atelier d’écriture : le mariage

Cela fait depuis le mois d’août que j’écris avec beaucoup de ratés une romance et je ne pouvais donc pas louper cette magnifique photo chez Leiloona qui m’a inspiré ceci :

Voici ma participation à l’atelier d’écriture de Leiloona :

7308910486_27584ee0e6_o-1

Il la regardait chercher je ne sais quoi et admirait sa silhouette qui se dessinait en transparence. Ca ne se voyait pas avec la pénombre mais il savait que ses cheveux étaient dorés comme les blés et qu’ils la désespéraient du fait de leur indiscipline. Il avait entendu la conversation qu’elle avait eu avec sa soeur par rapport au choix de la tenue pour ce mariage. Elle lui avait juré que c’était bien pour elle qu’elle se donnait tout ce mal. Pour le mariage de sa meilleure amie qu’elle avait supporté les mauvais conseils des vendeuses et les soupirs des copines excédées par la dixième boutique visitée. Il n’y connaissait pas grand chose en froufrou féminin, tout ce qu’il voyait, c’était que l’effet que cette tenue lui faisait était très difficile à cacher. Est-ce que c’était cette tenue ou juste qu’il se rendait enfin compte que ce n’était plus la peine de combattre ses sentiments ?
Avec l’histoire familiale que sa soeur et lui avaient, c’était pour lui impossible de croire qu’il serait capable de ne pas tout gâcher. Sa soeur avait sans doute une plus grande résilience que lui. Enfin au début, ce n’était pas la chose plus aisée à diagnostiquer vu le nombre de fois où elle avait rompu avec pertes et fracas. Lui était devenu professionnel des relations sans prise de tête, avec son sourire beau gosse comme disait Amandine, sa soeur, il trouvait facilement des filles et leur signifiaient rapidement qu’il n’était pas une cause à investir. Elles n’avaient pas le temps de s’attacher et donc les ruptures se faisaient nettes et sans bavures.
Puis, Amandine avait rencontré Romain. Et là, elle était tombée éperdument amoureuse d’un mec foncièrement motivé à la garder près de lui qu’importe les efforts nécessaires. Et lui, il avait été le spectateur de l’apaisement de sa soeur, de son bonheur et des ses crises d’angoisse sur l’idée qu’un tel bonheur allait forcément s’arrêter.
— Tu comprends, toi. Comment ça pourrait durer avec les gènes que nous avons ? Comment je pourrais ne pas tout détruire avec les exemples que l’on a eu à la maison ?
Et il s’était retrouvé à lui soutenir que oui, elle était capable d’être heureuse, que non, la connerie n’était pas héréditaire et qu’elle avait le droit d’être épanouie en couple sans que ça lui explose à la tête.
— Alors, si ce que tu dis est vrai pour moi, ça l’est aussi pour toi, frérot !

Et il s’était pris une baffe dans la figure. Parce que ce dont il était persuadé pour sa soeur, il ne l’avait pas cru applicable pour lui.
Et au moment de cette prise de conscience, alors qu’ils étaient attablés à leur café de quartier, Camille, la meilleure amie de sa soeur, la jeune femme aux cheveux couleur des blés, était arrivée les joues rougies par le froid et le sourire jusqu’aux oreilles.
— J’ai trouvé du travail ! Dans ta boite, Clément !
La torture avait commencé. Le supplice de la voir tous les jours au travail faire des sourires à tout le monde sans distinction. Voir ses collègues se demander si elle était célibataire et essayer de sortir avec elle. L’envie de l’attraper par le bras pour l’emmener dans la réserve et la sermonner sur la dangerosité dans un univers masculin d’être sympathique avec tout le monde. Il avait envie de lui dire « les hommes sont des hormones sur patte. Ils te déshabillent mentalement et imaginent des choses classées X dans leur tête tellement tu es jolie et souriante. Arrête ça tout de suite ». Mais il ne l’avait pas fait. Ca aurait été avoué que c’était lui, surtout, qui l’imaginait nue dans son lit en train de gémir de plaisir.

