Un livre 5/5 pour Syl !

51RdJ+C+35L._Michel a 12 ans en 1959. Il traîne derrière son frère Franck, fait des parties de baby foot et passe  son temps à lire.
Il va faire  plusieurs rencontres décisives: celle du meilleur ami de son frère, Pierre, jeune homme extrémiste et attachant, de Cécile, petite amie de Franck, qui va être la figure féminine importante de son adolescence et des hommes du club des incorrigibles optimistes. L’histoire de chacun des hommes ayant fondé ce club est racontée, ce sont des hommes ayant fui leur pays (la Hongrie, la Russie) soit parce qu’ils étaient en danger de mort dufait de leurs engagements politiques, soit par amour. Chacun de part son histoire donne une morale à la vie de Michel spectateur de ces grands hommes et de leur parties d’échec.
 J’ai adoré ce livre. Déjà le contexte, la France lors de la guerre d’Algérie est une partie de l’histoire de France qui je connaissais mal. L’histoire du frère de Michel, Franck, est un fil conducteur du livre qui rend la lecture palpitante. Que la narration de la vie de Michel soit entrecoupée des histoires des différents membres du club est une très bonne idée.
Au fur et à mesure, brique par brique, on voit l’histoire se construire et les vies des hommes du club s’entrecoisées sous l’ombre de Kessel et Sartre.
Un roman que je vous recommande. Les 700 pages se lisent sans s’en rendre compte, j’en ai lu en marchant comme le héros !

Citations :
« Quand, quelques jours plus tard, j’ai expliqué à l’appariteur, un pion thésard, que mon retard était dû au suicide d’Anna Karenine, il a cru que je me foutais de lui. J’ai aggravé mon cas en avouant que je n’avais pas compris pour quel motif elle se suicidait. J’avais été obligé de revenir en arrière par peur d’en avoir manqué la raison. Il m’a collé pour deux jeudis ; un pour ce énième retard, l’autre parce que c’était une emmerdeuse qui ne méritait pas autant d’attention ». p 51

« Les maths s’est compliqué. Ce n’est pas parce qu’on apprend, qu’on comprend, et quand on ne comprend pas, on ne sait pas pourquoi. On m’a dit que je faisais un blocage psychologique.
– rien que ça.
– Il paraît que je n’en suis pas responsable.
– C’est la faute de qui alors ?
Mon père nous avait rejoints dans la cuisine avec une pile d’assiettes. J’ai failli répondre que c’était un problème d’autorité. Il était préférable de la fermer. Pour ne pas entrer dans des explications interminables. Les deux causes de mon blocage mathématique me dévisageaient et attendaient ma réponse. J’ai haussé les épaules. C’est l’inconvénient de la psychanalyse, quand on connaît l’origine du problème, ça ne le résout pas ». p125

« Notre incapacité à convaincre l’autre est la preuve absolue de l’utilité, en fonction de nos moyens, de l’insulte pleine de mépris, du coup de poing, du couteau affilé, du pistolet automatique, du bâton pde dynamite relié à un détonateur ou du porte-avion nucléaire. Nos malheurs ont qu’une seule cause : nos opinions sont sacrées. Ceux qui refusent de changer d’avis sont des imbéciles et ceux qui se laissent convaincre aussi. » p 212

Je vous fait grâce des autres passages surlignés.

Ma note bien entendu est de 5/5

Ce livre rentre dans le challenge 924580242/12

et celui de Romanza  2/5

Challenge myself 2014

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Tadammmmmm…. Le premier livre autre que de la romance lu depuis au moins un an.

et c’est l’ouvrage d’une très grande dame que j’ai lu.

Toni Morrison nous raconte l’histoire de Frank, soldat revenant de la guerre de Corée. Il est traumatisé et il cherche un peu de paix et de sérénité. Sa soeur, Cee, a cherché à fuir leur petite ville où elle pensait être cataloguée et va vivre également des expériences dures. L’auteure nous raconte la ségrégation, la misère, les croyances auquelles se raccrocher avec un style très épuré. Ce livre n’est pas long (150 pages) mais laisse en peu de mots passer énormément d’émotions et de violences. Lire cette auteure est une expérience à réaliser dans sa vie de lecteur. J’ai été très émue par cette lecture que je vous recommande.

Ma note : 5/5

Challenge myself 2014                                                               1/5

92458024                                                               1/12

Le pacte de Mary Jo Putney

Quatrième de couverture :

A la mort de son père, le comte de Cromarty, lady Jocelyn se sent trahie. Cet homme dont elle se sentait si proche a prévu
dans son testament une clause qui oblige Jocelyn à se marier avant ses vingt-cinq ans. Alors que la date fatidique approche,
lady Jocelyn ébauche un stratagème qui lui permet de contourner cette contrainte tout en faisant acte de générosité
envers un officier blessé. Mais ce calcul si raisonnable ne prend pas en compte les progrès de la médecine… ou la force
des sentiments que va lui inspirer cet homme admirable qui semble si sincèrement épris d’elle.

