Le vieil homme et la mer d’Ernest Hemingway

Quatrième de couverture :

La mer abrite des millions de poissons, mais le vieux pêcheur n’a rien pris depuis quatre-vingt-cinq jours. Elle s’étend à l’infini, les côtes cubaines s’éloignent inexorablement, et pourtant, il s’agit d’un roman de l’enfermement. Le Vieil Homme et la mer, durant trois jours entiers, se retrouvent face à face. Rare élément féminin dans ce récit qui oppose deux volontés viriles et où la douceur maternelle provient d’un gamin, la mer est le lieu du lien. Lien entre le vieil homme et l’espadon, entre le pêcheur et la vie, lien entre le retour et le départ, l’eau est un lieu de séjour transitoire entre la vie et la mort. A peine un purgatoire, car l’on imagine mal cet homme à l’âme sublime avoir commis aucun péché, la mer fait surgir en lui des sentiments d’amour profond, de respect pour la vie, mais aussi de manque et de lassitude. Les expressions reviennent sans cesse, les images sont récurrentes et la voix parle à l’esprit dont elle émane. Les poissons volent, comme mus par la tension incessante de l’esprit, qui ne tient plus qu’à un fil ténu, corde de ligne bandée jusqu’à la limite. Dans cet univers de répétition, le langage irisé de reflets d’argent semble naître d’un pathétique besoin d’émancipation.

Pourquoi ce livre ?

Il était dans ma PAL et comme je veux la faire fondre…

Ma lecture :

C’est sans doute à ça que l’on reconnaît une grande œuvre. Raconté quelque chose qui paraîtrait ennuyant à n’importe qui et le rendre passionnant.

Santiago est un vieux pêcheur cubain qui ramène très peu de poissons. Tellement peu que les parents du jeune garçon qui l’accompagnait, refuse qu’il le fasse désormais.
Santiago décide de partir au large pour ramener un gros poisson. Et là, arrive la rencontre entre le vieil homme et un espadon. Un combat fait de subtilités, de souffrance.

J’ai été happée par le passage où Santiago est en mer. Je suivais cette prise avec autant d’intérêt que pour un excellent polar ! J’ai aimé ce livre, la simplicité et la force de ce roman.

Ma note : 5/5

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Beloved de Toni Morrison

Quatrième de couverture :

Inspiré d’un fait divers survenu en 1856, Beloved exhume l’horreur et la folie d’un passé douloureux. Sethe est une ancienne esclave qui, au nom de l’amour et de la liberté, a tué l’enfant qu’elle chérissait pour ne pas la voir vivre l’expérience avilissante de la servitude. Quelques années plus tard, le fantôme de Beloved, la petite fille disparue, revient douloureusement hanter sa mère coupable. Loin de tous les clichés, Toni Morrison ranime la mémoire, exorcise le passé et transcende la douleur des opprimés.

Pourquoi ce livre ?

Pour le challenge littérature au féminin, j’ai fait une lecture commune avec Myletine.

Ma lecture :

Quel roman ! Toni Morrison m’a entrainé dans la vie tourmentée de Seth. Cette femme esclave qui pour empêcher ses enfants de souffrir, de subir ce qu’elle a vécu, entendu, tente de tuer tout ses enfants et n’arrive qu’à tuer une de ses filles, Beloved. Seth raconte la de sa belle mère, la vie de sa mère, sa vie, celle de ses compagnons. Au début de ce livre, j’étais fascinée par l’écriture.

C’était une écriture « magique », qui mélange le réalisme le plus horrible avec une manière de narrer poétique et poignante. Je me suis sentie mal plusieurs fois, j’ai eu les larmes aux yeux plus d’une fois. Je n’arrive pas à croire que des êtres humains aient pu faire des choses aussi horribles, que des mères aient pu autant souffrir ne pouvant pas protéger leurs enfants. Ce livre est d’une telle humanité, écrit tellement magnifiquement que pour moi, c’est un des plus grands livres que j’ai pu lire. Il y aura un avant et un après.

Merci Toni Morrison.

Ma note : 5/5


Critiques et infos sur Babelio.com

L’amour au temps du cholera de Gabriel Garcia Marquez

Quatrième de couverture :

A la fin du XIXe siècle, dans une petite ville des Caraïbes, un jeune télégraphiste pauvre et une ravissante écolière jurent de se marier et de vivre un amour éternel. Durant trois ans, ils ne vivent que l’un pour l’autre, mais Fermina épouse Juvenal Urbino, un jeune et brillant médecin. Alors Florentino, l’amoureux trahi, se mue en séducteur impénitent et s’efforce de se faire un nom et une fortune pour mériter celle qu’il ne cessera d’aimer, en secret, cinquante années durant, jusqu’au jour où l’amour triomphera. L’auteur de Cent Ans de solitude et de Chronique d’une mort annoncée, prix Nobel 1982, donne libre cours dans ce roman à son génie de conteur, à la richesse de son imagination et à l’enchantement baroque de son écriture.

Pourquoi ce livre ?

Pour le blogoclub bien sur ! De plus, ce livre m’avait été chaudement recommandé par une copine.

Ma lecture :

Je serai bien en mal d’expliquer cette oeuvre.
Ce livre est magnifique. La justesse des personnages et de leur réactions, l’originalité de certains comportements, l’estime que j’ai eu pour certains personnages me rendent ce livre unique.

Gabriel Garcia Marquez a une telle façon de narrer cette histoire, l’histoire de tant de personnes que je suis restée scotchée au livre.
Il y a un temps de réflexion, d’observation des comportements humains qui est passionnant.  De plus, l’environnement est tellement prenant, exotique que j’ai été passionnée par cette lecture.
C’est une lecture dense et merveilleuse.

Un beau et grand livre.

Ma note : 5/5