Lune de miel et gueule de bois de Jane Graves

lune de miel et gueule de bois

 

 

Dans les critères de choix de livre, je n’avais jamais choisi un livre car son titre me faisait rêver. Et c’est dire mon état quand j’ai choisi celui-ci pour son titre. J’avais gardé un bon souvenir de cette auteure avec Smoking et layette, alors, je me suis laissée tenter… Oui, oui, ma vie est faite d’aventures 😉

J’ai très bien fait car je serais passée à côté d’une bonne romance contemporaine et surtout d’une héroïne très atypique.
Heather est une jeune presque trentenaire, qui rêve de rencontrer l’homme de sa vie, un homme ayant les pieds sur terre, faisant régulièrement le ménage, intelligent, ayant le sens de l’humour. Elle ne s’attend pas à ce qu’il soit un apollon car elle pense qu’elle n’en attirera pas. Elle est pragmatique. Elle fait du 46, n’est pas laide mais banale, elle est expert comptable, ne fait pas d’excentricités et lit Challenges. Elle est équilibrée et va très bien, merci.
Son problème du moment est l’enterrement de vie de jeune fille de sa cousine (qui est une garce, qui la rabaisse tout le temps). Elle s’envole à Vegas avec les quatre autres demoiselles d’honneur et se retrouve à les fuir discrètement quand elle tombe sur Tony.
Tony est le beau gosse du bar où Heather va. Il fait saliver ces dames avec tout ce charme et il s’apprête à racheter le dit bar … sauf qu’il lui manque 20 000 dollars.
Et bien Tony va retourner dans sa ville d’origine avec 20 000 dollars, une femme assez maniaque et une bonne gueule de bois.
Et c’est une vraie galère pour y mettre fin à ce mariage.
J’ai beaucoup aimé ce livre car les héros sont imparfaits. Heather est sympathique, très gentille, très complexée et maniaque du rangement et du ménage. Elle aime que tout soit en ordre.
Tony est un beau gosse, insouciant, profitant de son charme pour avoir une vie sans désagrément. Ils font équipe pour qu’Heather ne se ridiculise pas avec son mariage express et Tony a comme ça de l’aide pour sa nouvelle affaire. Ils se découvrent de la tendresse l’un pour l’autre et leur première fois restera dans les annales des scènes d’amour les plus drôles et tendres.
Ils ont une complicité qui fait plaisir à lire, Heather ne se met pas à dégouliner devant Tony, elle ne devient pas mièvre, elle se met des coups de pied aux fesses pour ne pas lâcher ses objectifs.
C’est une romance charmante qui fait du bien au moral, ne fait pas regretter de manger du chocolat et de vêtir du 44 😉

Ma note : 4/5

 

Play de Kylie Scott et Rock

play de Kylie Scott

Moi, je ne suis pas une fan. Les groupes de rock ne m’ont jamais fait rêver et mon esprit plus que pragmatique associe la célébrité a un tas d’ennuis.
Donc, c’était pas gagné…
Mais j’avais trouvé cette piste de lecture dans ma sainte bible romanesque, chez Chi-Chi et Tam-Tam. Alors, qui irait remettre en cause ses saintes écritures ? Ni une, ni deux, la pondération étant partie depuis un bail, je me suis précipitée sur cette lecture et ai très peu dormi (oui, en ce moment, j’ai une tête de déterrée) et l’ai fini en 24h00.

Anne est une fille sympathique, trop gentille qui se retrouve dans les ennuis jusqu’au cou. Elle a dépanné sa coloc et amie et se retrouve toute seule avec un loyer à payer, une partie des meubles envolés et plus d’économies.
Autant dire que ça pourrait difficilement être pire.

Sa voisine l’emmène à une fête de leur ancienne voisine et nouvelle femme d’une rock star (tome 1).
Anne rencontre le batteur du groupe, Mal, qui décide de l’embaucher comme faisant fonction de petite copine.
Tout ceci paraît improbable (ça l’est d’ailleurs) et peut dissuader de lire l’histoire. Mais là où j’ai accroché c’est que Mal est un héros complètement atypique. Il est complètement barré. Il a une logique assez particulière et beaucoup d’humour.

J’ai adoré lire ses échanges avec Anne. On ne sait pas si il est sérieux et comme il est excessif, ça devient très drôle. J’en ai gardé des répliques devenues cultes. En parlant de lui, « merde ce corps a été  conçu pour faire baver d’envie les mortels » (et c’est une citation des moins bonnes).
C’est un personnage très attendrissant, on sent une fragilité qu’il cache, il est adorable, gentil, loufoque et tellement doux avec Anne  que j’ai été obligée de l’adorer.
Anne est une jeune femme courageuse, qui ose se lancer dans cette histoire malgré son passé et qui tempère Mal avec beaucoup de gentillesse et d’attention.
Mal est un héros dont je me souviendrais longtemps !
Une très bonne lecture !