Et voilà, six mois plus tard, après avoir accompagné sa soeur jusqu’à son mari pour la cérémonie laïque, après avoir fait un discours qui avait fait pleurer sa petite soeur et rendu les yeux de son beau-frère brillant d’émotion, il était planqué dans l’ombre d’une grande salle du manoir à réfléchir.
Des fois, dans la vie, il faut prendre des décisions sous peine de se traiter de con pour le restant de ses jours. C’était un de ces instants.
Il enleva ses mains moites de ses poches et le bruissement de son costume la fit se retourner. Quand elle le vit, elle lui décrocha un immense sourire.
— Tu es là ? Amandine te cherche. Elle veut te présenter quelqu’un.
Il ne bougea pas, paralyser par la décision qu’il venait de prendre. Elle s’approcha et plissa les yeux pour mieux le voir.
— Ca va ?
Poussé par la nécessité impérieuse d’enfin la toucher, il s’avança vers elle et lui saisit le visage entre les mains. Il l’embrassa tout doucement pour lui laisser l’opportunité de s’écarter de lui.
Voyant qu’elle ne réagissait pas, il approfondit son baiser, il sentit son corps se relâcher et entendit son sac tombé au sol. Elle émit un petit gémissement et lui passa les mains dans les cheveux. Elle se colla à lui et il se permit, enfin, de faire ce dont il rêvait depuis la nuit des temps, toucher son corps, la caresser, la mouler contre lui. Il lui sembla qu’ils s’embrassèrent pendant une éternité et quand enfin ils se détachèrent l’un de l’autre, elle émit un petit rire.
— Enfin ! Tu en as mis du temps.
Il lui rendit son sourire, à moitié amusé de ce manque de surprise, à moitié irrité d’avoir été si prévisible.
— Tu n’es pas surprise ?
— Je le voulais tellement que ce n’était pas possible que ce n’est pas lieu, lui dit-elle en lui caressant la joue.
— Il te faudra être patiente car je suis un peu lent parfois.
Elle entendit dans cette phrase la promesse d’un avenir qu’il n’avait donné à aucune autre avant elle et le prit comme il se devait, comme un cadeau.
— Ne t’inquiète pas, j’ai une patience d’ange.
Et elle l’embrassa avec passion.

La mariée, partie à la recherche de ses témoins, les trouva dans la pièce lambrissée appelée l’appel des anges en train de s’embrasser sous le regard bienveillant de cupidon. Elle n’aura même pas eu besoin de coller des coups de pieds aux fesses de son frère finalement.

 

 

Voici pour mon retour sur le blog avec l’atelier d’écriture de Leiloona

atelier d'écriture leiloona

 

Je reviendrai pour poster tous mes coups de coeur depuis septembre, ayant un long mois d’arrêt de travail devant moi, j’aurai enfin le temps de partager mes lectures avec vous.

Belle journée à vous

attachiante de Sarra Manning

attachiante

 

