Lire Eloïsa James, c’est comme la grande roue

On pourrait appeler Mme Eloïsa James, l’inconstante, tant la qualité de ses histoires oscillent entre l’excellent et le moyen-bof. Malgré le fait que j’adore sa plume, que j’aime la richesse de ses dialogues et l’humour dont elle est capable de faire preuve, je sors déçue de cette lecture.
Olivia Lytton est promise à un duc qui s’avère n’être pas le grand amour de sa vie (et c’est encore un euphémisme). « Pour être franche, la simple idée de ce mariage me rend folle. Passe encore de devenir duchesse, même si ce n’est pas ma tasse de thé, mais me retrouver avec une espèce d’alevin à la binette en bouchon de carafe en guise de mari… ».
Elle voit son avenir se profiler comme une longue vie d’ennui.
Elle accompagne sa soeur jumelle chez le duc de Sconce dont la mère cherche une prétendante irréprochable, ayant même écrit la bible de la « duchéfaction » comme dirait Olivia. La douarière voit d’un très mauvais oeil Olivia qui en a rien à faire des bonnes manières vu qu’elle est déjà casée. Cette liberté et cette fraîcheur va séduire le duc de Sconce et cet amour va rencontrer des obstacles. Il y a beaucoup d’élements drôles dans cette histoire. Les dialogues entre les deux soeurs sont très amusants, les personnages sont bien trouvés mais je trouve que l’histoire manque de cohérence malgré la présence d’excellents ingrédients. Il y a des passages un peu abracadabrantesques qui font que j’ai décroché. J’ai aimé lire cette histoire rien que pour la plume de l’auteure mais l’histoire ne m’a pas séduite. L’héroïne passe trop de temps à se trouver grosse, des répétitions ont lieu trop souvent si bien que j’ai eu envie de sauter des pages.

Ce sera pour moi un 3/5

Secrets désirs de Sarah McCarthy

Quatrième de couverture :

Quand Caine Allen, après l’avoir arrachée aux mains des bandits qui l’ont kidnappée, exige qu’elle devienne sa femme, Desi ne sait absolument pas comment réagir. Une voix, au fond d’elle, lui crie de s’enfuir à tout prix loin de cet homme, dont elle connaît la réputation – comme les autres membres des Hell’s Eight, son sens de l’honneur n’a d’égal que sa dureté et son inflexible volonté. Et si elle ne trouve pas un moyen de lui fausser compagnie il voudra la soumettre à ses désirs, comme tous les autres hommes avant lui. Mais elle devine, avec la même certitude, que la protection qu’il lui offre n’est pas un vain mot, et que la soumission totale qu’il exige d’elle n’est peut-être que le prix à payer pour rester en vie, mais aussi, et surtout, pour explorer la part la plus enfouie de ses propres désirs…

Ma lecture :

Desi est une jeune femme qui a été embarquée dans les rêves de son père qui se disait que ce serait une bonne idée de partir à l’aventure dans l’ouest.
Résultat : parents et frère morts, elle et sa soeur jumelle kidnappées par les commanches. Autant dire que de l’héroïne vierge et précieuse, il ne reste plus rien quand Sam, un texas ranger, vient la sauver des mains de grosses brutes.
Cette histoire n’est pas pour les coeurs tendres. Desi a énormément souffert et le récit est très dur parfois.

C’est une histoire d’amour chaud bouillante. Sam n’est pas un ange. C’est un mec plein de testostérone qui est bien décidé à ce que Dési devienne sa femme au sens biblique du terme. Je le dis de suite : il n’est ni diplômé en poésie ni diplomate et il a une façon particulière de vouloir faire sienne Dési (rien que d’y penser, je suis morte de rire – pour celles qui le liront, elles repenseront à ma référence à la poésie). Ce qui donne des passages érotiques qui réchauffent en ce mois de novembre.
J’ai aimé tout le contexte historique, l’histoire de ce groupe de Texas Rangers et leur amitié.

C’est une histoire qui était un peu trop corsée pour moi et elle m’a paru tiré par les cheveux au sujet du rétablissement de Dési. Vu ce qu’elle a vécu, c’est abracadabrant qu’elle se rétablisse aussi bien mais bon, c’est une romance érotique. Il faut bien qu’ils s’éclatent, ça fait partie du cahier des charges 😉

Si vous voulez du dépaysement, ce livre est pour vous.

