attachiante de Sarra Manning

attachiante

 

Jeane est une jeune femme de 17 ans très atypique. Elle a des valeurs qui sont des sacerdoces, elle aime tout ce que les autres rejettent (en gros). A elle, la ringardise, les vieilles fringues, le tricot, les groupes de musique obscures. Tout ce monde, elle l’a construit sur le web où il rencontre beaucoup de succès. Tellement de succès qu’elle est devenue une tendance, donne des conférences, écrit des articles, a sa propre marque.
Michael est un ado tout comme il faut. Il est le capitaine de l’équipe de foot, fait partie du club de débat, est délégué, a de bonnes notes et sort avec une jolie fille.
Là où il y a un problème à ses yeux, c’est que sa copine (qu’il a envie de larguer) fait les yeux doux au mec de Jeane. Il va la trouver et lui raconte ses doutes. Ils sont drôles car leur désaccord est épidermique. Michael la trouve tordue et moche, Jeane le trouve bête comme ses pieds et il lui fait pitié tellement il est prévisible. Ils vont avoir des altercations qui vont se terminer… comme dans toutes romances mais….
C’est un livre que j’ai adoré lire. Déjà Jeane est une jeune femme qui n’est pas jolie (et ce n’est pas qu’elle qui le dit, donc c’est une certitude). Elle a des convictions et vit pour elles. Elle réfléchit à son impact environnemental, achète d’occasion, a un cercle d’amis éclectiques, fait des expériences atypiques. Elle est de plus, profondément seule et perdue au milieu de toutes ses pensées, ses convictions. Je me suis retrouvée dans elle. Je me suis retrouvée dans son envie de se fondre dans le moule en espérant avoir le même bonheur qu’ont les personnes autour d’elle. Son intelligence est un handicap en même temps qu’un formidable outil. Elle va aimer Michael car il la complète tout simplement. Elle va aider Michael à se rendre compte de sa malléabilité et l’aider à se découvrir mais pas du tout dans la douceur.
Jeane est très drôle et leur relation est assez mouvementée.
J’ai juste regretté la fin que j’ai trouvé bâclée et que Michael ne soit pas un peu plus approfondi, mais c’est vraiment une belle découverte et ce livre m’a redonné mon élan.
Un magnifique personnage féminin fort et atypique !

 

Lune de miel et gueule de bois de Jane Graves

lune de miel et gueule de bois

 

 

Dans les critères de choix de livre, je n’avais jamais choisi un livre car son titre me faisait rêver. Et c’est dire mon état quand j’ai choisi celui-ci pour son titre. J’avais gardé un bon souvenir de cette auteure avec Smoking et layette, alors, je me suis laissée tenter… Oui, oui, ma vie est faite d’aventures 😉

J’ai très bien fait car je serais passée à côté d’une bonne romance contemporaine et surtout d’une héroïne très atypique.
Heather est une jeune presque trentenaire, qui rêve de rencontrer l’homme de sa vie, un homme ayant les pieds sur terre, faisant régulièrement le ménage, intelligent, ayant le sens de l’humour. Elle ne s’attend pas à ce qu’il soit un apollon car elle pense qu’elle n’en attirera pas. Elle est pragmatique. Elle fait du 46, n’est pas laide mais banale, elle est expert comptable, ne fait pas d’excentricités et lit Challenges. Elle est équilibrée et va très bien, merci.
Son problème du moment est l’enterrement de vie de jeune fille de sa cousine (qui est une garce, qui la rabaisse tout le temps). Elle s’envole à Vegas avec les quatre autres demoiselles d’honneur et se retrouve à les fuir discrètement quand elle tombe sur Tony.
Tony est le beau gosse du bar où Heather va. Il fait saliver ces dames avec tout ce charme et il s’apprête à racheter le dit bar … sauf qu’il lui manque 20 000 dollars.
Et bien Tony va retourner dans sa ville d’origine avec 20 000 dollars, une femme assez maniaque et une bonne gueule de bois.
Et c’est une vraie galère pour y mettre fin à ce mariage.
J’ai beaucoup aimé ce livre car les héros sont imparfaits. Heather est sympathique, très gentille, très complexée et maniaque du rangement et du ménage. Elle aime que tout soit en ordre.
Tony est un beau gosse, insouciant, profitant de son charme pour avoir une vie sans désagrément. Ils font équipe pour qu’Heather ne se ridiculise pas avec son mariage express et Tony a comme ça de l’aide pour sa nouvelle affaire. Ils se découvrent de la tendresse l’un pour l’autre et leur première fois restera dans les annales des scènes d’amour les plus drôles et tendres.
Ils ont une complicité qui fait plaisir à lire, Heather ne se met pas à dégouliner devant Tony, elle ne devient pas mièvre, elle se met des coups de pied aux fesses pour ne pas lâcher ses objectifs.
C’est une romance charmante qui fait du bien au moral, ne fait pas regretter de manger du chocolat et de vêtir du 44 😉