Ma lecture :

Un vrai coup de coeur pour ce roman très bien documenté. De plus, j’ai beaucoup aimé la plume de l’auteure.

L’héroïne, Jocelyn, est un personnage antipathique. Elle semble froide, égoïste et manipulatrice.
Face à elle, un héros qui pense mourir très prochainement d’une lésion aux vertèbres due à des éclats d’obus. David est courageux, a le sens de l’humour, est tendre. Bref, Swoooooonnnnnnnnnnnnnnn.

Jocelyn décide d’épouser David pour pouvoir garder son héritage et comme celui-ci ne devrait pas faire de vieux os, elle pourra mener la vie qu’elle veut après. Mais c’est sans compter sur la soeur de David, une femme obstinée, qui réussit à trouver un médecin « fou » mais compétent qui le sauve d’une mort certaine.
Et là, ce qui est génial, c’est que Jocelyn n’a pas une vision soudaine et inexpliquée qui la fait rêver de David et lui trouver des qualités qui ferait de lui l’Homme-de-sa-vie-qu’il-est-trop-beau-et-trop-plein-de-qualité (Nous, on le sait mais Nous ne sommes pas des garces). 
Jocelyn regrette seulement qu’il ne soit pas son frère….  (oui, y a du boulot).

Ce roman est vraiment un coup de coeur car le pays des bisounours n’est pas de la partie ce qui rend le roman passionnant.

Donc pour résumé :

– Un héros héroïque et choupi trognon (je régresse, c’est de travailler en crèche qui fait ça)

– Une héroïne presque garce mais surtout féministe finalement

– une belle soeur chiante

– un contexte historique très travaillé

– une histoire fluide et passionnante

= une très bonne lecture

En bonus, vous avez le droit au petit conseil de séduction de l’héroïne : « Et rappelez vous, les beaux atours ne font pas tout. Le plus important est de vous sentir séduisante. Vous devez être persuadée que c’est tout à fait juste et normal que SPOILER vous trouve irrésistible » .

Si jamais quelqu’un essaye, me transmettre le résultat de cette technique s’il vous plaît…

 

Ma note : 5/5

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Le reclus : la légende des quatre soldats tome 3 d’Elizabeth Hoyt

Quatrième de couverture :

1759, le 28e régiment d’infanterie des colonies tombe dans une embuscade indienne. Six ans plus tard, rescapé de cette tragédie, sir Alistair Munroe vit claquemuré pour oublier ses cicatrices. Par une nuit d’encre, une inconnue accompagnée de deux petits enfants ose troubler sa retraite. Elle dit s’appeler Helen Halifax et décrète être la nouvelle gouvernante. Pas question de se laisser envahir par cette folle et sa marmaille ! Dès demain, ils décamperont. Mais, indifférente à ses protestations, la jeune femme insiste et s’installe au château. Serait-elle la seule à ne pas le craindre ?

Ma lecture :

Dans cette série, j’ai choisi que les livres dont les avis étaient dithyrambiques (ce qui m’a fait sauté le 1er et court-circuité le quatrième – enfin pour l’instant 😉 ) .
Helen Halifax est une héroïne qui nous a été présenté dans le tome 2 comme une femme aimable et très belle, maîtresse d’un duc avec lequel elle a eu deux enfants. Elle fuit ce duc et trouve refuge chez Lord Munroe (sur la suggestion de l’héroïne du tome 2).
Celui-ci vit comme un sauvage dans son manoir. Le ménage n’est pas fait, il mange n’importe quoi et n’a aucune vie sociale et pour cause, il a été gravement mutilé au visage lors de la fameuse embuscade au Quebec. Il a une énorme balafre au visage et un oeil en moins. Il ne veut pas de Mme Halifax chez lui et encore moins d’une gouvernante. Elle s’impose, revient alors qu’il la met à la porte et au fur et à mesure, l’apprivoise.
C’est une histoire qui prend aux tripes (comme souvent avec cette auteure) car Helen n’est pas une oie blanche et elle n’a pas choisi la facilité en fuyant sa vie londonienne. Elle est attirée par cet homme qui ne la considère pas comme un objet mais en même temps, elle aimerait ne pas se réinvestir dans une histoire d’amour.
Allistair est un personnage en prime abord très désagréable que l’on découvre au fur et à mesure. Derrière ses blessures, se dessine l’homme passionné de botanique qu’il était, le bon vivant.
Les enfants sont attendrissants et leur ressenti est très bien expliqué.

C’est une histoire passionnée et très riche d’émotions. J’ai beaucoup aimé !

Ma note : 4/5

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La légende des quatre soldats tome 2 : séduire un séducteur de Elizabeth Hoyt

Quatrième de couverture :

Lord Vale vient à peine d’apprendre que sa fiancée en aime un autre qu’une quasi-inconnue le supplie de l’épouser ! Curieuse personne que cette Melisande Fleming, banale au premier abord, mais finalement assez audacieuse. Elle lui propose un échange de bons procédés : il lui offre la respectabilité, elle lui donnera une descendance. Marché conclu. Timide et réservée le jour, la jeune femme se révèle une amante effrontée la nuit, offrant son corps mais jamais son coeur. Lord Vale, le séducteur impénitent, l’homme tourmenté depuis la tragédie de Spinner’s Falls où son régiment a été massacré, décide alors de séduire sa propre femme.