Cette lecture rentre dans le contexte
du Premier mardi, chez Stephie, c’est permis

Ma note : 4/5

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le club des gentlemen tome 1 : la valse de minuit de Tessa Dare

Quatrième de couverture :

Le Club des Gentlemen est une organisation très privée qui ne compte que dix membres. Parmi eux, Spencer, duc de Morland, célèbre sous le surnom de « Duc de minuit ». Car chaque nuit, Spencer choisit une jeune femme qu’il invite à danser, le temps d’une valse étourdissante. Mais Spencer est un cœur à prendre, qui pourrait bien vaciller pour la belle Amelia d’Orsay…

Ma lecture :

Le duc de Morland est un personnage assez mystérieux. Il n’arrive aux bals qu’à minuit et ne reste que pour un quadrille. Plein de rumeurs courent et amusent beaucoup Amelia d’Orsay. Celle-ci a 26 ans, 5 frères, n’a pas d’argent et un de ses frères joueur patenté vient de lui soustraire le peu de sous qui restait dans son pécule. Alors tant qu’à faire, autant foncer sur le duc de Morland et lui parler de son frère.

Déjà, dès l’entrée en matière d’Amelia, on se doute que ça sera un personnage féminin sympathique. Elle et maternelle, attentionnée, pas très jolie mais avec une tête très bien faite et elle saoule le duc de Morland (j’adore quand les héros sont complètement dépassés).
Celui-ci est un personnage que j’ai adoré. Il est mystérieux, discourtois, pragmatique, très beau (mais ça s’oublie très vite) et il est attachant.
Sa devise est « je suis un duc donc je n’ai ni à m’expliquer ni à m’excuser ».

Cette histoire est très agréable à lire. Les héros se découvrent petit à petit avec difficultés mais avec beaucoup d’obstination (ah! les parties de piquet).

L’histoire des jetons et du club des gentlemen est intéressante mais pas trop présente pour ne pas gâcher l’histoire d’amour.

Bref, un bon moment de lecture.

Ma note : 5/5

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Coeur rebelle de Victoria Dahl

Quatrième de couverture :

Dans l’Angleterre du XIXe siècle, Marissa York est une jeune fille de bonne famille, qui par son caractère un peu trop rebelle se retrouve compromise, après une embarrassante fin de soirée… Son frère, Aidan, lui trouve un prétendant de secours en la personne de Jude Bertrand qui, séduit par le côté impétueux de la demoiselle, se propose de l’épouser afin de sauver sa réputation. Cette idée n’est cependant pas du goût de l’intéressée, qui estime que Jude n’est pas l’homme idéal… Certes, ce n’est pas un gentleman : sa carrure imposante et ses traits grossiers peuvent effrayer de prime abord. Cependant, les opinions et les sentiments peuvent changer…

Ma lecture :

J’ai été très surprise par l’histoire. Déjà, il est important de se remettre dans le contexte de l’histoire, c’est une romance historique. Alors quand au début de la lecture, on se rend compte que l’héroïne a le feu au derrière, ça fait bizarre. Marissa est curieuse et a une nature « passionnée ». Ce qui veut dire en langage contemporain, qu’elle a décidé de se débarrasser de sa virginité mais pas que… Elle veut vivre une expérience intense et pour cela, elle choisit pas la bonne personne. Mais voilà, maintenant que ça a été découvert, elle doit se marier. Jude, qui est ami d’un de ses frères, se porte volontaire car Marissa le fait rire et en plus, il peut déjà s’imaginer ne pas s’ennuyer au lit. Forcément, rien ne sera simple ; elle voudra et puis plus, etc.

Ce qui m’a gêné dans cette histoire, c’est que ce n’est pas l’histoire d’une jeune femme qui veut gagner sa liberté et donc décide de jeter sa culotte par dessus les moulins. Non, c’est l’histoire d’une jeune fille capricieuse et qui comme elle s’ennuyait à décider d’avoir des relations avec des hommes. Elle n’est pas sympathique, ne rehausse pas la condition féminine, non… Noter bien que ça ne me dérange pas mais bon, ce n’est pas l’histoire que je voulais lire. Le héros est très sympathique et pour moi, mérite beaucoup mieux. Mais bon, ce n’est que mon humble avis, hein…

Bref, vous l’aurez deviné, je n’ai pas aimé.