Je vous déconseille de lire le tome 1 – rock -(oui, je suis allée le lire alors que j’avais lu des critiques pas terribles). L’histoire est complètement improbable (même si on aurait pu se dire qu’il était bourré et donc à haut potentiel de c****ries) et ils ne s’améliorent pas par la suite. J’ai laissé tomber la lecture au milieu (c’est dire le degré de nullité du livre – je lis même les romans azur de harlequin !!!! ). No comment…

PS : Finalement, dans un moment de désespoir – plus rien de tentant à lire – je l’ai terminé et ma foi, ça se lit. C’est complètement improbable mais ça se lit.

L’homme idéal (en mieux) d’Angela Morelli

9782280334457

Emilie est une trentenaire, nouvellement séparée et maman d’une petite fille de 9 ans. Elle vit en colocation avec une amie, Clara. Emilie est une héroïne drôle, qui ne se prend pas au sérieux, dont les remarques sur son travail sont très fines et hilarantes. Elle a autour d’elle des amies très sympathiques, qui arrosent la moindre occasion et ont également des déboires sentimentaux.
Un jour qu’Emilie dépanne Clara dans sa librairie, Simon la reconnait -Emilie a été le professeur de son fils –  et engage la conversation. Simon est brillant, le sosie de Bradley Cooper et un coeur à prendre. Emilie qui a vécu 10 ans avec son ex, qui n’a pas eu d’aventures depuis sa rupture, est assez empruntée face à Simon qui est sur de lui. Elle a une vie assez agitée et n’avait pas prévu de la place pour un homme. Simon va s’imposer en douceur (une perle, cet homme) et  ne va pas laisser Emilie le mettre au placard (ou le planter sur place).

Leur histoire est jolie. Le héros est beau, tendre, intelligent, fragile et un poil autoritaire (oui, cet homme est parfait).  J’ai aimé l’humour de l’héroïne et sa vision décalée des choses. J’ai adoré que ça se passe juste à côté de chez moi (et ça aurait pu être complètement rédhibitoire) et toutes les conversations entre filles valent le détour.

Une lecture que j’ai adorée. L’histoire d’amour est tendre, complice, sexy. Un vrai bonheur.

Ma note : 5/5

J’ai également lu la « suite » si on peut dire, l’histoire d’une des amies d’Emilie, Louise.
« L’amour est dans le foin »

9782280301787

J’ai été nettement moins emballée.
Louise est une jeune femme très active. Elle mange, boit, dort pour le travail. A la limite du craquage et suite à un pari avec ses copines, elle va au fin fond de la campagne se reposer dans la maison d’une collègue d’Emilie. Elle y rencontre deux hommes qui lui plaisent beaucoup.
L’histoire est moins drôle que la première, l’héroïne a moins d’humour. De plus, j’ai trouvé que l’histoire était beaucoup moins plausible. Je pense que le fait que l’auteure soit également professeure de français a fait que la première histoire était tout à fait crédible. Alors que là, j’avais du mal à y croire.
Bref, pas un coup de coeur.

Bien entendu, vu mon coup de coeur pour « l’homme idéal »en mieux , je vais suivre très attentivement les livres de cette auteure.

Mme Angela Morelli a un blog ici

y a des petits oiseaux, des chèvres, des beaux mecs….

Nous voilà de retour à Fool’s Gold, ville qui pourrait postuler ex aequo avec la ville des héroïnes de Jill Shalvis. Des beaux mecs à chaque virage, quelques situations improbables en plus mais c’est en conclusion égalité partout pour le fait qu’on serait plus d’une à déménager si c’était la réalité. 

Alors oui, ce livre est parfois culcullapraline mais ça fait du bien d’être au pays des bisounours de temps en temps avec une auteure qui sait manier l’humour. Heidi (que l’on a déjà rencontré dans d’autres tomes de Fool’s Gold) est la « campagnarde » de cette petite ville. Elle vit avec son grand-père à l’extérieur de la ville avec ses chèvres dans un vieux ranch décrépi. Un beau jour, Glen, son grand-père, se retrouve devant le juge car il a vendu le ranch à l’ancienne gouvernante de ce domaine. Le problème étant que le ranch ne lui appartient pas ! Il appartient, enfin plutôt les dettes, appartiennent à Heïdi. Et voici, que là-dessus, le fils ainé de Mary (la gouvernante) vient à la rescousse avec ses techniques d’homme d’affaire bien décidé à faire du profit. 
Alors il y a des passages qui sont tirés par les cheveux mais tellement peu à côté de l’humour des personnages et des situations. J’ai envie d’aller passer mes vacances  à Fool’s Gold, c’est pour dire. 
L’histoire est rondement menée, les histoires d’amour sont bien développées et le contexte est tout simplement génial. 

