Du côté d’Ostende de Jacqueline Harpman

Quatrième de couverture :

Au crépuscule de sa vie, Henri Chaumont, qui a toujours dissimulé son appétit pour les personnes de son sexe, considère tristement qu’il n’a pas assez vécu :  » J’étais un jeune homme plein d’avenir, je suis un homme sans passé ; on se gaspille.  » Dans un Bruxelles intemporel, il est au moins une amitié, féminine, qui a résisté au temps, celle qui le liait à Émilienne Balthus. Au début du récit, Émilienne meurt. Elle laisse des carnets qu’Henri ne peut s’empêcher de lire et qui vont le replonger dans son propre passé. Ainsi se souvient-il du suicide d’un adolescent qui pensait l’aimer sans espoir de retour… Un conte cruel, elliptique, élégamment immoral.

Pourquoi ce livre ?

Pour le challenge ABC 201 pour la lettre H donc …. en allant le réferencer sur Babelio, j’ai appris que l’auteur est belge, donc je le rajoute dans le tour du monde également !

Ma lecture :

Ce livre est le récit de la vie du narrateur. Celui-ci, avocat, faisant partie de la haute société, raconte comment il a masqué son homosexualité, comment il a divisé sa vie sans finalement avoir le courage de vivre pleinement ses sentiments, constate-t-il. Il fait le parallèle avec la vie d’une amie décédée qui a vécu sa passion pour un homme jusqu’à en délaisser le reste. De ce manque de sincérité et de courage, le narrateur fera une victime involontairement et cela lui laissera une impression d’avoir eu une vie policée, sans courage.

J’ai moyennement aimé ce livre. Un récit trop propre, pas assez honnête à mes yeux (désolée, je n’arrive pas à mieux expliquer ce que j’ai ressenti).

Ma note : 3/5

La confusion des sentiments de Stefan Zweig

Quatrième de couverture :

Au soir de sa vie, un vieux professeur se souvient de l’aventure qui, plus que les honneurs et la réussite de sa carrière, a marqué sa vie. A dix-neuf ans, il a été fascine par la personnalité d’un de ses professeurs ; l’admiration et la recherche inconsciente d’un Père font alors naître en lui un sentiment mêlé d’idolâtrie, de soumission et d’un amour presque morbide. Freud a salué la finesse et la vérité avec laquelle l’auteur d’Amok et du Joueur d’Echecs restituait le trouble d’une passion et le malaise qu’elle engendre chez celui qui en est l’objet. Paru en 1927, ce récit bref et profond connut un succès fulgurant, en raison de la nouveauté audacieuse du sujet. Il demeure assurément l’un des chefs-d’œuvres du grand écrivain autrichien.


Pourquoi ce livre ?

Une recommandation de mon cher et tendre.


Ma lecture :

De prime abord, il m’a fait penser à Mme Bovary dans les descriptions des sentiments et sensations que ressentait le héros. Pour ma part, ce n’est pas un point positif car je me suis profondément ennuyée en lisant le livre de Flaubert.
Passé ce point, j’étais intriguée car je me demandais quand le héros allait découvrir le secret de son professeur, comment allait évoluer cette fascination car le héros souffre mille tortures à cause de cet homme.
La description de tous les changements d’humeur, de la fascination, de l’amour et la haine sont parfaitement retranscrits et j’ai partagé toute l’agitation du héros.
Ce livre me laissera un sentiment mitigé entre l’ennui et l’appréciation de la capacité qu’à eu l’auteur de me transmettre tout ces sentiments.

(pour les amateurs d’action et d’humour passer votre chemin ! ).

Un extrait :

« Mais ce qui enflammait de tel sorte mon zèle, c’était surtout l’amour propre, pour ne pas déchoir devant mon maître, ne pas décevoir sa confiance, pour obtenir de lui un sourire d’approbation et l’attacher à moi comme j’étais attaché à lui. » p 41

Ma note : 3/5


La formule préférée du professeur d’Yoko Ogawa

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Quatrième de couverture :

Une aide-ménagère est embauchée chez un ancien mathématicien, un homme d’une soixantaine d’années dont la carrière a été brutalement interrompue par un accident de voiture, catastrophe qui a réduit l’autonomie de sa mémoire à quatre-vingts minutes. Chaque matin en arrivant chez lui, la jeune femme doit de nouveau se présenter – le professeur oublie son existence d’un jour à l’autre – mais c’est avec beaucoup de patience, de gentillesse et d’attention qu’elle gagne sa confiance et, à sa demande, lui présente son fils âgé de dix ans. Commence alors entre eux une magnifique relation. Le petit garçon et sa mère vont non seulement partager avec le vieil amnésique sa passion pour le base-ball, mais aussi et surtout appréhender la magie des chiffres, comprendre le véritable enjeu des mathématiques et découvrir la formule préférée du professeur… Un subtil roman sur l’héritage et la filiation, une histoire à travers laquelle trois générations se retrouvent sous le signe d’une mémoire égarée, fugitive, à jamais offerte..


Pourquoi ce livre ?

Il était sur une grand table dans ma librairie préférée avec une jolie note de lecture marquée « lecture émouvante montrant la difficulté de vivre avec des troubles de la mémoire ». Et puis, le nom de l’auteur commence par la lettre O !

Ma lecture :

Le résumé de la quatrième de couverture est très bien fait, donc je n’ai rien à rajouter sur le contenu du livre.
Sur mon ressenti, et bien, n’étant ni calée sur les nombres premiers ni sur le base-ball, ce livre m’a paru bien long.
La plume n’est pas extraordinaire de par son style ni par le vocabulaire et l’histoire est un peu émouvante mais pas transcendante. De tout cela vous pourrez conclure que cette lecture ne pas laissée sur ma chaise en émoi !!! C’est une jolie histoire sans plus.

Un extrait :

« Il traitait Root comme un nombre premier. De la même manière que pour lui les nombres premiers constituaient la base sur laquelle s’appuyaient touts les nombres naturels, il pensait que les enfants étaient un élément indispensable pour nous, les adultes. Il croyait que c’était grâce aux enfants qu’il existait ici et maintenant. »
Note : 3/5

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