Ma note : 2/5

L’avis d’une bloggeuse que j’apprécie beaucoup  Shelbylee

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Désirs enfouis : les fantômes de Maiden Lane tome 3 d’Elizabeht Hoyt

Quatrième de couverture :

À l’orphelinat de Maiden Lane, Silence Hollingbrook a adopté la petite Mary Darling. Lorsque le redoutable contrebandier Mickey O’Connor kidnappe l’enfant, qui se trouve être sa bâtarde, Silence, folle d’angoisse, se précipite dans sa somptueuse demeure sur les bords de la Tamise. Mais O’Connor refuse de lui rendre la fillette, qu’il dit menacée par ses ennemis. Silence n’a qu’à venir vivre chez lui si elle veut voir Mary, décrète-t-il. La jeune veuve n’a d’autre choix que d’accepter, même si elle sait que sa réputation en sera à jamais ternie. Elle ne se rend pas compte que O’Connor lui a tout simplement tendu un piège machiavélique…

Ma lecture :

Alors, comment dire … Vous vous souvenez de la version pirate de Mme Lindsey ? Et bien la version pirate d’Elizabeth Hoyt, c’est le mec qui est assis sur un trône dans une grande pièce tapissé d’or avec du marbre par terre et des brigands tout autour de lui qui attend ses ordres. Il trône comme un roi mais version AP, ça donne également : il est beau, il a du charme, il a la chemise entrouverte, il est arrogant et sûr de lui. Voici pour Mickey O’Connor (rien que le nom, moi, je dis…).

Silence est une jeune veuve tout bien comme il faut, qui a déjà rencontré cette crapule de Mickey ce qui a eu pour conséquence la destruction de son mariage. Depuis, Silence est devenue veuve et s’occupe des enfants de l’orphelinat. Une de ces enfants lui est particulièrement chère : Mary Darling. Sauf qu’il s’avère que c’est la fille de Mickey et que celui-ci a décidé qu’il fallait qu’il garde sa fille avec lui et tant qu’à faire Silence avec.

Cette histoire est merveilleuse. Mickey est un vrai méchant, il a tué, il vole, il ne sait pas aimer. Il a régulièrement deux filles dans son lit, il menace, il essaye d’affamer Silence car elle ne veut pas prendre son repas avec lui. Bref, un vrai méchant mais au fur et à mesure, face à Silence, il va mettre de l’eau dans son vin car elle est loin de se laisser faire. De plus, ça a lieu en 1738 à Londres, c’est dans les bas-fond, entre les trafics de gin et les taxes pirates sur les bateaux.

C’est une très belle histoire dans un environnement passionnant avec des personnages plausibles, imparfaits et une très très belle histoire d’amour.

Ma note : 6/5  (bah oui, je suis totalement fan 😉 ).

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Troubles plaisirs : les fantômes de Maiden Lane D’Elizabeth Hoyt

Quatrième de couverture :

Lady Hero Batten est fiancée au très sérieux marquis de Mandeville. Quand son futur époux lui présente son frère
Griffin, elle frémit : elle vient de surprendre ce dernier en train de trousser une femme mariée dans un boudoir ! Loin de faire
profil bas, Griffin la nargue et lui tient des propos scandaleux. D’abord outrée, Hero est intriguée, puis fascinée par ce drôle
de débauché, idéaliste à ses heures. Au fil des jours naît une passion que ni l’un ni l’autre ne peuvent réprimer. Jusqu’au
jour où Hero apprend la raison du vieux contentieux qui existe entre les deux frères : des années plus tôt, Griffin aurait séduit
la première femme du marquis.