Jeane est une jeune femme de 17 ans très atypique. Elle a des valeurs qui sont des sacerdoces, elle aime tout ce que les autres rejettent (en gros). A elle, la ringardise, les vieilles fringues, le tricot, les groupes de musique obscures. Tout ce monde, elle l’a construit sur le web où il rencontre beaucoup de succès. Tellement de succès qu’elle est devenue une tendance, donne des conférences, écrit des articles, a sa propre marque.
Michael est un ado tout comme il faut. Il est le capitaine de l’équipe de foot, fait partie du club de débat, est délégué, a de bonnes notes et sort avec une jolie fille.
Là où il y a un problème à ses yeux, c’est que sa copine (qu’il a envie de larguer) fait les yeux doux au mec de Jeane. Il va la trouver et lui raconte ses doutes. Ils sont drôles car leur désaccord est épidermique. Michael la trouve tordue et moche, Jeane le trouve bête comme ses pieds et il lui fait pitié tellement il est prévisible. Ils vont avoir des altercations qui vont se terminer… comme dans toutes romances mais….
C’est un livre que j’ai adoré lire. Déjà Jeane est une jeune femme qui n’est pas jolie (et ce n’est pas qu’elle qui le dit, donc c’est une certitude). Elle a des convictions et vit pour elles. Elle réfléchit à son impact environnemental, achète d’occasion, a un cercle d’amis éclectiques, fait des expériences atypiques. Elle est de plus, profondément seule et perdue au milieu de toutes ses pensées, ses convictions. Je me suis retrouvée dans elle. Je me suis retrouvée dans son envie de se fondre dans le moule en espérant avoir le même bonheur qu’ont les personnes autour d’elle. Son intelligence est un handicap en même temps qu’un formidable outil. Elle va aimer Michael car il la complète tout simplement. Elle va aider Michael à se rendre compte de sa malléabilité et l’aider à se découvrir mais pas du tout dans la douceur.
Jeane est très drôle et leur relation est assez mouvementée.
J’ai juste regretté la fin que j’ai trouvé bâclée et que Michael ne soit pas un peu plus approfondi, mais c’est vraiment une belle découverte et ce livre m’a redonné mon élan.
Un magnifique personnage féminin fort et atypique !

 

far breton sans gluten

far breton

Voici une recette de far breton sans gluten. Le far breton est indispensable pour moi, moitié bretonne de sang et complètement de coeur.

Ingrédients pour 6 personnes :
105g de maïzena
3 oeufs1 litre de lait
130g de sucre
2 sachets de sucre vanillé
1 vingtaine de pruneaux

Recette :
Préchauffer le four à 175°C.
Mélanger la maïzena avec le sucre et le sucre vanillé, ajouter les 3 oeufs (un par un), puis le lait froid.
Bien mélanger.
Faire chauffer le tout en remuant jusqu’à que ça épaississe et arrêter dès la première ébullition.
Mettre les pruneaux au fond du plat puis le mélange par dessus.
Mettre au four 175°C pendant 20-30 minutes.

Cette recette rejoint les autres gourmandises chez Syl

les gourmandises de Syl

Lune de miel et gueule de bois de Jane Graves

lune de miel et gueule de bois

 

 

Dans les critères de choix de livre, je n’avais jamais choisi un livre car son titre me faisait rêver. Et c’est dire mon état quand j’ai choisi celui-ci pour son titre. J’avais gardé un bon souvenir de cette auteure avec Smoking et layette, alors, je me suis laissée tenter… Oui, oui, ma vie est faite d’aventures😉

J’ai très bien fait car je serais passée à côté d’une bonne romance contemporaine et surtout d’une héroïne très atypique.
Heather est une jeune presque trentenaire, qui rêve de rencontrer l’homme de sa vie, un homme ayant les pieds sur terre, faisant régulièrement le ménage, intelligent, ayant le sens de l’humour. Elle ne s’attend pas à ce qu’il soit un apollon car elle pense qu’elle n’en attirera pas. Elle est pragmatique. Elle fait du 46, n’est pas laide mais banale, elle est expert comptable, ne fait pas d’excentricités et lit Challenges. Elle est équilibrée et va très bien, merci.
Son problème du moment est l’enterrement de vie de jeune fille de sa cousine (qui est une garce, qui la rabaisse tout le temps). Elle s’envole à Vegas avec les quatre autres demoiselles d’honneur et se retrouve à les fuir discrètement quand elle tombe sur Tony.
Tony est le beau gosse du bar où Heather va. Il fait saliver ces dames avec tout ce charme et il s’apprête à racheter le dit bar … sauf qu’il lui manque 20 000 dollars.
Et bien Tony va retourner dans sa ville d’origine avec 20 000 dollars, une femme assez maniaque et une bonne gueule de bois.
Et c’est une vraie galère pour y mettre fin à ce mariage.
J’ai beaucoup aimé ce livre car les héros sont imparfaits. Heather est sympathique, très gentille, très complexée et maniaque du rangement et du ménage. Elle aime que tout soit en ordre.
Tony est un beau gosse, insouciant, profitant de son charme pour avoir une vie sans désagrément. Ils font équipe pour qu’Heather ne se ridiculise pas avec son mariage express et Tony a comme ça de l’aide pour sa nouvelle affaire. Ils se découvrent de la tendresse l’un pour l’autre et leur première fois restera dans les annales des scènes d’amour les plus drôles et tendres.
Ils ont une complicité qui fait plaisir à lire, Heather ne se met pas à dégouliner devant Tony, elle ne devient pas mièvre, elle se met des coups de pied aux fesses pour ne pas lâcher ses objectifs.
C’est une romance charmante qui fait du bien au moral, ne fait pas regretter de manger du chocolat et de vêtir du 44😉