Ma note : 4/5 dans la rubrique culcullapraline-c’est-un-harlequin

Un livre 5/5 pour Syl !

51RdJ+C+35L._Michel a 12 ans en 1959. Il traîne derrière son frère Franck, fait des parties de baby foot et passe  son temps à lire.
Il va faire  plusieurs rencontres décisives: celle du meilleur ami de son frère, Pierre, jeune homme extrémiste et attachant, de Cécile, petite amie de Franck, qui va être la figure féminine importante de son adolescence et des hommes du club des incorrigibles optimistes. L’histoire de chacun des hommes ayant fondé ce club est racontée, ce sont des hommes ayant fui leur pays (la Hongrie, la Russie) soit parce qu’ils étaient en danger de mort dufait de leurs engagements politiques, soit par amour. Chacun de part son histoire donne une morale à la vie de Michel spectateur de ces grands hommes et de leur parties d’échec.
 J’ai adoré ce livre. Déjà le contexte, la France lors de la guerre d’Algérie est une partie de l’histoire de France qui je connaissais mal. L’histoire du frère de Michel, Franck, est un fil conducteur du livre qui rend la lecture palpitante. Que la narration de la vie de Michel soit entrecoupée des histoires des différents membres du club est une très bonne idée.
Au fur et à mesure, brique par brique, on voit l’histoire se construire et les vies des hommes du club s’entrecoisées sous l’ombre de Kessel et Sartre.
Un roman que je vous recommande. Les 700 pages se lisent sans s’en rendre compte, j’en ai lu en marchant comme le héros !

Citations :
« Quand, quelques jours plus tard, j’ai expliqué à l’appariteur, un pion thésard, que mon retard était dû au suicide d’Anna Karenine, il a cru que je me foutais de lui. J’ai aggravé mon cas en avouant que je n’avais pas compris pour quel motif elle se suicidait. J’avais été obligé de revenir en arrière par peur d’en avoir manqué la raison. Il m’a collé pour deux jeudis ; un pour ce énième retard, l’autre parce que c’était une emmerdeuse qui ne méritait pas autant d’attention ». p 51

« Les maths s’est compliqué. Ce n’est pas parce qu’on apprend, qu’on comprend, et quand on ne comprend pas, on ne sait pas pourquoi. On m’a dit que je faisais un blocage psychologique.
– rien que ça.
– Il paraît que je n’en suis pas responsable.
– C’est la faute de qui alors ?
Mon père nous avait rejoints dans la cuisine avec une pile d’assiettes. J’ai failli répondre que c’était un problème d’autorité. Il était préférable de la fermer. Pour ne pas entrer dans des explications interminables. Les deux causes de mon blocage mathématique me dévisageaient et attendaient ma réponse. J’ai haussé les épaules. C’est l’inconvénient de la psychanalyse, quand on connaît l’origine du problème, ça ne le résout pas ». p125

« Notre incapacité à convaincre l’autre est la preuve absolue de l’utilité, en fonction de nos moyens, de l’insulte pleine de mépris, du coup de poing, du couteau affilé, du pistolet automatique, du bâton pde dynamite relié à un détonateur ou du porte-avion nucléaire. Nos malheurs ont qu’une seule cause : nos opinions sont sacrées. Ceux qui refusent de changer d’avis sont des imbéciles et ceux qui se laissent convaincre aussi. » p 212

Je vous fait grâce des autres passages surlignés.

Ma note bien entendu est de 5/5

Ce livre rentre dans le challenge 924580242/12

et celui de Romanza  2/5

Challenge myself 2014

C’était une bonne chose de commencer par le tome 2 …..

Après avoir lu le tome 2, j’avais hâte de connaître l’histoire d’Helena et David Hastings. Dans le tome 2, il l’aime éperdument et ne sait pas lui montrer ses sentiments autrement qu’en lui lançant des vannes. Il le fait si bien qu’elle le déteste. Surtout qu’Helena est têtue et pense être toujours amoureuse de Mr Martin (personnage quelconque). Elle va se retrouver marier à David pour sauver sa réputation et tout serait drôlement mal parti pour lui si elle n’avait pas une amnésie consécutive à un accident.
Les personnages sont très bien campés mais il manque un-je-ne-sais-quoi à l’histoire pour qu’elle soit vraiment géniale. Les dialogues sont intelligents, drôles mais Helena est trop butée pour que j’ai de l’empathie. Elle m’a énervé avec sa tendance à tout mettre sur le dos des autres. David est un héros amoureux comme on en rêve toute, coquin, intelligent, doux mais il est un peu trop carpette devant Helena.
Donc un avis mitigé pour ce livre que je relirai certainement car c’est quand même le genre de lecture que j’adore (leurs piques sont très bien trouvés).