Ma lecture :

C’est le premier livre de cette auteure que j’ai lu et je dois dire qu’elle a un style bien particulier. Elle est très pragmatique, les héros ne sont pas beaux, ils sont désespérés, l’histoire a un fond glauquissime (massacre au Quebec), une première fois au lit qui restera marqué pour toujours dans ma mémoire (il a pas du mettre deux minutes en tout et pour tout !).
Bref, c’est vraiment  particulier mais j’ai adoré. Je n’ai même pas vu le temps passé tellement j’étais plongé dans l’histoire. L’héroïne est amoureuse du héros mais elle ne veut surtout pas qu’il le découvre. donc elle est tout le temps sur ses gardes. Le héros aimerait mieux connaître sa mystérieuse épouse et tente de la séduire. Là dessus se greffe l’histoire tragique de la guerre au Québec et du massacre auquel le héros a assisté et dont il essaye de résoudre le mystère.

C’est vraiment un livre passionnant à en oublier ce qui se passe autour et j’ai adoré le style de l’auteure. Noter bien que je dis avoir dévoré ce livre alors qu’il y a une histoire triste en arrière fond ! C’est dire…

Ma note : 5/5

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Les Hathaway tome 5 : l’amour l’après-midi de Lisa Kleypas

Quatrième de couverture :

Discrète et authentique, Beatrix Hathaway s’est toujours sentie plus à l’aise dans la nature que dans une salle de danse. Si elle a auparavant participé à la saison londonienne, sa beauté classique n’a pas enflammé les beaux partis de la capitale. Désabusée, la jeune femme s’est persuadée que jamais elle ne rencontrerait l’amour. Pourtant, la plus entêtée des soeurs Hathaway devra-t-elle consentir à épouser un homme ordinaire pour éviter le célibat ?

Ma lecture :

Etant une très grande fan des Hathaway, je craignais le dernier tome. Surtout que c’est l’histoire de Beatrix, la petite dernière, le personnage le plus atypique de cette famille et la plus attendrissante. Beatrix est la responsable des passages les plus drôles des tomes précédents avec toute sa ménagerie et ses excentricités. Donc gros challenge !

C’est mon tome préféré !!! Il est génialissime. J’aime que le début de l’histoire d’amour commence par une correspondance, j’aime le fait que ce soit un homme qui était imbu de lui-même avant, n’éprouvait aucun intérêt pour Béatrix qui se retrouve déstabilisé. J’ai adoré la complexité de leur relation, de la confiance à retrouver. J’ai adoré les scènes d’amour, qu’est-ce qu’elles sont belles !!!

Bref, j’ai adoré !

Ma note : 5/5

Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand

Quatrième de couverture :

 » C’est un roc !… c’est un pic ! c’est un cap !Que dis-je, c’est un cap ? C’est une péninsule !  » La scène se passe en 1640. Provoqué par un fâcheux, Cyrano se moque. De lui-même et de son nez, objet de sa disgrâce. Séduire Roxane ? Il n’ose y songer. Mais puisqu’elle aime Christian, un cadet de Gascogne qui brille plus par son apparence que par ses reparties, pourquoi ne pas tenter une expérience ?  » Je serai ton esprit, tu seras ma beauté, dit Cyrano à son rival. Tu marcheras, j’irai dans l’ombre à ton côté.  » Jeu étrange et dangereux. Christian ne s’y trompe pas. A travers lui, la belle en aime en fait un autre… Mais Cyrano, s’il entrevoit le bonheur un instant, ne peut oublier son physique ingrat… Un drame qui tourne au tragique… Et pourtant quel panache dans cet impossible amour…

Pourquoi ce livre ?

Pour le challenge Tous au théâtre, j’ai sorti les classiques !

Ma lecture :

Comment parler d’un aussi bon livre ?

J’ai adoré le héros, Cyrano, soldat avec un caractère bien trempé, aimant la prose, savant, faisant des vers, de la poésie en regardant le ciel, ayant une imagination foisonnante et un sens de la repartie infaillible. J’en oublierai presque que ce héros a un grand nez, une péninsule, un perchoir à oiseaux (comme dans la fameuse tirade de la p 71). Cyrano est amoureux de sa cousine, Roxane, amoureuse des belles lettres également mais surtout d’un beau soldat, Christian. Celui-ci n’ayant pas la verve de Cyrano et ayant peur de décevoir Roxane en lui parlant, c’est donc Cyrano qui lui écrit ses textes.

Quelle oeuvre ! Quels magnifiques passages ! Il faudrait recopier l’oeuvre entière au lieu de mettre des citations !

A lire absolument !

Ma note : 5/5