Ma note : 4/5

 

In my real (love) life de Mily Black

in my real love life

 

Quelle bonne surprise est ce livre ! C’est avant tout l’évolution d’une jeune femme phobique que nous voyons avant une histoire d’amour.
Lena est une jeune femme vivant claquemurée dans son appartement à Marseille car elle souffre d’agoraphobie et ne peut supporter le contact avec d’autres personnes. Elle travaille beaucoup (elle est webmaster), a des contacts avec les gens mais virtuellement. A part sa meilleure amie, Alexie, Lena est très peu entourée. Elle décide d’aller retrouver Alexie à Paris et espère qu’une nouvelle vie va commencer pour elle.
Elle est courageuse mais se retrouve à faire face à des difficultés et a devoir les partager avec d’autres personnes qui vont devenir des proches.
Lena est une héroïne « du quotidien ». Elle n’a pas un physique exceptionnel, est très angoissée, a peur du jugement des autres mais elle est épatante. Elle est courageuse, ne se laisse pas abattre et avec l’aide d’un petit garçon va se retrouver à franchir des obstacles qu’elle n’aurait pas pu franchir seule. C’est une très belle histoire de progression personnelle, d’amitiés, de tolérance avec une belle histoire d’amour entre deux personnes meurtries mais qui rebondissent avec brio.
J’ai été scotchée au livre car j’étais en train de franchir les étapes avec Lena et j’étais sa première fan !

Un très bon moment de lecture !

Ma note : 4/5

501ème article ! The deal d’Elle Kennedy

the deal

 

 

Lecture propulsée par les princesses et Cess.

« You know what I think ?
– Woman aren’t supposed to think, Wellsy. That’s why your brains are smaller. Science proves it ».

Garrett est le capitaine de l’équipe de hockey. Il a une mauvaise note à son examen sur la morale et l’éthique, ce qui compromet son avenir à l’université. C’est une catastrophe, il faut qu’il réussisse l’examen de rattrapage. En sortant de la salle, il se rend compte qu’une petite nana, dont il ne se souvient pas du nom a eu un A ! Elle a eu cette note alors que plus de la moitié de l’amphithéatre a eu une mauvaise note.
Sur de son charme, il l’accoste pour qu’elle veuille bien devenir son professeur particulier et se fait remettre à sa place comme ça ne lui est jamais encore arrivé !
Hannah est une jeune femme très très forte. Elle a été violée à 15 ans lors d’une soirée, a suivi une thérapie pendant trois ans, est très réservée et a un big coup de coeur pour un joueur de l’équipe de foot. Garrett, elle s’en fout. Pour elle, c’est une belle gueule qui culbute des nanas à tout va et qui est pédant.
Il va l’apater en lui faisant miroiter qu’il n’y a pas meilleur moyen d’attirer son Justin, qu’en lui donnant envie. Et pour ça, elle a besoin de lui.
Là, où l’histoire est super, c’est que c’est avant tout une histoire d’amitié. Une complicité va s’instaurer et leurs dialogues sont drôles. Hannah se moque de l’égo de Garrett est celui-ci trouve ça drôle de se faire rembarrer. Hannah va montrer de plus en plus sa fragilité et Garrett va lui montrer comment il peut-être doux et prévenant. Il va laisser tomber le masque du jeune homme qui a une vie facile et s’ouvrir à Hannah.
C’est une très jolie histoire d’amour, de tendresse, de complicité et d’humour.
J’ai passé un très très bon moment de lecture combien même je n’ai pas compris toutes les expressions de la jeunesse américaine.

Je vous le recommande ++++

Ma note : 5/5

Dublin street de Samantha Young

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Dublin street est THE romance contemporaine que je lis et relis (enfin plus le tome suivant que celui-ci, mais c’est quand même une de mes romances préférées).
Pourquoi ? Parce que l’héroïne a vraiment mauvais caractère, n’est pas une petite chose fragile et que même si elle a de l’argent, elle n’a globalement pas une vie qu’on lui envie.
Joss est une jeune femme orpheline qui s’expatrie, après une frayeur, en Ecosse. Elle essaye d’écrire son premier roman et travaille le soir dans un bar. On la rencontre lorsqu’elle cherche une colocation. Elle prend un taxi avec un beau mec et arrive chez sa future coloc, Ellie. (L’histoire d’Ellie est racontée dans le tome 1,5 – Until the fontain bridge). Ellie est un amour et elles vont devenir amies.
Joss a pas mal de problèmes. Elle a des bouffées d’angoisse, a peur de s’engager, se confie très peu.
Et c’est là que j’applaudis l’auteure ! Joss ne guérit pas quand son prince charmant arrive ! Non, elle va voir un psy. Merci Mme Young, je pense que vous auriez perdu toute crédibilité si tout c’était résolu avec l’arrivée de … Braden.
Alors oui, c’est l’Homme. Il est beau, riche (mais à force de travail), arrogant, têtu, protecteur et peut être grossier quand Joss le cherche. Il va se donner beaucoup de mal pour la conquérir et ça ne sera jamais vraiment gagné.
Leur relation est belle, complexe, sexy. Joss est une magnifique héroïne courageuse et profondément humaine, Braden est un homme qui paraît froid mais auquel on découvre des failles. Ils ont une histoire passionnée avec des scènes qui donnent chaud.
L’histoire  est bien rythmée, l’évolution de leur relation et la progression de Joss dans son cheminement psychologique en fait une très bonne romance.

