a la fois fait rêver et horrifie – cette souffrance, cette folie, ces dysfonctionnements, tout cela mené par cette force vitale.

Ce livre me parle beaucoup de part la volonté commune que j’ai avec l’auteure de comprendre l’histoire de ma famille et de me libérer de ses malédictions.

« Je veux cesser d’avoir peur qu’il nous arrive quelque chose comme si nous vivions sous l’emprise d’une malédiction, pouvoir profiter de ma chance, de mon énergie, de ma joie, sans penser que quelque chose de terrible va nous anéantir et que la douleur, toujours, nous attendra dans l’ombre » p 298

Cette histoire prend aux tripes, la souffrance de cette femme, l’impuissance de ses filles et le manque de solutions pour leur bien-être.

Un livre très beau livre.

ma note : 5/5

L’été où je suis devenue jolie de Jenny Han

Quatrième de couverture :

Depuis qu’elle est enfant, Belly passe tous ses étés dans la maison au bord de la plage. Là, entre les bains de mer et les pichets de thé glacé, la vie est parfaite. Il y a Susannah et ses fils, Conrad l’ombrageux et Jeremiah, si charmant. Et puis l’été de ses seize ans, les choses changent. Susannah sourit un peu moins. Les garçons paraissent plus lointains. Parce qu’il se passe quelque chose dont personne ne parle. Belly aussi a son secret. La vie chavire doucement, pour chacun d’eux. Plus rien ne sera comme avant.

Ma lecture :

J’ai adoré ce livre. Lu en une journée.
L’histoire de Belly, ado de 16 ans, qui nous raconte ces vacances d’été où elle  se rend compte qu’elle est séduisante est passionnante. Elle passe toutes ses vacances d’été dans une maison en bord de mer avec frère et sa mère, la meilleure amie de celle-ci et ses deux fils. Belly est amoureuse de Conrad, l’un des deux fils depuis l’âge de dix ans et cet été, elle essaye de vivre sa vie de jeune fille et de petite soeur de tout ces garçons.

Il y a des feedbacks sur les étés précédents et les personnages sont tous attendrissants. Ces étés sont plein de tendresse, de chamailleries, de complicité et d’amour.

Un magnifique roman qui donne envie de passer ses étés au bord de la mer avec des amis d’enfance.

Ma note : 5/5