Femme noire de Léopold Ségar Senghor

J’ai lu un extrait de ce poème dans le livre « 10 ans 3/4 » et je l’ai trouvé sublime :

Femme nue, femme noire
Vétue de ta couleur qui est vie, de ta forme qui est beauté
J’ai grandi à ton ombre; la douceur de tes mains bandait mes yeux
Et voilà qu’au coeur de l’Eté et de Midi,
Je te découvre, Terre promise, du haut d’un haut col calciné
Et ta beauté me foudroie en plein coeur, comme l’éclair d’un aigle

Femme nue, femme obscure
Fruit mûr à la chair ferme, sombres extases du vin noir, bouche qui fais
lyrique ma bouche
Savane aux horizons purs, savane qui frémis aux caresses ferventes du
Vent d’Est
Tamtam sculpté, tamtam tendu qui gronde sous les doigts du vainqueur
Ta voix grave de contralto est le chant spirituel de l’Aimée

Femme noire, femme obscure
Huile que ne ride nul souffle, huile calme aux flancs de l’athlète, aux
flancs des princes du Mali
Gazelle aux attaches célestes, les perles sont étoiles sur la nuit de ta
peau.

Délices des jeux de l’Esprit, les reflets de l’or ronge ta peau qui se moire

A l’ombre de ta chevelure, s’éclaire mon angoisse aux soleils prochains

de tes yeux.

Femme nue, femme noire
Je chante ta beauté qui passe, forme que je fixe dans l’Eternel
Avant que le destin jaloux ne te réduise en cendres pour nourrir les
racines de la vie.

Léopold Sédar Senghor

La rivière du crépuscule de Lee Gil-won

Quatrième de couverture :

l’exemple de la rivière du crépuscule, méditer sur un nuage, écouter le conte de la fleur, les avertissements des cigales, ou dire simplement ce qu’on a sur le coeur.

À travers sa poésie Lee Gil-won observe le quotidien avec un humour et un franc-parler particulier, un peu à part de la mouvance naturaliste moderne. Il aime célébrer les beautés de la nature, visibles ou mystérieuses comme autant de manifestations organiques de la société.
Avec ce recueil, il convie le lecteur à se nourrir d’une poésie de l’instant vivant, des connivences tristes, des vérités de l’existence ou de la joie hédoniste.

La rivière du crépuscule se compose de cinquante poèmes de Lee Gil-won, traduits pour la première fois en français, illustrés par une trentaine de photographies d’Antoine Coppola.

Pourquoi ce livre ?

Il était proposé en partenariat par Blog-o-book et j’avais envie de renouer avec la poésie et de découvrir la poésie coréenne.

Ma lecture :

Désastre, catastrophe….

Je n’ai pas été du tout réceptive. Je suis passée complètement à côté. J’ai trouvé ces poèmes tristes et pour le reste, je suis passée à coté du message.
Je ne suis pas fière de moi car j’aurai réellement voulu les apprécier à leur juste valeur.

Je dis un immense merci aux éditions Sombres Rets et à

Cyrano de Bergerac d’Edmond Rostand

Quatrième de couverture :

 » C’est un roc !… c’est un pic ! c’est un cap !Que dis-je, c’est un cap ? C’est une péninsule !  » La scène se passe en 1640. Provoqué par un fâcheux, Cyrano se moque. De lui-même et de son nez, objet de sa disgrâce. Séduire Roxane ? Il n’ose y songer. Mais puisqu’elle aime Christian, un cadet de Gascogne qui brille plus par son apparence que par ses reparties, pourquoi ne pas tenter une expérience ?  » Je serai ton esprit, tu seras ma beauté, dit Cyrano à son rival. Tu marcheras, j’irai dans l’ombre à ton côté.  » Jeu étrange et dangereux. Christian ne s’y trompe pas. A travers lui, la belle en aime en fait un autre… Mais Cyrano, s’il entrevoit le bonheur un instant, ne peut oublier son physique ingrat… Un drame qui tourne au tragique… Et pourtant quel panache dans cet impossible amour…

Pourquoi ce livre ?

Pour le challenge Tous au théâtre, j’ai sorti les classiques !

Ma lecture :

Comment parler d’un aussi bon livre ?

J’ai adoré le héros, Cyrano, soldat avec un caractère bien trempé, aimant la prose, savant, faisant des vers, de la poésie en regardant le ciel, ayant une imagination foisonnante et un sens de la repartie infaillible. J’en oublierai presque que ce héros a un grand nez, une péninsule, un perchoir à oiseaux (comme dans la fameuse tirade de la p 71). Cyrano est amoureux de sa cousine, Roxane, amoureuse des belles lettres également mais surtout d’un beau soldat, Christian. Celui-ci n’ayant pas la verve de Cyrano et ayant peur de décevoir Roxane en lui parlant, c’est donc Cyrano qui lui écrit ses textes.

Quelle oeuvre ! Quels magnifiques passages ! Il faudrait recopier l’oeuvre entière au lieu de mettre des citations !

A lire absolument !

Ma note : 5/5

Neige de Maxence Fermine

Quatrième de couverture :


A la fun du XIX ème siècle, au Japon, le jeune Yuko s’adonne à l’art difficile du haïku. Afin de parfaire sa maîtrise, il décide de se rendre dans le sud du pays, auprès d’un maître avec lequel il se lie d’emblée, sans qu’on sache lequel des deux apporte le plus à l’autre. Dans cette relation faite de respect, de silence et de signes, l’image obsédante d’une femme disparue dans les neiges réunira les deux hommes.

Dans une langue concise et blanche, Maxence Fermine cisèle une histoire où la beauté et l’amour ont la fulgurance du haïku. On y trouve aussi le portrait d’un Japon raffiné où, entre violence et douceur, la tradition s’affronte aux force de la vie.

Pourquoi ce livre ?


Il était dans le livre « les 100 romans contemporains préferés des lycéens » et m’avait fait envie.

Ma lecture :


Une belle histoire de poètes. Comment ciseler les poèmes, créer des oeuvres pures, la quintessence des phrases.

C’est un très beau livre, de très belles phrases, simples mais refletant avec très peu de mots une belle histoire d’art et un magnifique Japon.

Ma note : 4/5

Ma google reader : Mille et une pagesAntigone .

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