L’école des femmes de Molière

Quatrième de couverture :

A quarante ans, Molière commet la plus grande folie de sa vie, dont naîtra l’une de ses plus belles pièces. Il épouse Armanda Béjart, une gamine qui va le tromper et l’outrager publiquement, comme Agnès va anéantir l’homme qui voulait faire d’elle sa prisonnière, lui interdire le monde , les pensées, les sentiments. C’est Arnolphe bouffon et pitoyable , aveugle et fou , c’est Molière, et c’est l’amoureux de tous les temps ensorcelé par une femme-enfant insensible et féroce.  » chose étrange d’aimer, et que pour ces traîtresses, les hommes soient sujets à de telles faiblesses…  » les posséder , C’est impossible. Les laisser vivre , Insupportable . l’Ecole des femmes est une farce et une tragédie. Un conte éternel. Arnolphe, bourreau de lui-même, et Agnès , l’innocente perverse, sont des énigmes, de celles que nous ne résoudrons jamais.

Ma lecture :

J’aime le fait qu’en lisant des pièces de Molière, je me rende compte que beaucoup de choses sont restées pertinentes. Cette pièce est délicieuse car le personnage d’Arnophle est terrorisé à l’idée d’être cocu et donc essaye de modeler une jeune fille à ses souhaits. La scène où il donne le livre avec les différentes règles à respecter pour être une « bonne » femme est lecture mémorable.
J’en rigolais en me disant que si elle les respectait, même son mari ne sera plus du tout tenté de toucher à sa femme.
Le passage où il narre les différences entre les hommes et les femmes est drôle tellement ce discours paraît absurde pour une femme française de trente ans ; drôle pour moi mais malheureusement tellement actuel pour bon nombres de femmes d’autres pays.
Bien sûr, c’est également une comédie donc certaines répliques sont drôles mais j’ai trouvé que le fond de la pièce était quand même plus tragique que ce à quoi je m’attendais.
P.S : Je me suis surprise à trépigner quand je n’avais pas l’opportunité de terminer le livre (chose qui m’arrive rarement avec des livres du XVII ème siècle !).

Ma note : 5/5

                                                              8/108

Rendez-vous sur Hellocoton !

Les lettres choisies de Mme de Sévigné

Quatrième de couverture :

Madame de Sévigné, célèbre sans avoir jamais rien publié, demeure sans doute l’écrivain français le plus cité et le moins connu.
Le mariage de sa fille, en 1670, avec le comte de Grignan, le départ de cette fille idolâtrée pour la Provence marquent le début d’une correspondance qui veut d’abord et surtout combler le vide de l’absence. En marge du Grand Siècle et de ses oeuvres d’apparat, les Lettres de Madame de Sévigné sont un peu la conscience intime de son temps. En même temps, au fil des années s’approfondit un de nos plus grands écrivains du  » moi « , qu’il n’est pas injuste de placer entre Montaigne et Stendhal.
De la mode à la Mort, de Dieu à l’argent, tout se glisse dans la lettre à travers le prisme d’un amour à la fois sombre et lumineux. La raison des classiques y côtoie une imagination souvent fantastique ; la sagesse s’y mêle à la folie, le besoin de séduire à celui de se dire.

Ma lecture :

Ces lettres m’ont assommé. Je n’ai pas terminé de les lire tellement elles m’ennuyaient. Je trouve qu’en lire quelques une est largement suffisant et donne une idée du tempérament et de l’écriture de Mme de Sévigné. Mais à part les lettres ayant attrait au procès de Fouquet, le reste m’a paru dénué d’intérêt.

Et à mon grand effroi, je me suis rendue compte que c’était un livre que j’avais étudié en 4ème. Ils voulaient vraiment nous dégoûter de la lecture, ma parole.

Ma note : 2/5

Critiques et infos sur Babelio.com

La mégère apprivoisée de William Shakespeare

Quatrième de couverture :

PETRUCHIO Bonjour, Cateau… car c’est là votre nom, ai-je entendu dire. CATARINA Vous n’êtes donc pas sourd .. mais vous avez l’oreille un peu dure. Ceux qui parlent de moi me nomment Catarina. PETRUCHIO Vous mentez, ma parole ! Car on vous nomme Cateau tout court, ou la jolie Cateau, ou bien parfois Cateau-la-harpie : mais Cateau, la plus ravissante Cateau de la chrétienté, Cateau du Château-Gâteau, Cateau ma super-friande, car tout gâteau est friandise, donc, Cateau, écoute un peu, Cateau de ma consolation, ce que j’ai à te dire ; ayant entendu, dans toutes les villes que je traversais, louer ta douceur, célébrer tes vertus et proclamer ta beauté, bien moins cependant qu’elles ne le méritent, je me suis senti porté à te rechercher pour épouse. CATARINA Porté ! voyez-vous cela… Eh bien, que celui qui vous porta vous remporte.

Ma lecture :

J’avoue avoir été perdue dans le nombre de personnages. De plus, j’ai trouvé l’histoire très macho.

Un homme tombe amoureux d’une jeune fille qu’il croise dans la rue. Jusque là, c’est du grand classique dans les pièces de théâtre. Là où ça devient original, c’est que le père ne veut pas marier que quand sa soeur aînée le sera. Sauf que celle-ci est une femme irascible, une mégère. Sur cette situation, arrive un homme intéressé que par l’argent de la mégère et décide de la prendre pour femme. Puis il la maltraite pour la rendre « vivable ». Sur ce, la pièce se clôture sur une diatribe de la mégère sur la supériorité de l’homme sur la femme. D’où le fait que je sois dubitative.