Ma lecture :

J’ai adoré cette lecture. Lady Hero est une jeune femme qui est une parfaite soeur de duc. Elle va se marier et s’est déjà résolue à être une future femme très comme il faut pour le Marquis de Mandeville. Elle rencontre son beau-frère, lorsqu’il a les fesses à l’air et déjà elle sent que cette rencontre est un tournant de sa vie (magnifique postérieur- forcément).
Lady Hero est une héroïne attachante, têtue, mais qui sait les limites à ne pas enfreindre. Griffin, le propriétaire du magnifique fessier, est un homme qui n’est pas fréquentable en théorie mais qui est un personnage très attachant en pratique. Leur histoire est passionnée et Griffin est un héros plus que craquant. L’histoire de ces deux héros est liée également au trafic de gin qui ravage Londres et à l’orphelinat dont est la marraine Lady Hero.

On retrouve Silence, la soeur de l’héroïne du 1er tome, en directrice de l’orphelinat dont Lady Hero est la bienfaitrice. Silence est une héroïne que l’on apprend à mieux connaître et dont j’ai hâte de lire l’histoire.

J’ai beaucoup aimé le fait que l’on croise les mêmes personnages et j’adore le contexte, l’époque et le lieu.

Une bonne lecture

ma note : 5/5

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Le premier mardi… C’est débauche

Pour ce premier mardi du mois de Mai, j’avais misé sur un superbe titre pour faire honneur à ma participation à

Donc, j’avais choisi :

Sachez que c’est quand même « J’ai lu » qui a fait preuve d’une imagination débridée car le titre en anglais est assez sobre « The raven prince ».
Dans ce livre, nous assistons à la rencontre entre un homme au caractère colérique et à la peau vérolée et d’une jeune veuve très sage. Le comte de Swartingham est un personnage que j’ai beaucoup apprécié du fait de sa non conformité au profil type du héros de romance. Il jette les objets quand quelque chose le contrarie, crie, se bat. Bref, un vrai ours, mais un ours qui a de l’humour et sais s’entourer de personnes atypiques.
Anna est une jeune veuve qui en a déjà vu des vertes et des pas mûres et qui tombe amoureuse du comte. Celui-ci la prenant pour une sainte, et la désirant en non stop, décide de décharger ce surcroît de raideur pénienne dans un bordel à Londres.
C’est faire honneur à votre esprit qui brille par sa logique que ne pas vous dire qui il va croiser au bordel.
Bien entendu, vous vous doutez bien que ce n’est pas une bonne idée d’aller se divertir de cette manière et que le caractère plein de sagesse d’Anna va se révéler assez désinhiber dans ce context… mais cela prêtera à conséquence, forcément. 

C’est une histoire sympathique à lire, c’est bien écrit et j’aime définitivement cette auteure pour ses histoires « incorrectes ».

Pour compléter ce mardi, tout est permis, je partage une lecture de la même auteure (mais je ne l’ai pas fait exprès). De plus, cette lecture n’était pas préméditée pour ce mardi mais à l’heure du bilan, il s’est avérée qu’elle était faite sur mesure pour ce contexte.

Je tiens à dire que je suis innocente, Mesdames et Messieurs
J’ai lu en toute bonne foi ce livre en me disant que l’histoire avait l’air sympa : un fantôme, Londres, XVIIIè siècle, un orphelinat. Que des choses qui donnent la pêche quoi…
Et là, de me retrouver avec une histoire entre une veuve qui fait sa prude mais qui n’a qu’une hâte : jeter sa gourme, qui rencontre un dépravé. Mais un vrai de vrai (le monsieur n’a des relations qu’avec des péripatéticiennes et il les attache).
Bien entendu, l’histoire ne se résume pas qu’à leur parties de jambes en l’air : dans la calèche, détachés, attachés, à genoux…. Non, à côté de cela, il y a une enquête dans les bas-fonds de Londres pour savoir qui a tué l’interlocutrice privilégiée de notre dépravé et nous suivons le combat de l’héroïne pour sauver l’orphelinat (et je le dis de suite, ce n’est pas le héros qui va le sauver. Mme Hoyt ne fait pas dans la facilité romanesque. Le dépravé ne va pas tout solutionner. De plus, c’est une auteure assez trash. Il n’y a qu’à voir les dialogues lors des passages coquins).
Bref, c’est chaud, pas politiquement correct et en plus, c’est une lecture avec un apport culturel (oui, vous serez calé sur le fléau qu’a été le gin sur la masse laborieuse londonnienne).

Allez, laissez vous tenter !!!!

D’autres tentations, chez Stephie !

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