Ma note : 4/5

 

In my real (love) life de Mily Black

in my real love life

 

Quelle bonne surprise est ce livre ! C’est avant tout l’évolution d’une jeune femme phobique que nous voyons avant une histoire d’amour.
Lena est une jeune femme vivant claquemurée dans son appartement à Marseille car elle souffre d’agoraphobie et ne peut supporter le contact avec d’autres personnes. Elle travaille beaucoup (elle est webmaster), a des contacts avec les gens mais virtuellement. A part sa meilleure amie, Alexie, Lena est très peu entourée. Elle décide d’aller retrouver Alexie à Paris et espère qu’une nouvelle vie va commencer pour elle.
Elle est courageuse mais se retrouve à faire face à des difficultés et a devoir les partager avec d’autres personnes qui vont devenir des proches.
Lena est une héroïne « du quotidien ». Elle n’a pas un physique exceptionnel, est très angoissée, a peur du jugement des autres mais elle est épatante. Elle est courageuse, ne se laisse pas abattre et avec l’aide d’un petit garçon va se retrouver à franchir des obstacles qu’elle n’aurait pas pu franchir seule. C’est une très belle histoire de progression personnelle, d’amitiés, de tolérance avec une belle histoire d’amour entre deux personnes meurtries mais qui rebondissent avec brio.
J’ai été scotchée au livre car j’étais en train de franchir les étapes avec Lena et j’étais sa première fan !

Un très bon moment de lecture !

Ma note : 4/5

risotto aux tomates confites et au chèvre frais

risotto aux tomates confites

 

C’est une recette tirée du magazine Gourmand

Ingrédients pour 6 personnes :
2 petites échalotes, 6 brins de persil plat, 100g de chèvre frais, 350g de riz rond à risotto (arborio ou carnaroli), 100g de tomates confites à l’huile, 2 cubes de bouillons de volaille, 15cl de vin blanc, sel et poivre

 

Recette :
– Dans une grande casserole, faites bouillir 1,5 litres d’eau avec les cubes de bouillon. Gardez constamment à feu très doux et couvrez pour maintenir au chaud.
– Epluchez et émincez très finement les échalotes. Mettez à chauffer une sauteuse avec trois cuillerées à soupe de l’huile du bocal de tomates, et faites revenir les échalotes 2 minutes à feu moyen sans les laisser colorer.
– Ajoutez le riz et faites-le-nacrer (revenir sans coloration) pendant trois minutes. Ajoutez alors le vin blanc et faites réduire jusqu’à évaporation totale. Salez, poivrez. – Versez ensuite des louches de bouillon une par une, en poursuivant la cuisson sur feu doux, jusqu’à ce que chacune soit absorbée. Continuez ainsi jusqu’à ce que le riz soit cuit. Il doit être fondant mais encore un peu croquant (comptez entre 16 et 18 minutes de cuisson).
– Pendant ce temps, égouttez et détaillez les tomates en fines lamelles. Emincez finement le persil.
– Une fois le riz cuit, éteignez le feu. Ajoutez les tomates, le fromage de chèvre et mélangez. Laissez reposer 5 minutes. Servez bien chaud parsemé de persil ciselé.

Oui, c’est bien une recette salée !!! Pour une fois… Et elle va rejoindre ses copines chez Syl :

les gourmandises de Syl