Ma note : 3/5

51HIQlBuGVL._

Venetia, jeune veuve à la beauté exceptionnelle, décide de se venger du Duc de Lexington. Celui-ci l’a décrite comme une veuve noire et elle sait que sa réputation va en pâtir. Elle décide d’embarquer sur le même bateau que le duc et elle commence une entreprise de séduction pour lui piétiner le coeur et sa fierté.
Je n’ai pas accroché. L’intrigue m’a paru tirée par les cheveux. Elle arrive à le séduire alors qu’il ne voit pas son visage. Ils ont tout de suite une histoire torride. Trop d’invraisemblance pour moi. En plus, j’ai trouvé que c’était long et l’histoire ne m’a pas plus intéressée que ça.
Ma note : 2/5

A ne louper sous aucun prétexte

et si vous ne savez pas de quoi je vous parle, c’est que vous ne passez pas votre vie chez les princesses…
Si vous me lisez régulièrement, vous savez qu’Eloïsa James a été pour moi, jusqu’à présent, qu’une source d’intense frustration. Pour faire bref, elle écrit super bien mais les histoires étaient inabouties. Et là, et là, merveille des merveilles :

L’histoire :

Linnet Thrynne ne comprend rien à ce qui lui arrive quand tout d’un coup, elle acquière une réputation de gourgandine alors qu’elle est innocente ! Elle, qui a fait tant d’efforts pour qu’on ne la compare pas à sa mère, voilà, qu’elle se retrouve avec une réputation réduite en lambeau.
Piers Yelverton, lui, c’est bien simple, il veut qu’on le laisse tranquille. Il veut pouvoir boire son cognac sans se cacher, disséquer des cadavres, soigner des malades et aller nager tout les jours dans sa piscine. Son père, essayant de se faire pardonner, veut lui trouver une femme. Piers lui demande une femme aussi belle que la lune et le soleil, histoire de l’occuper.
Bien entendu, la belle Linnet va faire connaissance avec la Bête, Piers, et ça va être un festival d’humour et de répliques ciselées.
Piers est un héros qui souffre, qui a décidé que la psychologie et l’empathie n’a jamais aidé à guérir et que ma foi, à part être sur que ce que fait ses confrères, c’est de la m***de, il ne peut pas faire grand chose pour ses patients. Le hic, c’est qu’il leur dit.
Linnet n’est pas une oie blanche. Elle se sert de son sourire « colgate » pour « anesthésier » les mâles autour d’elle mais juste pour qu’ils deviennent inoffensifs. Elle trouve que les hommes ne sont pas attirants et se demande bien ce qui a pu faire tourner la tête de sa mère. Une complicité entre les héros nait de suite de part leurs caractères vifs et ironiques.
Cette histoire est très très très bien écrite. Elle est rythmée, passionnante, avec des héros superbes et des personnages secondaires qui ont une vraie place (j’ai adoré le majordome) et la fin est juste superbe !!!
Je ne suis pas une fan de Dr House. Même si tout de suite, on fait le parallèle avec la série, Piers est un héros que j’ai adoré.

Un petit extrait de dialogue entre Piers et son majordome :

« – Je lui ai dit que je n’accepterais une femme que si elle est aussi belle que la lune et le soleil, continua-t-il. Ce qui est une citation littéraire, au cas où vous l’ignoreriez .Et j’ai ajouté un certain nombre de conditions, dont certaines censées le pousser au désespoir.
– Il est en train de chercher une épouse, déclara Prufrock.
– Pour lui-même j’espère, répliqua Piers, que cette nouvelle laissa indifférent. Encore qu’il a attendu un peu longtemps. Les hommes de son âge n’ont plus les couilles de leur jeunesse, si vous voulez bien excuser la vulgarité de cette vérité, Prufrock. Dieu sait que vous avez une sensibilité plus délicate que la mienne.
-C’était le cas avant que je commence à travailler pour vous, précisa Prufrock en ouvrant la porte de la bibliothèque d’un geste théâtral. »

Ce n’est pas le meilleur extrait. Il vous suffit de savoir que tout le livre est comme ça.

A lire !!!!

Ma note : 6/5

Ce livre rentre dans le challenge petit bac 2013 (par le plus pur des hasard) dans la catégorie animal

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