De plus, leur histoire est entourée de celle d’amis que j’ai suivi avec beaucoup d’intérêt.
Un super livre que je vous recommande

Ma note : 5/5

Retour à Chimneys : les sept cadrans

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Lors d’un séjour à Chimneys, Gerry Wade décède d’une manière étrange. Les jeunes gens avec qui il séjournait avaient décidé de lui faire une farce. Ils avaient mis huit réveils dans sa chambre pour, qu’une fois au moins, il se réveille à l’heure. Lorsqu’ils constatent son décès, il n’y a plus que 7 réveils dans la chambre. L’histoire en serait restée là si la fille du propriétaire du manoir, Bundle, n’avais pas trouvé une lettre du défunt qui parlait de 7 cadrans. De plus, Bundle assiste à la mort d’une autre personne qui lui transmet un autre message à propos de ces cadrans.
C’est difficile de parler d’un Agatha Christie car je risque de trop en dévoiler.
L’histoire est rondement menée avec aucun temps mort dans l’intrigue et comme d’habitude, c’est impossible de savoir qui est le méchant. Les personnages sont très bien campés avec des remarques assez « Wodehouse » parfois, ce qui rend cette lecture très agréable et drôle.
Une histoire menée tambour battant au rythme de Bundle, jeune femme très dynamique et drôle.
Un très bon moment de lecture

Ma note : 5/5

 

L’homme idéal (en mieux) d’Angela Morelli

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Emilie est une trentenaire, nouvellement séparée et maman d’une petite fille de 9 ans. Elle vit en colocation avec une amie, Clara. Emilie est une héroïne drôle, qui ne se prend pas au sérieux, dont les remarques sur son travail sont très fines et hilarantes. Elle a autour d’elle des amies très sympathiques, qui arrosent la moindre occasion et ont également des déboires sentimentaux.
Un jour qu’Emilie dépanne Clara dans sa librairie, Simon la reconnait -Emilie a été le professeur de son fils –  et engage la conversation. Simon est brillant, le sosie de Bradley Cooper et un coeur à prendre. Emilie qui a vécu 10 ans avec son ex, qui n’a pas eu d’aventures depuis sa rupture, est assez empruntée face à Simon qui est sur de lui. Elle a une vie assez agitée et n’avait pas prévu de la place pour un homme. Simon va s’imposer en douceur (une perle, cet homme) et  ne va pas laisser Emilie le mettre au placard (ou le planter sur place).

Leur histoire est jolie. Le héros est beau, tendre, intelligent, fragile et un poil autoritaire (oui, cet homme est parfait).  J’ai aimé l’humour de l’héroïne et sa vision décalée des choses. J’ai adoré que ça se passe juste à côté de chez moi (et ça aurait pu être complètement rédhibitoire) et toutes les conversations entre filles valent le détour.

Une lecture que j’ai adorée. L’histoire d’amour est tendre, complice, sexy. Un vrai bonheur.

Ma note : 5/5

J’ai également lu la « suite » si on peut dire, l’histoire d’une des amies d’Emilie, Louise.
« L’amour est dans le foin »

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J’ai été nettement moins emballée.
Louise est une jeune femme très active. Elle mange, boit, dort pour le travail. A la limite du craquage et suite à un pari avec ses copines, elle va au fin fond de la campagne se reposer dans la maison d’une collègue d’Emilie. Elle y rencontre deux hommes qui lui plaisent beaucoup.
L’histoire est moins drôle que la première, l’héroïne a moins d’humour. De plus, j’ai trouvé que l’histoire était beaucoup moins plausible. Je pense que le fait que l’auteure soit également professeure de français a fait que la première histoire était tout à fait crédible. Alors que là, j’avais du mal à y croire.
Bref, pas un coup de coeur.

Bien entendu, vu mon coup de coeur pour « l’homme idéal »en mieux , je vais suivre très attentivement les livres de cette auteure.

Mme Angela Morelli a un blog ici