Sinon c’est écrit superbement.

ma note : 3/5

Don Juan de Molière

Quatrième de couverture :

« L’hypocrisie est un vice à la mode, et tous les vices à la mode passent pour vertus » : voilà comment Dom Juan se justifie auprès de son valet Sganarelle, scandalisé de voir son maître tromper tout le monde autour de lui, des femmes les plus naïves qu’il séduit sans vergogne aux hommes les plus nobles qu’il mène par le bout du nez sans se démonter. De fait, Dom Juan n’a qu’une ambition : jouir de tous les plaisirs, sans jamais céder aux sirènes de la morale. Il lui faut toutes les voluptés et il les obtient facilement en manipulant ses victimes avec des mots trompeurs. Seule la mort pourrait l’arrêter : n’est-ce pas elle justement qui vient le chercher, lorsque la statue du commandeur s’anime sous ses yeux ?

Débauché fameux ou épicurien averti, Dom Juan a suscité tous les débats, toutes les polémiques, toutes les analyses et, encore une fois, c’est Molière que l’on applaudit, lui qui n’a pas son pareil pour désigner et railler, mi-amer, mi-goguenard, les travers de la société.

Pourquoi ce livre ?

Toujours pour la Culture et surtout car j’adore le théatre.

Ma lecture :

Cette pièce m’a beaucoup surprise. Quelle liberté de ton ! Don Juan épouse à tout va toutes les femmes qu’il désire. Il se moque de l’église, de la punition de Dieu, de la société, de la médecine. Il se fiche de l’avis de son père, de la morale de son valet.

Cette pièce n’est pas du tout drôle mais est très étonnante. La fin m’a laissé débutative. Je ne sais pas trop quoi en penser.

Une pièce très intéressante donc !

Ma note : 4/5

Critiques et infos sur Babelio.com

Histoire de la princesse de Montpensier de Mme de Lafayette

Quatrième de couverture :

« M. de Guise ne se mêlait point dans la conversation et sentant réveiller dans son cœur si vivement tout ce que Mme de Montpensier y avait autrefois fait naître, il pensait en lui-même qu’il pourrait demeurer aussi bien pris dans les liens de cette belle princesse que le saumon l’était dans les filets du pêcheur. »

Pourquoi ce livre ?

Pour le challenge « demoiselle de lettres » et parce que la couverture est magnifique.

Ma lecture :

Quelle dommage de ne pas avoir compris la tragédie de cette première histoire ! La princesse de Montpensier tombe amoureuse d’un duc qui finalement s’occupe d’une autre femme à la fin. Toutes ces héroïnes ont tendance à mourir d’amour assez fréquemment. Je n’ai pas trouvé cette première nouvelle intéressante.

La seconde histoire donne envie de se pendre. La vie de femme au XVIIème siècle n’était vraiment pas épanouissante.
La troisième histoire est d’une tristesse sans nom. L’histoire de la jalousie qui peut détruire trois personnes alors qu’elles avaient tout pour être heureuses.A noter, que pour une fois, l’héroïne ne décède pas d’une fièvre convulsive due à la puissance de ses sentiments, mais elle termine sa vie dans un couvent !

Ma note : 2/5

La princesse de Clèves de Mme de La Fayette

Quatrième de couverture :


La Princesse de Clèves met en scène, à la cour du roi Henri II, un trio tragique : le duc de Nemours est épris de la princesse de Clèves, qui l’aime en retour, mais est adorée de son époux… Par refus de s’abandonner à une passion coupable, la princesse commet l’irréparable: elle avoue tout au prince. Et cet aveu central dont dépend l’issue du drame a fait couler beaucoup d’encre, ainsi que le résume la romancière Marie Darrieussecq: « Les premiers lecteurs de Mme de Lafayette, au XVIIe siècle, le jugèrent invraisemblable : quelle épouse pense devoir informer son mari de ses tentations adultères ? Au XVIIIe siècle, cet aveu, on l’a trouvé charmant. Au XIXe, immoral. Au XXe, idiot : mais qu’elle l’épouse donc, son bellâtre de cour! Et au début du XXe, on dit qu’il ne faut plus lire ce livre, mais c’est encore une autre histoire. »

Pourquoi ce livre ?

Pour le challenge au bon roman (voir étiquette colonne de droite), car il était dans la bibliothèque chez mes beaux parents (résidus des études littéraires de mes belles soeurs) et pour ma  culture littéraire.

Ma lecture :


Ce livre narre la vie d’une jeune fille belle, intelligente,etc. qui se marie sans amour. Elle est princesse et donc fréquente assidument la cour où elle découvre les histoires de cœur, d’arrangement, de cancans. Elle rencontre Mr de Nemours dont elle tombe amoureuse. Celui éprouve les mêmes sentiments  et essaye de l’approcher. Mais la rigueur et la morale de la princesse de Clèves la fait lutter contre cette passion.

J’ai failli laisser tomber cette lecture lors des premières pages car il n’était question que d’histoires de prince et de complot puis j’ai découvert l’héroïne avec intérêt et me suis attachée à cette histoire. C’est une belle histoire d’amour et une héroïne très digne à découvrir.

Ma note : 4/5

PS :  Cette lecture et celle de Virginia Woolf (Vers le phare qui n’est toujours pas terminé …) me fait dire que si un libraire s’amusait à mettre que des livres classiques dans sa librairie sous prétexte que ce sont « les bons romans », je n’y metterai jamais les pieds … Je préfère de loin la littérature contemporaine.